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  • le Sophar - Je chanterai la bonté et la justice

    Je chanterai la bonté et la justice ;

    Psaume 101 : 1

     

    La foi triomphe dans les épreuves.

    Lorsque la raison est repoussée dans la prison intérieure, avec ses pieds liés par les fers, la foi fait résonner les murs du cachot de notes joyeuses comme celles que je crie :

     

    "Je chanterai la bonté et la justice."

     

    A toi, Ô Seigneur, je veux chanter.

     

    La foi retire le masque du visage noir du trouble, et découvre l’ange qui est dessous.

     

    La foi lève les yeux vers le nuage, et voit qu’il est rempli de miséricorde et videra ses bénédictions sur sa tête.

    Il y a sujet à chanter même dans les jugements de Dieu envers nous.

    Car, d’abord, l’épreuve n’est pas aussi lourde qu’elle aurait pu l’être ; ensuite, le trouble n’est pas aussi sévère que nous aurions mérité de le subir ; et notre détresse n’est pas aussi écrasante que le fardeau que d’autres doivent porter. La foi voit que dans la pire de ses peines il y a rien de pénal ; il n’y a pas un brin de courroux de Dieu dans cette peine ; tout est envoyé dans l’amour.

     

    La foi discerne l’amour qui luit comme un joyau sur la poitrine d’un Dieu fâché.

    La foi dit de son chagrin :

     

    "C’est un signe d’honneur, car l’enfant doit quelquefois subir la verge ;"

     

    Alors elle chante le doux résultat de ses peines, parce qu’elles travaillent à son bien spirituel.

    De plus, dit la foi,

     

    "Ces afflictions qui ne dureront qu’un moment agiront pour m’apporter une gloire bien plus grande et éternelle."

     

    Donc la foi chevauche sur le cheval noir, pour conquérir et renverser la raison charnelle et chanter des notes de victoire au milieu de la plus épaisse des échauffourées.

    Tout ce que je rencontre m’assiste dans mon sentier vers la joie céleste, et si les épreuves m’assaillent aujourd’hui, là elles seront complètement oubliées.

    Béni là, par un grand poids de gloire, ce chemin que je ne veux pas l’abandonner, car même avec des chagrins et des pleurs il me conduit au trône de mon Sauveur béni.

  • le Sophar - Psaume 84 : 6

    Lorsqu’ils traversent la vallée de Baca,

    Ils la transforment en un lieu plein de sources, Et la pluie la couvre aussi de bénédictions.

    Psaume 84 : 6

     

    Ceci nous enseigne que le réconfort obtenu par quelqu’un peut souvent se révéler profitable à un autre ; de même que les sources pouvaient être utilisées par la compagnie qui est venue après.

    Nous avons lu des livres remplis de consolation, qui sont comme le bâton de Jonathan, plongé dans le miel.

    Ah ! Nous pensons que notre frère a été ici avant nous, et qu’il a creusé cette source pour nous aussi bien que pour lui-même.

    Beaucoup de livres édifiants ont été des sources creusées par un pèlerin pour lui-même, mais ils ont aussi réellement prouvé qu’ils étaient utiles à d’autres.

    Nous remarquons spécialement cela dans les Psaumes, par exemple ce début :

     

    "Pourquoi es-tu abattue, Ô mon âme ?»

     

    Des voyageurs ont pris plaisir à voir l’empreinte de pas d’un homme sur un rivage désert, et nous aimons voir le chemin suivi par des pèlerins pendant leur passage à travers la vallée des larmes.

    Les pèlerins creusent la source, mais, chose étrange, elle se remplit depuis le haut, et non depuis le bas.

    Nous utilisons les moyens, mais la bénédiction ne jaillit pas depuis les moyens.

    Nous creusons une source, mais le ciel la remplit avec la pluie.

    Le cheval est préparé pour le jour de la bataille, mais la sécurité vient du Seigneur.

    Les moyens sont liés avec la fin, mais ce ne sont pas eux qui produisent cette fin.

    Voyez ici la pluie qui remplit les réservoirs, et combien les sources sont utiles en transformant un lieu aride en oasis.

    Le travail n’est pas perdu, cependant il ne remplace pas l’aide divine.

    La grâce peut être comparée à la pluie pour sa pureté, pour son influence rafraîchissante et vivifiante, pour sa descente sur nous, et pour la souveraineté avec laquelle elle est donnée ou retenue.

    Puissent nos lecteurs recevoir des averses de bénédiction, et puissent les sources qu’ils ont creusées être remplies d’eau !

    Oh, quels en sont les moyens sans le sourire du ciel !

    Ils sont comme des nuages sans pluie, et des citernes sans eau.

    Ô Dieu d’amour, ouvre les fenêtres du ciel et répand sur nous Ta bénédiction !