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  • La sainte cène ou le repas du Seigneur selon la Bible

     

    LA SAINTE – CENE

     

    Une source de bénédiction

    Clément LE COSSEC

     

    Chaque fois que vous allez au culte prendre la SAINTE-CENE, vous accomplissez UN ACTE IMPORTANT de la vie chrétienne.

    La Sainte-Cène aété instituée par Jésus. S’Il a ordonné de manger LE PAIN et de boire LE VIN « EN MEMOIRE DE LUI » ce n’est pas sans raison.

    Le faire est une pratique essentielle de la vie chrétienne.

    Ce livret est réalisé pour vous aider à mieux comprendre ce que la Sainte-Cène signifie EXACTEMENT SELON LA BIBLE et pour vous faire découvrir LA RICHESSE SPIRITUELLE qu’elle apporte au chrétien.

    « Christ notre Pâque a été immolé. », 1 Cor.5, versets 7-8. C’est pourquoi, nous sommes conviés à célébrer le repas du Seigneur COMME UNE FETE !

    Une connaissance spirituelle et précise de l’enseignement de la Bible à propos de la Sainte Cène et de sa pratique selon l’esprit de l’Evangile, vous permettra d’expérimenter LA RICHE BENEDICTION QUI EN DECOULE chaque fois que vous la prendrez.

    LE LANGAGE SPIRITUEL DE JESUS et la profondeur de son enseignement au sujet de l’institution de la Sainte-Cène sont à la portée de tous ceux qui veulent se donner la peine d’examiner les Saintes Ecritures et qui se laissent guider par l’Esprit de Dieu pour voir la Vérité Biblique et y appuyer leur foi.

    LE DERNIER SOUPER DE JESUS

    AVANT DE MOURIR SUR LA CROIX

    « J’ai désiré vivement manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir. »Luc 22 :15.

    Ces paroles, Jésus les prononce, un soir, alors qu’il est à table avec ses disciples à Jérusalem.

    La nuit est tombée. Des milliers de Juifs, venus des villes et des villages de tout Israël, sont dans la capitale pour célébrer la fête de Paque. Comme Jésus et ses apôtres, ils prennent leurs repas dans les maisons, avec des pains sans levain, selon la coutume.

    Au dehors, tout est silencieux. Près de la porte des brebis, le long des murailles ceinturant la ville, des brebis et des agneaux sont sous la garde de leurs bergers et attendent d’être sacrifiés en souvenir de la sortie du peuple d’Israël hors d’Egypte.

    La Pâque, fête juive de la libération de l’esclavage, prend ce soir-là une autre dimension pour les disciples de Jésus.

    Jésus sait qu’il va mourir le lendemain, tel un agneau immolé, pour le salut du monde. Au cours de ce repas, chacune de ses paroles revête, à la veille de sa mort, une importance considérable pour ceux qui croient en Lui, car par elles il institue ce que nous appelons la SAINTE CENE.

    Le mot »CENE » veut dire « SOUPER ».

    Nos frères espagnols lisent dans leur Bible « CENA » et nos frères anglais « Lord’s supper » : souper du Seigneur.

    Dans le Nouveau Testament, la Sainte-Cène est désignée par ces expressions :

    ROMPRE LE PAIN. ACTES 2/42 ET 46

    TABLE DU SEIGNEUR. 1 Corinthiens 10/21

    REPAS DU SEIGNEUR. 1 Corinthiens 11 :20.

    ROMPRE LE PAIN

    UNE PRATIQUE

    DES PREMIERS CHRETIENS

    Dès le début de l’Eglise primitive, tous ceux qui crurent en Jésus comme leur Sauveur et qui se firent baptiser par les apôtres, se réunissaient pour ROMPRE LE PAIN dans les maisons :

    « Ils étaient chaque jour assidus au temple. Ils rompaient le pain dans les maisons et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de coeur. » Actes 2 :46.

    Ils allaient au Temple de Jérusalem pour la prière à 15 heures, puis se rassemblaient par groupes dans les maisons particulières et non pas dans les synagogues. Au cours de ces repas fraternels, ils « rompaient le pain » obéissant à l’ordre du Seigneur Jésus : « Faites ceci en mémoire de moi. »

    Avant l’institution de la Sainte-Cène, l’action de »rompre le pain » était une coutume juive (Jérémie 16 :7). Elle avait lieu au début des repas ordinaires et de fêtes. Le cher de famille, assis, prenait le pain de forme ronde et plate, fait de farime d’orge et de blé et il prononçait la bénédiction.

    Dieu était considéré comme présent, et l’action de grâces était primordiale pour exprimer la reconnaissance au Créateur qui avait donné la nourriture nécessaire à la vie. Ensuite le pain était rompu pieusement.

    En ce temps-là, on se gardait de couper le pain avec un couteau tranchant.

    Les morceaux étaient distribués aux membres de la famille et aux invités. Cela donnait la notion d’une communauté unie, car tous participaient à un même pain.

    L’apôtre Paul qui avait été élevé selon ces coutumes juives, rappelle cette pensée d’unité lorsqu’il écrit ce qui suit aux chrétiens de Corinthe :

    « Puisqu’il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps, car nous prticipons tous à un même pain. » 1 Cor. 10 :17

    Dans la Bible, « rompre le pain » et « prendre le repas » sont deux actes distincts, cités l’un après l’autre. La « fraction du pain » n’équivaut jamais au repas entier : « ils rompaient le pain et prenaient leur nourriture. » Actes 2 :46.

    « ROMPRE LE PAIN » est synonyme de « SAINTE-CENE »

    Au cours de ses voyages missionnaires, l’apôtre Paul s’arrêta dans la ville de Troas. Là, il y avait une Assemblée de chrétiens. Il y resta sept jours avec ses compagnons de route. Le premier jour de la semaine, c’est-à-dire le dimanche, il se réunit avec eux et les chrétiens de Troas pour « rompre le pain ».(Actes 20 :7).

    Il prolongea sa prédication ard dans la nuit. Dans la chambre haute, au troisième étage, où tous étaient réunis, il y avait beaucoup de lampes allumées. Pendant que Paul prêchait, un jeune homme, nommé Eutychus, s’endormit. Il était assis sur le bord de la fenêtre. Entraîné par le sommeil, il tomba. Il faut relevé mort. Immédiatement tout le monde descendit. L’apôtre Paul se pencha sur lui, le prit dans ses bras, et par la foi en Jésus-Christ il le ramena à la vie en disant : « son âme est en lui ». Ensuite il remonta avec les chrétiens dans la chambre haute. IL ROMPIT LE PAIN et tous mangèrent. Actes 20 :7/12.

    Malgré l’accident, l’apôtre a tenu à ROMPRE LE PAIN montrant ainsi toute l’importance qu’il attachait à la pratique de la SAINTE-CENE.

    « ROMPRE LE PAIN » était une pratique courante des premiers chrétiens. C’est pourquoi l’explication n’est pas incluse dans le récit. L’apôtre a cependant enseigné

    ce que Jésus a dit à propos du PAIN dans son épitre aux Corinthiens :

    « Le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, PRIT DU PAIN, et, après avoir rendu grâces, IL LE ROMPIT et dit : « Ceci est mon corps qui est ROMPU pour vous. Faites ceci en mémoire de moi. » 1 Cor. 11 :23/24 et « LE PAIN QUE NOUS ROMPONS n’est –il pas la COMMUNION au cours de Christ ? » 1 Cor. 10/16.

    LA PAQUE JUIVE

    LE REPAS PASCAL DE JESUS

    L’origine et la pratique de cette fête sont expliquées dans la Bible. La Pâque fut instituée au moment de la sortie d’Egypte du peuple d’Israël. Par Moïse, Dieu avait ordonné à tous les israëlites de prendre un agneau sans défaut pour chaque famille, de l’immoler, de le tuer entre les deux soirs, de le rôtir et de le manger avec du pain sans levain. Son sang devait être mis sur les poteaux et le linteau des portes.

    Depuis, pour commémorer cet évènement, une fête est célébrée chaque année par le peuple d’Israël, selon l’ordre de Dieu :

    « Vous conserverez le souvenir de ce jour, et vous le célèbrerez par une fête en l’honneur de l’Eternel. » Exode 12 :14.

    Jésus allait à cette fête des Juifs, à Jérusalem (Jean 2 :13, Matthieu 26 :2). Elle se déroulait le premier mois de Nisan, c’est-à-dire en Avril.

    Avant de célébrer la fête, il y avait un temps de préparation. Le peuple devait se sanctifier, se purifier, obtenir le pardon de ses fautes (2 Chroniques 30 :17/19). C’est pendant cette période que Jésus se trouvait à Jérusalem avant sa mort. Luc 22 :7/13.

    Il dit à Pierre et à Jean : « Allez nous préparer la Pâque » Luc 22 :8. C’est dans cette atmosphère pascale que Jésus mangea son dernier repas avec ses apôtres, selon les coutumes de son peuple et de son temps.

    Il en manifesta le désir avec empressement car il savait que son heure était venue de s’offrir en sacrifice pour notre rédemption.

    C’était son repas d’adieu.

    « Les disciples firent ce que Jésus leur avait ordonné, et ils préparèrent la Pâque.

    Le soir étant venu, il se mit à table avec les douze…Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain, et après avoir rendu grâces, il le rompit et le donna aux disciples en disant : « Prenez, mangez, ceci est mon corps ». Il prit ensuite une coupe ; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant : « Buvez-en tous »… ». Matthieu 26 :26/27.

    Nous devons tenir compte de la tradition juive pour mieux comprendre l’institution de la Sainte-Cène. La documentation existante concernant l’ordonnance du repas pascal date du 2è siècle. Elle présente sept points particuliers :

    1. Il fallait préparer une pièce. Elle était habituellement située dans la partie la plus élevée d’une maison et on y accédait par un escalier extérieur. On l’appelait « chambre haute ». Elle devait être meublée.

     

    2. La présente de dix hommes au minimum était nécessaire pour que Dieu soit présent. Jésus a ramené ce nombre à DEUX ou TROIS : « là où deux ou trois sont assemblés en Mon NOM, je suis au milieu d’eux. » Matthieu 18 :20

    Selon la religion juive, l’enfant était considéré en « homme » après avoir fait sa Bar-mitsva, vers l’âge de 12 ans. C’est à cet âge que Jésus s’entretenait dans le Temple de Jérusalem avec les docteurs de la Loi.

    3. Chaque chef de famille devait se procurer un agneau d’un an, sans défaut. Exode 12 :5.

    4. Avant d’immoler l’agneau, il fallait rassembler la famille, les amis, les convives. Exode 12 :4.

    5. L’agneau était transporté au Temple par le père et égorgé dans la cour intérieure , vers 15 heures. Le sang recueilli était versé au pied de l’autel . L’agneau était tout entier rôti au feu en évitant de briser les os.

    6. Dans la maison, il ne devait plus y avoir de trace de levain ou de pâte fermentée. Exode 12 :15/19. On ne devait manger que du pain azyme en souvenir du « pain d’affliction », préparé à la hâte le jour de la sortie d’Egypte. Deutéronome 16 :1/8.

    7. La célébration se faisait à la tombée de la nuit.

    Il est intéressant de noter que Jésus a célébré la Pâque :

    - dans une chambre haute meublée, toute prête, (Marc 14 :15)

     

    - avec ses douze apôtres, respectant ainsi le chiffre minimum de 10 , Marc 14 :17

     

    - qu’il a été lui-même immolé en tant qu’AGNEAU DE DIEU , SANS DEFAUT, Apocalypse 5 :6/9

     

    - qu’aucun de ses os n’a été brisé, Jean 19 :33/36

     

    - qu’à Golgotha, hors des murs de Jérusalem, SA MORT coïncidait à l’immolation des agneaux au Temple vers trois heures de l’après-midi (Math. 27 :46)

     

    LES RECITS BIBLIQUES DU DERNIER REPAS DE JESUS

    Le dernier souper de Jésus avec ses apôtres nous est rapporté dans les Evangiles de Matthieu, de Marc et de Luc. Ce que Jésus a dit au cours de ce repas est aussi rappelé par l’apôtre Paul dans sa 1ère épître aux Corinthiens

    Dans chaque récit il y a TROIS MOTS-CLEFS :

    - PAIN

    - COUPE

    - MEMOIRE.

     

    Matthieu 26 :26/28

    26 Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du PAIN ; et, après avoir rendu grâces, il le remplit et le donna à ses disciples en disant :

    Prenez, mangez, ceci est mon corps.

    27 prit ensuite une COUPE ; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna en disant : Buvez-en tous ;

    28 car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.

    Luc 22 :17/20

    17 Ayant pris une COUPE et rendu grâces, il dit : Prenez cette COUPE et distribuez-la entre vous ;

    18 car, je vous le dis, je ne boirai plus désormais du fruit de la vigne, jusqu’à ce que le Royaume de Dieu soit venu.

    19 ensuite, il prit du PAIN ;et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; FAITES CECI EN MEMOIRE DE MOI.

    20 Il prit de même la COUPE, en disant : Cette COUPE est la nouvelle alliance en mon sang qui est répandu pour vous.

    Marc 14 :22/24

    22 Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du PAIN ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Prenez, ceci est mon corps.

    23 Il prit ensuite une COUPE ; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, et ils en burent tous.

    24 Et, il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs.

    1 Corinthiens 23/26

    23 Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné ; c’est que le Seigneur Jésus dans la nuit où il fut livré, prit du PAIN,

    24 et, après avoir rendu grâces, le rompit et dit : Ceci est mon corps qui est rompu pour vous ; FAITES CECI EN MEMOIRE DE MOI.

    25 De même, après avoir soupé, il prit la COUPE, et dit : Cette COUPE est la nouvelle alliance en mon sang : FAITES CECI EN MEMEOIRE DE MOI toutes les fois que vous en boirez.

    26 Car toutes les fois que vous mangez ce PAIN et que vous buvez cette COUPE, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’Il vienne.

    LE PAIN

    Jésus remercie Dieu. Il se conforme aux coutumes juives. Il rend grâces. Il bénit Dieu le dispensateur, le donateur de toutes choses. Les Juifs ne devaient ni manger, ni boire sans rendre grâces. Celui qui ne le faisait pas était sacrilège. En général, les Juifs prononçaient ces paroles :

    « Béni soit Dieu, roi de l’Univers, qui fait venir le Pain sur la terre. »

    Le Pain pour lequel Jésus rend grâces est du pain SANS LEVAIN appelé pain « AZYME ». Il n’y a pas à Jérusalem d’autre pain chez les boulangers pendant la fête de la Pâque. L’ordre tait formel et appliqué depuis l’époque de Moïse :

    « Pendant 7 jours, tu mangeras des pains sans levain comme je t’en ai donné l’ordre. » Exode 23 :15

    Jésus rompt et donne le pain. Il distribue un morceau à chaque disciple.

    Selon la tradition juive, une valeur symbolique s’ajoute à la valeur de nourriture, après l’action de grâces. Non seulement le pain nourrit tous ceux qui le reçoivent, mais il les unit.

    Ainsi Jésus rassemble les siens autour de Lui.

    Il y a relation directe entre Lui et ses disciples. En distribuant de sa main à chacun un morceau de pain, il donne à son geste une SIGNIFICATION SPIRITUELLE par ces paroles :

    « CECI EST MON CORPS »

    Matthieu 26 :26

    Le verbe « être » employé dans cette déclaration de Jésus ne veut pas dire que Jésus transforme le pain en son corps ou son corps en pain.

    Ce verbe établit seulement un lien symbolique entre le pain et le sacrifice de Christ à la Croix.

    Le sens le plus naturel, le plus normal de la parole de Jésus serait, selon la manière de penser d’un hébreu, selon la Bible :

    « CECI SIGNIFIE MON CORPS. »

    « CECI REPRESENTE MON CORPS. »

    Lorsque nous étions à table avec des frères, l’un d’eux nous fit voir les photos de sa famille. En nous présentant l’une d’elle, il dit : « çà, c’est moi avec ma femme ». Je lui répliquais : « Ce n’est certainement pas toi. », « Mais si, c’est moi ». – « Non, lui dis-je, ce n’est pas possible que ce soit toi puisque tu es à table ». Il comprit la différence entre l’IMAGE et la REALITE.

    Ainsi en est-il de cette parole de Jésus : « Ceci est mon corps ». Le PAIN EST L’IMAGE de son corps.

    Les prophètes employaient parfois ce langage imagé. Par exemple, Ezéchiel doit raser sa tête, brûler une partie de ses cheveux, en disperser une autre partie au vent et ensuite prophétiser en ces termes : « Ainsi parle l’Eternel, cela c’est Jérusalem ». Ezéchiel 5 :1/5. De même, une mimique prophétique est utilisée par Jérémie, Moïse et autres prophètes.

    Jésus tient un langage semblable pour instituer la Sainte-Cène. Les chrétiens d’origine juive, au temps de l’église primitive, le comprenaient d’autant que dans leur pensée le mot CORPS désignait la personne elle-même.

    C’est vers l’offrande de son corps, donc de lui-même à la Croix, que Jésus oriente les cœurs. Cela nous est rappelé par ces textes bibliques :

    « Le Fils de Dieu m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi. » Galates 2 :20.

    « Christ nous a aimés et s’est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur ; » Ephésiens 5 :2.

    « LUI qui a porté nos péchés en son corps sur le bois. » 1 Pierre 2 :24.

    « AYANT ETE MIS A MORT QUANT A LA CHAIR, IL A ETE RENDU VIVANT QUANT A L’ESPRIT. » 1 Pierre 3 :18.

    Et c’est pourquoi, nous le dit l’apôtre Paul,

    « MAINTENANT NOUS NE LE CONNAISSONS PLUS SELON LA CHAIR. » 2 Corinthiens 5 :16.

    SON CORPS DE CHAIR a été transformé non pas en pain, mais « EN CORPS DE GLOIRE. » Philippiens 3 :21.

    « MON CORPS QUI EST DONNE POUR VOUS »

    Luc 22 :19

    Jésus n’a jamais parlé de CHANGER son corps en pain. Il ne se donne pas dans la Sainte-Cène, mais la Sainte-Cène rappelle que lui-même s’est donné pour nous sur la croix.

    En effet, comment est-il possible d’imaginer Christ, ayant eu en ses propres mains son corps, le rompant en morceaux et mangeant lui-même un morceau de son corps ?

    Nous comprenons que Jésus allait donner son corps à la croix et qu’en conséquence il ne pouvait pas le donner déjà lors de son dernier souper.

    Le pain distribué est l’image du corps « donné ».

    « Prenez, mangez », en disant cela, jésus les invite à croire à son sacrifice à la croix pour avoir la vie éternelle.

    Le mot « sôma » dans le Nouveau Testament grec – c‘est-à-dire dans l’original – signifie « corps » dans le sens d’un home voué à la mort, d’une personne qui va mourir, (un autre mot « sarx » désigne le « corps » mort, le cadavre.)

    En rompant le pain et en le donnant, Jésus annonce qu’il va SE DONNER comme victime expiatoire pour effacer les péchés des hommes, comme l’avait annoncé le prophète Esaïe : « Il s’est LIVRE lui-même à la mort. » Esaïe 53 :12.

    « MON CORPS QUI EST ROMPU POUR VOUS »

    1 Corinthiens 11 :24

    Jésus annonce à l’avance ses souffrances. Même si son âme est « triste jusqu’à la mort » (Matthieu 26 :38), et malgré la lutte de tout son être dans le jardin de Gethsémané, Jésus accepte de se soumettre à la volonté de Dieu (Luc 22 :42) pour nous sauver.

    « Christ entrant dans le monde dit : « Voici, je viens pour faire, ô dieu, ta volonté ». » (Hébreux 10 :5/6)

    Le prophète Esaïe avait prédit que Jésus souffrirait pour le pardon de nos péchés : « Il était blessé pour nos péchés, BRISE pour nos iniquités . » (Esaïe 53 :5)

    Quand vous prenez le pain de la Sainte-Cène, dites avec certitude : « SON CORPS A ETE ROMPU POUR MOI. »

    Affirmez avec conviction la valeur rédemptrice de la mort du Sauveur pour vous.

    LA COUPE

    Au cours du repas, Jésus prit deux fois la coupe pour la donner aux disciples.

    Je me suis demandé quelle en était la raison et je l’ai comprise en me renseignant sur les coutumes juives de l’époque de Jésus.

    Nous ne devons pas oublier que Jésus était juif par Marie sa mère et que les chrétiens d’origine juive étaient héritiers des traditions juives.

    Au cours du repas, la première coupe était donnée au début. La bénédiction sur la coupe de vin, pour inaugurer chaque sabbat et chaque jour de fête , s’appelle en hébreu « le quiddouch ».

    La deuxième coupe est bue après l’explication, par le chef de famille, des rites du pain sans levain et des herbes amères (Exode 12 :18/19) et le rappel de la libération d’Egypte (Exode 12 :27)

    Une troisième coupe est bue après le repas proprement dit, après la distribution du pain que chaque convive mange avec l’agneau pascal et les herbes amères.

    C’est dans ce contexte de la tradition juive que Jésus présente la coupe à ses disciples et dit :

    « Ceci est mon sang, le sang de l’alliance qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés. » Matthieu 26 :28.

    Ces paroles sont dites dans le prolongement d’autres pratiques juives : les sacrifices accomplis sous l’ancienne alliance de la loi de Moïse.

    Depuis l’époque de Moïse, les Juifs offraient à Dieu des animaux. Ils les tuaient sur un autel et ils en versaient le sang pour obtenir le pardon, la rémission des péchés, selon cette exigence divine :

    « Sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon. » Hébreux 9 :22.

    Lorsque Moïse prit le sang des veaux et des boucs, il en fit l’aspersion sur tout le peuple en disant :

    « Ceci est le sang de l’alliance que Dieu a ordonnée pour vous. » Hébreux 9 :17/20.

    Ces sacrifices devaient être renouvelés sans cesse car « il est IMPOSSIBLE que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés. » Hébreux 10 :4.

    C’est pour quoi Christ est venu dans le monde conclure une NOUVELLE ALLIANCE par son propre sacrifice.

    C’est pour cette raison qu’il dit :

    « Cette coupe est la NOUVELLE ALLIANCE en mon sang qui est répandu pour vous. « Luc 22 :20.

    « Il est médiateur d’une nouvelle alliance, d’une alliance plus excellente qui a été établie sur de meilleures promesses. En effet, si la première alliance avait été sans défaut, il n’aurait pas été question de la remplacer par UNE SECONDE. » Hébreux 8 :6/7 et 9/15..

    PAR SON SANG VERSE, JESUS A INAUGURE ET GARANTI L’ALLIANCE NOUVELLE, ACCORDANT PAR SON SACRIFICE LA REMISSION DES PECHES : « Je pardonnerai leurs iniquités, je ne me souviendrai plus de leurs péchés. »

    Hébreux 8 :10/12.

    Comment faut-il comprendre ces paroles de Jésus ? :

    « CECI EST MON SANG QUI EST REPANDU… »

    Matthieu 26 :28

    1. Jésus parle d’un fait à venir comme s’il était déjà accompli : « Mon sang qui EST répandu ». Il annonce par avance son sacrifice, le don de sa vie, qu’il allait faire le lendemain.

     

    2. Jésus n’ayant pas encore versé son sang au moment du souper, son sang ne pouvait donc pas être dans la coupe…

     

    3. Une ALLIANCE n’est pas une coupe ou son contenu, et par conséquent, la coupe ne peut que symboliser l’alliance nouvelle.

     

    4. Jésus sait qu’il ne peut offrir du sang à boire à ses disciples puisque Dieu, depuis le temps de Noé, interdisait de « manger du sang ». Ses paroles ont donc un sens spirituel très élevé. « Vous ne mangerez pas de chair avec sa vie, son sang. » Genèse 9 :4 « L’âme de toute chair, c’est son sang qui est en elle. » Lévitique 17 :14, (le mot hébreu « néphesh » traduit par « âme « signifie également « VIE »

     

    « Vous ne mangerez ni graisse ni sang, c’est une loi perpétuelle ; » Lévitique 3 :17

    Les Juifs et les chrétiens d’origine juive ne mangeaient donc pas du sang, si bien qu’il est facile de comprendre qu’en disant « CECI EST MON SANG », Jésus a tout simplement annoncé à ses disciples que SON SANG QUI SERA VERSE lors de son sacrifice à la croix constituera l’alliance nouvelle de Dieu avec les hommes.

    5. Si on prend à la lettre les deux testes :

     

    1. « Il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint AVEC SON PROPRE SANG, ayant obtenu une rédemption éternelle. » Hébreux 9 :12.

     

    2. « Ceci est mon sang, le sang de l’alliance qui EST REPANDU…. » Matthieu 14 :24,

     

    On se trouve devant une contradiction apparente.

    D’une part, Jésus entre AVEC son sang dans le ciel, et d’autre part, ce sang A ETE REPANDU sur terre. En réalité, lorsqu’il est écrit que Jésus s’est présenté devant son Père AVEC son sang, cela signifie que SON SACRIFICE au calvaire A ETE AGREE par Dieu pour notre rédemption éternelle.

    Et, lorsque l’apôtre Jean écrit : « Le sang de jésus nous purifie de tout péché. » Jean 1 :7, cela ne veut pas dire qu’il faut mettre sur soi du sang qui n’est plus, puisqu’il a été REPANDU, mais que le SACRIFICE DE JESUS EFFACE NOS PECHES si nous y croyons vraiment.

    En prenant la coupe nous confessons notre foi dans l’alliance nouvelle, et le vin que nous buvons nous rappelle le sang versé de Jésus pour la rémission de nos péchés. Soyons reconnaissants et au moment de la Sainte-Cène remercions Dieu pour son amour manifesté par l’envoi de son Fils Jésus comme victime expiatoire pour nos péchés. 1 Jean 4 :10.

    « FAITES CECI EN MEMOIRE DE MOI »

    Luc 22 :19 et 1 Corinthiens 11 :24/25

    Si les premiers chrétiens se sont rassemblés pour « rompre le pain », c’est pour obéir spontanément à cet ordre que Jésus leur avait donné :

    « Faites ceci en mémoire de moi. »

    Cela s’appelle «L’anamnèse », d’un mot grec « anamnésis » qui signifie action de se rappeler à la mémoire, de se souvenir, c’est-à-dire littéralement : « faire mémoire ». Le contraire, c’est « l’amnésie », « sans mémoire ».

    Jésus ne dit pas de le faire uniquement en mémoire de sa mort, tout comme on élèverait un monument à la mémoire d’un général port à la guerre. Il précise bien « faites en mémoire DE MOI ».

    Le but de la Sainte-Cène, c’est de nous rappeler à la fois :

    - CE QU’IL A FAIT : sa mort à la croix,

    - CE QU’IL EST : le VIVANT, le Rédempteur,l’envoyé de Dieu qui a donné sa vie.

     

    Par ce souvenir, Jésus veut nous amener à ne pas oublier l’origine, la base meême de notre nouvelle vie AVEC LUI.

    Autrefois, le peuple juif était convié à garder en mémoire les hauts faits de Dieu, notamment en ce qui concerne les évènements de Pâque :

    « Vous conserverez le SOUVENIR de ce jour… »

    Exode 12 :24

    Maintenant, c’est une NOUVELLE PAQUE, une alliance nouvelle, l’origine d’une libération spirituelle qui doit rester en mémoire.

    FAITES = un ordre adressé à chaque disciple,

    CECI = un ordre précis : rompre le pain et boire la coupe

    EN MEMOIRE = une raison : ne jamais oublier que nous sommes sauvés par Sa Grâce.

    DE MOI = une raison vitale : SANS LUI pas de Salut. Notre Salut vient de LUI SEUL.

    Le repas du Seigneur ne serait qu’une agape fraternelle s’il n’était pas motivé par ce souvenir, par une attitude spirituelle, par une communion vraie dans la foi au Christ mort sur la croix, ressuscité d’entre les morts et qui vient bientôt

    LA TRANSSUBSTANTIATION

    Par fidélité au message néotestamentaire, notre devoir est d’y ramener ceux qui ont reçu une instruction religieuse non-conforme à la Parole de Dieu, afin qu’eux aussi puissent participer à la bénédiction divine. L’amour fraternel ne peut pas couvrir des erreurs, mais se doit de les dévoiler à la lumière de toute l’Ecriture Sainte. C’est « en professant LA VERITE dans LA CHARITE » que notre vie chrétienne grandira à tous égards « en celui qui est LE CHEF, CHRIST » Ephésiens 4 :15.

    Le mot « transubstantiation » ne se trouve pas dans la Bible. Il fait partie du langage religieux théologique, mais pas biblique. Il fut discuté et adopté par l’église catholique romaine à son Concile de Trente. Le moine Paschase Radbert affirma au 9ème siècle :

    « l’hostie perd entièrement sa nature de pain et devient le corps même que le Seigneur possédait ici-bas. »

    Cette théorie, approuvée par le pape Nicolas II au cours du Concile de Rome en 1050, est devenue article de foi en 1215 dans l’église catholique.

    Aujourd’hui des théologiens et des exégètes catholiques font tout un long détour philosophique, une véritable pirouette pour dire que « le pain eucharistié est et n’est pas du pain, qu’il est et n’est pas le corps du Christ. »

    Etant d’origine catholique, j’allais dans mon enfance à la messe chaque dimanche et je m’appliquais à bien apprendre mon catéchisme dans lequel il y a cette formule à propos de la « communion » appelée « eucharistie » : « L’eucharistie est un sacrement qui contient véritablement, réellement et substantiellement le corps, le sang, l’âme et la divinité de Jésus-Christ, sous les apparences du pain et du vin. »

    Le mot « Eucharistie » vient du verbe grec « eukharistein » qui veut dire « remercier » ou « rendre grâces », terme que l’on retrouve à diverses reprises dans le Nouveau Testament.

    Ce mot n’apparaît qu’au deuxième siècle pour désigner la Sainte-Cène. Aujourd’hui il y a un abîme entre l’enseignement eucharistique catholique et la Vérité Biblique concernant la Sainte-Cène telle que nous la trouvons dans le donné scripturaire.

    Il est clair et évident que Jésus n’a jamais voulu donner son corps à manger quand il a dit : « Prenez et mangez, ceci est mon corps ». Pourtant des religieux n’ont pas craint d’identifier le pain au corps physique de Jésus, faisant de l’hostie une « impanation » de Jésus-Christ, un Christ en pain.

    Le fait d’enseigner que le prêtre peut, par des paroles rituelles de consécration, changer le pain en corps de Christ, a pour conséquence la nécessité de déterminer quelle est la durée de la présence corporelle de Christ dans l’hostie. Elle est estimée de 15 à 30 minutes seulement à moins d’être placée dans un lieu privilégié où l’hostie « eucharistiée » est appelée « saint-sacrement ».

    Cela a entraîné l’institution de la Messe qui n’a rien à voir avec l’enseignement biblique concernant la Sainte –Cène. En voici la définition fixée par le Concile catholique de Trente :

    « La Messe c’est la Sainte-Cène instituée par Jésus-Christ, la répétition du sacrifice fait par Christ à la croix en vrai sacrifice propitiatoire pour les vivants et pour les morts. »

    Ce sacrifice de la Messe est renouvelé des milliers de fois en un jour par des prêtres à travers le monde, alors que la Bible dit que le sacrifice de Christ est unique et qu’il a été accompli « UNE FOIS POUR TOUTES » ;

    « Lui, Jésus, après avoir offert UN SEUL SACRIFICE pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu. » Hébreux 10 :12.

    « Christ s’est offert UNE SEULE FOIS pour porter les péchés ». Hébreux 9 :28.

    « L’offrande du corps de Jésus-Christ UNE FOIS POUR TOUTES » Hébreux 10 :10.

    Très subtilement, pour donner du crédit à leur théorie, les théologiens disent : « la messe est et n’est pas le sacrifice de Jésus à la croix ».

    Faire de la Sainte-Cène un rite sacrificiel, prétendant refaire l’évènement qui s’est passé à la croix, c’est détériorer l’acte de la Sainte-Cène.

    Soyons bibliques ! La Sainte-Cène n’est pas un « sacrifice », même « non-sanglant », c’est la proclamation du sacrifice ACCOMPLI par Christ au calvaire.

    Nous savons que Jésus a bu, non pas son sang, mais « LE FRUIT DE LA VIGNE ». Luc 22 :18 : « Je ne boirai plus désormais du FRUIT DE LA VIGNE, jusqu’à ce que le Royaume de Dieu soit venu. »

    Nous savons que les apôtres ont mangé DU PAIN et non pas le corps de Jésus.

    Paul l’apôtre écrivit aux chrétiens de Corinthe : « Toutes les fois que vous mangez CE PAIN et que vous buvez CETTE COUPE… » 1 Corinthiens 11 :25

    N’allons pas au-delà de ce que le Christ et ses apôtres ont enseigné.

    COMMUNION

    AU CORPS ET AU SANG DE CHRIST

    La coupe de bénédiction que nous bénissons n’est-elle pas la communion au sang de Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion au corps de Christ ? 1 corinthiens 10 :15/22

    L’apôtre Paul s’adresse à des non-juifs, des païens qui, avant leur conversion, adoraient des idoles et sacrifiaient des animaux à des divinités.

    Il leur explique que, par le fait de manger les viandes sacrifiées aux idoles, leur âme était en relation avec l’idole représentant la divinité dont ils recherchaient la faveur. Ce contact avec l’idole constituait, leur dit-il, une « communion » avec les démons inspirateurs de cette idolâtrie. C’est la raison pour laquelle les apôtres réunis à Jérusalem décidèrent d’imposer aux non-juifs qui se convertissaient à Christ, « de s’abstenir des viandes sacrifiées aux idoles ». Actes 15 :29

    En faisant le parallèle avec la Sainte-Cène, Paul l’apôtre a adressé une mise en garde aux chrétiens de Corinthe en leur écrivant :

    « Vous ne pouvez pas participer à la table des démons et à la table du Seigneur. » 1 Corinthiens 10 :21

    Prendre la Sainte-Cène, c’est prendre part à la « table du Seigneur » et, ce faisant, être en communion avec Jésus-Christ par delà le pain et le vin.

    Cette communion avec le Seigneur, pour être pure, exige une rupture avec les forces occultes.

    Elle n’est pas en aucune manière un acte superstitieux. En prenant le pain et le vin, nous exprimons notre foi dans l’offrande du corps et du sang de Jésus-Christ à la croix pour notre rédemption.

    Le second exemple donné par l’apôtre Paul est celui de l’autel du sacrifice. Depuis qu’Abel offrit un agneau à Dieu sur un autel de pierre, des hommes de foi, comme Abraham, pratiquèrent des sacrifices à Dieu. Puis Moïse institua des règlements concernant les viandes des animaux sacrifiés sur l’autel devant le Tabernacle, dans le désert du Sinaï. Plus tard, ces sacrifices eurent lieu au Temple de Jérusalem.

    En rappelant cette pratique, l’apôtre précise qu’en mangeant ces viandes consacrées à Dieu, les israëlites étaient en communion avec l’autel, donc avec Dieu. Pour nous chrétiens, l’autel sur lequel le Christ est mort, c’est le bois de la croix.

    Lorsque nous prenons la Sainte-Cène, notre communion est avec le CHRIST CRUCIFIE. Nous confessons, en mangeant le pain et en buvant le vin, que nous avons la vie éternelle par le sacrifice de Christ.

    « Il a porté nos péchés en son corps sur le bois. » 1 Pierre 2 :24.

    « Communier au corps et au sang de Christ » signifie tout simplement que nous nous identifions à lui dans sa mort, affirmant qu’il a pris notre place sur la croix, en « subissant le châtiment qui nous procure la paix avec Dieu. » Esaïe 53 :12.

    Le pain et le vin sur la table du Seigneur nous rappellent LE CORPS brisé et LE SANG versé de Jésus. En les prenant, nous proclamons que Christ est LA VICTIME EXPIATOIRE et que la croix est l’AUTEL DE L’EXPIATION.

    COMMEMORER SA MORT,

    C’EST ETRE EN COMMUNION AVEC LUI !

    Il est présent, non pas sous les aspects du pain et du vin mais AU MILIEU DE SES DISCIPLES, selon sa promesse :

    « Là ou deux ou trois sont assemblés en mon Nom, JE SUIS AU MILIEU D’EUX. »Matthieu 18 :20

    LE PAIN DE VIE

    « Seigneur, ce matin nous te louons car tu nous donnes ta chair à manger. »

    Ces paroles –entendues au cours d’un culte de Sainte-Cène – sont parfois prononcées avec une certaine équivoque dans la compréhension des affirmations de Jésus à propos du don desa vie pour le Salut du monde.

    Il est nécessaire de méditer le sens spirituel de son sermon sur LE PAIN DE VIE, pour éliminer toute confusion.

    Cet enseignement de Jésus, dans l’évangile de Jean, chapitre 6, fait suite au miracle de la multiplication des pains. Il se situe à Capernaüm dans la synagogue, peu avant la Pâque, la fête des Juifs.

    Pour comprendre Jésus quand il enseigne, nous devons nous dépouiller de notre langage terrestre et matérialiste.

    Par exemple, Jésus, assis sur la margelle du puits de Jacob, propose à la samaritaine de l’eau vive. Elle ne comprend pas ce qu’il veut dire. Elle l’interroge :

    « Seigneur, tu n’as rien pour puiser de l’eau et le puits est profond. D’où aurais-tu donc cette eau ? »

    Jésus met alors en évidence le contraste entre l’eau naturelle et l’eau spirituelle qui jaillit jusque dans la vie éternelle et donc Il est la source.

    En d’autres occasions, pour imager des vérités spirituelles, il affirme :

    . Je suis le chemin.

    . Je suis la lumière du monde.

    . Je suis la porte.

    . Je suis le cep, etc….

    Dans ce chapitre 6 de l’évangile de Jean, la foule est décrite comme à la recherche de la nourriture terrestre. Il est vrai que Jésus vient de nourrir miraculeusement 5.000 hommes en multipliant cinq pains et deux poissons. Voyant venir à lui cette foule de gens qui avaient reconnu en lui le prophète qui devait venir dans le monde, il les exhorte à travailler « non pour la nourriture qui périt mais pour celle qui subsiste éternellement. »

    Il se présente à eux comme le donateur de cette vie. Pour le croire, les Juifs lui demandent une nouvelle preuve miraculeuse et lui disent : « Que fais-tu ? Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit : il leur donna du pain à manger ».

    Jésus répond :

    « Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts. Je suis le PAIN VIVANT qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il VIVRA éternellement. » Jean 6 :49/51.

    Comme lors de son entretien avec la Samaritaine, Jésus oppose le terrestre au céleste.

    A partir de la manne, pain terrestre renouvelable quotidiennement pour maintenir la vie, Jésus oriente les âmes vers lui-même, LE PAIN VIVANT qui donne la VIE ETERNELLE.

    Selon le chapitre 6 de l’évangile de Jean, CE PAIN est :

    LE VRAI verset 32

    Il est DE DIEU verset 33

    Il descend DU CIEL verset 33

    Il est PRESENT versets 50 et 58

    Il est DONNé verset 51

    Il donne LA VIE verset 53

    Il est VIVANT verset 51

    C’est JESUS LUI-MEME verset 51

    Il le dit très clairement : « JE SUIS LE PAIN DE VIE » Jean 6 :35

    Il est LE Pain de Vie. Il n’y en a qu’un. Il n’y en a pas d’autre. Actes 4 :12

    Il est LE SEUL SAUVEUR ?

    LE FILS UNIQUE DE DIEU.

    Dieu l’a ENVOYé,

    Dieu l’a DONNé.

    Jésus à l’avance annonce son sacrifice par des paroles dont le sens ne peut qu’être spirituel : »LE PAIN que je donnerai, c’est MA CHAIR ».Verset 51

    « Si vous ne mangez LA CHAIR du Fils de l’homme et si vous ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-même. » verset 53.

    « Celui qui mange MA CHAIR et qui boit MON SANG a la vie éternelle. » verset 54

    « MA CHAIR est vraiment une nourriture et MON SANG est vraiment un breuvage. »verset 55

    « Celui qui mange MA CHAIR et qui boit MON SANG demeure en moi et je demeure en lui. » verset 56

    Toutes ces paroles, Jésus les résume en celle-ci :

    « Celui qui ME mange vivra par moi. » Verset 57.

    Ces affirmations de Jésus constituent un message invitant ses auditeurs à CROIRE qu’il est LE MESSIE, LE SAUVEUR dont le SACRIFICE A LA CROIX est le SEUL moyen de salut.

    Il rappelle cela en d’autres termes dans le chapitre 12 de l’évangile de Jean, au verset 32 : « Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi. En parlant ainsi, il indiquait de quelle mort il devait mourir. »

    A la question des Juifs : « Comment peut-il nous donner SA CHAIR à manger ? », Jésus répond : « C’est l’esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien, les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie. » Jean 6 :63.

    Il est évident que Jésus ne donne pas réellement sa chair à manger ni son sang à boire. Si l’on ne saisit pas les paroles de Jésus dans l’esprit qui vivifie, il faudrait admettre que la condition pour avoir la vie éternelle consiste à le manger physiquement. Ceci est évidemment impossible et il est facile de comprendre que Jésus invite chacun à CROIRE EN SON SACRIFICE SANGLANT A LA CROIX.

    « La parole (Jésus) a était faite CHAIR. »Jean 1 :14

    « Puisque les enfants participent AU SANG et A LA CHAIR, il y a également participé lui-même, afin que par la mort il anéantit celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable. » Hébreux 2 :14

    Mais les jours de sa chair SONT PASSES, et « maintenant, dit l’apôtre Paul, NOUS NE LE CONNAISSONS PLUS SELON LA CHAIR. » 2 Corinthiens 5 :16

    C’est pourquoi, il est facile de comprendre que ces paroles : « Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang » ont le même sens que celles-ci : « Celui qui mange ce pain vivra éternellement ». « CELUI QUI CROIT EN MOI A LA VIE ETERNELLE« .

    QUI PEUT PARTICIPER

    A LA SAINTE-CENE ?

    Après le message de l’apôtre Pierre, le jour de la Pentecôte, 3.000 personnes crurent en Jésus comme leur Sauveur et obéirent aux instructions des apôtres. Ces personnes se firent baptiser (par immersion) et formèrent une grande communauté de chrétiens appelée « Eglise ».

    Après leur repentance, leur foi en Jésus-Christ et leur baptême, ils se réunissaient pour rompre le pain. Ensuite, chaque jour de nouvelles âmes venaient se joindre à eux. La Bible précise que ces âmes ajoutées à l’Eglise par Jésus-Christ étaient SAUVEES.

    Ceux qui acceptèrent la Parole furent baptisés. Ils persévéraient dans la fraction du pain…et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Eglise ceux qui étaient sauvés. » Actes 2 :41/47

    Aux origines chrétiennes, les premières conditions à remplir pour prendre part à la Sainte-Cène étaient les suivantes :

    1. croire en Jésus-Christ comme Sauveur,

    2. 2. Etre baptisé (par immersion)

     

    Les instructions que l’apôtre Paul donne aux chrétiens de Corinthe en ce qui concerne la Sainte-Cène, sont adressées à des hommes et des femmes qui sont SAUVES : « Pour nous qui SOMMES sauvés ». 1 Corinthiens 1 :18, «Vous êtes en Jésus-Christ ». 1 Corinthiens 1 :30.

    L’église de Jésus-Christ est uniquement constituée par ceux qui sont sauvés.

    Quand l’apôtre Paul tint une réunion dans une maison à Troas, il est écrit qu’il s’entretenait avec les disciples qui s’y étaient assemblés pour rompre le pain.

    Ce sont donc les disciples de Jésus-Christ qui seule ont le droit et le privilège de participer à la Sainte-Cène.

    Que veut dire : « S’EPROUVER SOI-MEME »,

    « SE JUGER SOI-MEME » ?

    « Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’il mange du pain et boive de la coupe ». 1 Corinthiens 11 :28

    « Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés ». 1 corinthiens 11 :31

    S’éprouver , se juger, s’examiner soi-même cela concerne notre foi.

    « Examinez-vous vous-mêmes pour savoir si vous êtes dans la foi, éprouvez-vous vous –mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? » 2 Corinthiens 13 :5

    C’est reconnaître que nous sommes réellement sauvés, que Christ est en nous, qu’il est vraiment notre Sauveur. Cette attitude de foi est indispensable pour participer à la Sainte-Cène.

    Que veut dire : « Prendre INDIGNEMENT la Sainte-Cène » ?

    « Celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur INDIGNEMENT, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur ». 1 Corinthiens 11 :27.

    Pour bien comprendre ce verset, il faut le situer dans le contexte, c’est-à-dire dans les circonstances que connaissaient les chrétiens de Corinthe lorsqu’ils se réunissaient pour manger le repas du Seigneur.

    A cette époque c’était un véritable crpas au cours duquel on rompait le pain et buvait la coupe. Le vin devait être bon puisque certains chrétiens, dont les passions anciennes n’étaient sans doute pas bien mortes, en abusaient au point d’être ivres. D’autres, sans doute affamés, arrivaient les premiers pour se rassasier et non pas pour commémorer la mort du Seigneur (1 Corinthiens 11 :22/33 et 34).

    L’apôtre Paul les réprimanda et leur dit :

    « N’avez-vous pas des maisons pour y manger et pour y boire ? ou méprisez-vous l’Eglise de Dieu, et faites-vous honte à ceux qui n’ont rien ?... »

    Les Corinthiens avaient une attitude indigne car ils manquaient de respect à l’égard de la Sainte-Cène. Ils manifestaient leurs passions charnelles et leur égoïsme. Ils se précipitaient sur la nourriture et sur le vin avec gloutonnerie, oubliant qu’ils s’assemblaient surtout pour commémorer la mort du Seigneur. Ils ne pensaient qu’à satisfaire les appétits de leurs corps au lieu d’ élever leur âme dans la communion du Seigneur.

    C’est cette attitude que l’apôtre Paul désigne comme étant le manque de discernement du corps du Seigneur.

    Celui qui prend la Sainte-Cène avec recueillement, sérieux, respect et reconnaissance envers son Sauveur ne tombe pas sous le jugement, mais reçoit une bénédiction en son âme.

    « Je ne prends pas la Sainte-Cène aujourd’hui, parce que j’ai fauté durant la semaine écoulée. Je ne e sens pas digne de la prendre. »

    J’ai souvent entendu cette remarque de frères et soeurs en Christ qui se culpabilisaient sans cesse, se privant de la coupe de bénédiction, en interprétant mal le sens du mot « INDIGNEMENT ».

    Ils s’en privent par peur du jugement de Dieu. Leur crainte est fondée sur ces textes :

    « Celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur mange et boit un jugement contre lui-même. » 1 Corinthiens 11 :29.

    « Celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera COUPABLE envers le corps et le sang du Seigneur. » 1 Corinthiens 11 :28.

    Ce n’est pas en m’abstenant de prendre la coupe du Seigneur que mon coeur sera pur et digne le dimanche suivant !

    La Bible dit que « si nous venons à la Lumière, comme Dieu est lui-même dans la Lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le SANG DE JESUS, SON FILS, NOUS PURIFIE DE TOUT PECHE. » 1 Jean 2 :7.

    Si donc j’ai fauté accidentellement, si je me suis mis en colère, si j’ai laissé de mauvaises pensées envahir mon coeur, etc…, n’est-il pas préférable de confesser ma faute à Dieu avec une sincère repentance, et de croire que le Sacrifice de Christ à la croix, rappelé à ma mémoire par la Sainte-Cène, me lave de cette faute tout en me donnant la force de vaincre le péché qui m’a souillé et de m’en détourner.

    La Sainte-Cène est notre Pâque chrétienne. N’est-elle pas le rappel du PARDON offert en Jésus-Christ qui a versé son sang pour la rémission de nos péchés !

    Nous sommes invités, par elle, à exprimer notre reconnaissance à Jésus-Christ pour la manifestation de son amour envers nous à la Croix, à lui adresser des actions de grâces.

    Lorsque vous participez à la Sainte-Cène, vous communiez en pensée avec les souffrances du Christ votre Sauveur.

    En prenant le pain, vous manifestez votre foi en sa mort qui vous a donné la vie en son corps brisé, meurtri, couronné d’épines, crucifié pour vous épargner la condamnation éternelle. Et vous le louez.

    Quand vous buvez la coupe, discernez qu’elle représente le sang de l’ALLIANCE NOUVELLE que Jésus-Christ a conclue pour votre rédemption et louez le Seigneur.

    Au moment où vous buvez le vin, élevez votre âme vers Dieu en pensant au sang du Christ qui a coulé de son dos flagellé, de son front blessé par les épines, de ses mains et de ses pieds percés par les clous, de son côté transpercé par la lance d’un soldat romain. Dites, par exemple, dans votre coeur : « Merci Seigneur, ton sang versé pour moi sur la Croix m’a purifié de tous mes péchés, de toutes mes souillures. Maintenant je sais que tu m’as racheté par ton précieux sang ».

    LA COUPE DE BENEDICTION

    La Sainte-Cène doit normalement être une source de bénédiction. La coupe n’est-elle pas appelée « coupe de BENEDICTION » ? (1 Corinthiens 10 :16)

    Lorsque nous sommes en communion avec le Seigneur qui est vivant au milieu des siens réunis en son Nom, le Saint-Esprit renouvelle nos forces spirituelles. La

    communion avec le Seigneur est en fait un souper permanent avec Lui puisqu’il a dit :

    « Si quelqu’un ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. » Apocalypse 3 :20.

    Quelle grâce de vivre dans cette intimité de Christ, d’avoir EN NOUS sa vie, son amour, sa force, ses sentiments ! Quelle vie nouvelle merveilleuse ! Vivons-la intensément quand nous prenons la Sainte-Cène.

    La bénédiction peut aussi être pour notre corps. Certains chrétiens attestent qu’au moment de prendre la Sainte-Cène, ils ont fait un ACTE DE FOI dans l’oeuvre de Christ au Calvaire. Ils ont cru fortement aux meurtrissures du Christ dans lesquelles nous avons la guérison (1 Pierre 2 :24) et ils ont expérimenté la délivrance de leurs maladies.

    On ne prend évidemment pas la Sainte-Cène pour être guéri ou béni, mais par obéissance à l’ordre du Christ et pour nous souvenir de Lui et de son sacrifice pour nous. Néanmoins, en le faisant, nous en recevons une bénédiction dans nos vies.

    Celui qui reconnaît en Christ crucifié son Sauveur, trouve dans le repas du Seigneur, la joie de renouveler l’expression de sa foi dans l’oeuvre expiatoire de Christ, dans sa résurrection et dans son prochain retour.

    Le moment pendant lequel on prend la Sainte-Cène se situe entre le passé de la mort de Christ sur la croix et le futur de sa venue sur les nuées du Ciel. Le chrétien y proclame, déclare ouvertement, affirme avec autorité, la valeur, l’efficacité de Jsus accompli à la croix, par lequel nous est communiqué la bénédiction divine.

    Si vous vous sentez coupable d’une faute dont votre conscience vous accuse, si vous avez une profonde conviction de péché produite par le Saint-Esprit, il est alors nécessaire de vous mettre en règle avec le Seigneur. Ne continuez pas votre vie chrétienne avec ce pesant fardeau. Approchez-vous du Seigneur sincèrement et avec foi en son sacrifice pour être pardonné et délivré.

    Nous pourrions dresser toute une liste de fautes qui peuvent être commises en succombant à la tentation, et il appartient à chacun de s’examiner lui-même.

    Nous n’avons pas à nous juger par rapport à autrui, mais par rapport à nous-même, face à Jésus-Christ. Il est la LUMIERE du monde. Devant Lui rien n’est caché. Chacun est donc invité à s’éprouver soi-même en sa présence. 1 Corinthiens 11 :28.

    Mais il est impossible de vivre volontairement dans le péché sans vouloir en sortir et, à la fois, de se présenter à la table du Seigneur pour le louer. C’est en quelque sorte lui dire « Seigneur, je vis dans le péché, je sais que tu es mort pour moi, à cause de ce péché, mais je ne veux pas l’abandonner. « N’est-ce-pas traiter à la légère l’oeuvre du Christ à la Croix ? Cette attitude n’est-elle pas coupable envers le corps et le sang du Seigneur ? C’est manifester du mépris à l’égard du Sacrifice de Jésus à la Croix.

    Si donc nous sommes prisonniers d’un péché, lié par lui, soyons sincère et demandons au Seigneur la délivrance.

    Quand le pain vous est offert, saisissez la victoire par la foi en Christ qui, par sa mort, vous AFFRANCHIT du péché. Le Christ vous aime. Il veut vous aider à sortir de votre tourment intérieur et vous libérer de ce qui vous tient captif. N’a- t-il pas dit :

    « Si le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres « Jean 8 :36

    Cependant, si vous avez péché vous n’avez pas besoin d’attendre le moment de la Sainte-Cène pour demander pardon. C’est à genoux, au pied de la Croix, que l’on saisit le pardon de Dieu à tout moment et en tout lieu, le Christ étant près de vous et avec vous chaque jour.

    Y A-T-IL UNE PREPARATION SPECIALE

    POUR PRENDRE PART A LA SAINTE-CENE ?

    Des chrétiens croient devoir jeûner avant la Sainte-Cène, se basant sur les textes de l’Ancien Testament, tels que Exode 12 et 2 Chroniques 30. Nous savons que les premiers chrétiens prenaient la Sainte-Cène au cours d’un repas fraternel.

    D’autres pensent devoir s’imposer des abstinences ou des privations pour être dignes d’y participer.

    De nos jours, les Juifs pieux observent une longue liste de règles très strictes et contraignantes pour célébrer leur Pâque. En voici quelques-unes :

    .- Eliminer tout « hametz », c’est-à-dire tout levain ou pâte levée car le « hametz » est symbole du péché.

    - Ne pas consommer des produits alimentaires qui n’ont pas été soumis à une surveillance rituelle

     

    Ne pas manger de poisson pané, voir même certains médicaments.

    - Les casseroles doivent être « cachérisées », c’est-à-dire purifiées, même les joints élastiques doivent être ébouillantés après avoir été bien nettoyés,etc…

     

    Autrefois, au temps du roi Ezéchias, beaucoup ne s’étaient pas purifiés et le roi pria pour eux, en disant : « Veuille l’Eternel qui est bon, pardonner à tous ceux qui ont appliqué leur coeur à chercher Dieu ». 2 Chro.30 :18.

    Aujourd’hui, libéré de votre fardeau par la foi en l’oeuvre du Christ au calvaire, prenez joyeusement la Sainte-Cène et exaltez le Nom de votre Sauveur. Il n’y a donc

    pas de préparation spéciale sinon que de s’approcher de la « table du Seigneur » avec sérieux, d’un coeur sincère et vrai, avec de bonnes dispositions de coeur, dans l’humilité, et dans la foi au PARDON du Christ.

    Ainsi vous ne serez plus dans la crainte, mais libéré de toute culpabilité.

    A LA TABLE DU SEIGNEUR

    SE RASSEMBLE

    LA FAMILLE DU SEIGNEUR

    Autrefois l’unité du peuple d’Israël se manifestait à l’occasion de la célébration de la Pâque. Elle s’exprimait aussi autour de la THORA.

    Aujourd’hui, Christ notre Pâque est la Parole vivante qui rassemble autour d’elle tous les disciples. N’a-t-il pas dit : « Là ou deux ou trois se rassemblent en mon Nom, je suis au milieu d’eux. » Matthieu 18 :20.

    Au début de l’Eglise primitive, les chrétiens se réunissaient « tous ensemble dans le même lieu » Actes 2 :44.

    Ils prenaient en commun des repas fraternels appelés « agapes » , du mot grec « agapê » qui signifie « amour ». Au cours de ces repas, ils « rompaient le pain », démontrant ainsi leur appartenance à une même famille spirituelle se nourrissant du même PAIN DE VIE.

    « Nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps ; car nous participons tous à un même pain. » 1 Corinthiens 10 :17

    L’union avec le Maître a pour résultat normal l’unité des frères. « Celui qui aime Dieu aime aussi son frère. » 1 Jean 4 :21.

    S’il y a cassure, rupture de la communion fraternelle, séparation, la Bible nous invite à la réconciliation : « Si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonnés, pardonnez-vous aussi. » Colossiens 3 :13.

    Parfois des critiques, de mauvaises paroles dites sur nous ont pour effet de nous isoler. L’amertume, le ressentiment, la rancune prennent place dans le coeur, au lieu du pardon, de l’amour. S’il en est ainsi pour vous, suivez le conseil de Jésus :

    « Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse-là ton offrande, et va d’abord TE RECONCILIER avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande. » Matthieu 5 :23/24.

    Jésus-Christ a dit : « VOUS ETES TOUS FRERES ». A la table du Seigneur, il n’y a pas de distinction de classe ni de race. Tous ont le même privilège et la même grâce d’être accueillis par Jésus-Christ en sa présence puisque tous sont par lui ENFANTS DE DIEU. Jean 1 :12.

    « Que votre foi en notre glorieux Seigneur Jésus-Christ soit exempte de toute acception de personnes. « Jac.2 :1.

    Au temps des apôtres, il y eut une discussion pour savoir si les chrétiens d’origine juive et circoncis pouvaient prendre part à la table du Seigneur avec les chrétiens d’origine païenne et incirconcis qui venaient d’être sauvés.

    Selon leur coutume, les Juifs devaient s’abstenir de manger avec les païens (Actes 11 :3), car les païens étaient considérés comme « impurs » parce qu’ils mangeaient des animaux étouffés ou interdits par la loi. Au cours d’une vision, l’apôtre Pierre apprit du Seigneur, que désormais il ne fallait plus être soumis à cette loi ancienne.

    A la rigidité de la LOI a succédé l’UNITE dans la FOI , une FRATERNITE nouvelle en Jésus-Christ.

    Lorsque nous prenons la Sainte –Cène dans notre église, rappelons-nous que nous nous réunissons :

    . comme UN SEUL TROUPEAU autour du MEME BERGER. Jean 10/16.

    . comme DES FRERES autour d’UN MEME MAITRE.

    . comme DES SARMENTS attachés au MEME CEP. Jean 15 :4.

    Quoique plusieurs, nous participons à UN MEME PAIN ayant un même langage, un même sentiment. Philippiens 2 :2/5.

    CELA A ETE RENDU POSSIBLE par la Mort de Christ sur la Croix et nous le confessons en prenant le pain et le vin.

    LE SACRIFICE DE LOUANGE

    Sous la loi de Moïse, l’immolation d’une victime s’accompagnait de la louange sous forme d’actions de grâces rappelant le souvenir des oeuvres miraculeuses de Dieu en faveur de son peuple. Parmi ces chants de louanges on cite les Psaumes 105, 106, 107 et le Psaume 50 :14/23.

    Aujourd’hui, il n’y a plus de victime à immoler comme cela se pratiquait sous l’ancienne alliance (Nomb. 15 :3). Le seul sacrifice agréé de Dieu pour le salut du monde a été accompli à la croix.

    Maintenant, il nous appartient d’offrir à Dieu :

    « Un sacrifice de louange :

    le fruit des lèvres qui confessent son NOM » Héb. 13 :15, c’est-à-dire notre reconnaissance.

    Ainsi , nous rendons à Dieu un culte qui lui est agréable par la ferveur de notre foi. « Offrez pour sacrifice à Dieu des actions de grâces. » Psaume 50 :14 et Hébreux 12 :28.

    La Bible dit :

    « toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’Il vienne ».

    En prenant la Sainte-Cène, notre geste « proclame » ou « annonce » SA MORT. Cela veut dire que nous affirmons, nous confessons, avec un accent de louange venant d’une conviction inébranlable, d’une foi profonde et ferme en l’oeuvre du Christ à la croix, qu’il est mort pour nous.

    Au culte de Sainte-Cène, chacun est invité à l’action de grâces, à glorifier Dieu qui a ressuscité Son Fils et, par Lui, a fait naître un peuple de rachetés, de sauvés. Le mot grec traduit par « action de grâces » veut dire aussi louange.

    Dieu dit : « Celui qui offre pour sacrifice des actions de grâces me glorifie. » Psaume 50 :23.

    Faisons-le avec un coeur débordant de gratitude et de joie.

    UNE FETE

    Nous sommes invités à célébrer le culte de la Sainte-Cène comme une fête, car « Christ est notre Pâque ». 1 Corinthiens 5 :7.

    L’accent d’un culte doit être celui de la joie. Cette allégresse s’exprime par des exclamations de louanges à Celui qui nous a sauvés. « C’est Lui qui a été immolé. » Apocalypse 5 :9 et Luc 22 :28.

    « Il a été conduit comme une brebis muette vers le calvaire. »

    « Il n’a point ouvert la bouche. » Esaïe 53 :7.

    « Il n’a pas rendu l’injure à ceux qui l’injuriaient ; » 1 Pierre 2 :23.

    Même sur la croix, ses paroles ont été des paroles d’amour :

    « Père pardonne leur », disait-il . Luc 23 :24.

    Par Lui nous avons la vie éternelle. En prenant la Sainte-Cène, dites en vous-même : « A cause de moi, il a été flagellé, meurtri, blessé pour mes péchés, couronné d’épines, cloué à la croix, châtié de Dieu à ma place. »

    « Le châtiment qui me donne la paix avec Dieu est tombé sur LUI. » Esaïe 53 :5. Il est mort à ma place portant mes péchés. Il a été condamné à ma place et maintenant je suis sauvé grâce à SA mort. Toutes mes offenses sont effacées et il n’y a plus de condamnation pour moi. Romains 8 :1.

    C’est tout cela que nous célébrons en prenant la Sainte-Cène. C’est la fête de la VICTOIRE DE JESUS-CHRIST pour nous :

    . victoire sur le péché en donnant sa vie sur la croix,

    . victoire su la mort en sortant vivant du tombeau,

    . victoire sur toutes les puissances sataniques.

    Chaque fois que nous prenons le pain et le vin, nous réaffirmons avec joie que nous lui appartenons, qu’Il nous a rachetés par son sang, et que, morts avec Lui au péché

    qu’Il a expié pour nous, nous avons aussi avec Lui une vie nouvelle et éternelle.

    QUAND DEVONS-NOUS

    PRENDRE LA SAINTE-CENE ?

    Aux premiers jours de l’Eglise, le partage du pain était pratiqué chaque jour dans les maisons, à Jérusalem, dès qu’il y eut des baptisés.

    Ensuite, ils se réunissaient le premier jour de la semaine, c’est-à-dire le dimanche. Actes 20 :7.

    La Bible dit : « Toutes les fois que vous mangez ce pain » 1 Corinthiens 11 :26. Il est donc logique et normal de suivre l’exemple des premiers chrétiens et de le prendre chaque dimanche puisque le culte de Sainte-Cène enrichit et fortifie la foi du chrétien et cela régulièrement « jusqu’à ce que Jésus revienne » !

    JUSQU'A CE QU’IL REVIENNE

    « Je ne boirai plus du fruit de la vigne jusqu’au jour… » »

    En disant cela, Jésus sait qu’il va mourir, c’est sa dernière soirée ici-bas en son corps. Les jours de sa chair s’achèvent. Et il sait qu’un jour il célèbrera un autre repas.

    La Sainte-Cène préfigure le dernier festin qui rassemblera tous ceux qui sont sauvés depuis le temps des apôtres jusqu’au retour de Christ. Il y aura des croyants de toute nation, de tout peuple, de toute langue, de toute tribu. Ce sera une grande foule que personne ne pourra compter. Apocalypse 5 :7/9.

    Cette foule nombreuse, vêtue de robes blanches, entonnera avec une voix puissante la louange au Seigneur en disant :

    « Alléluia ! Car le Seigneur notre Dieu tout-puissant est entré dans son règne. « Réjouissons-nous et soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire ; car les noces « de l’agneau sont venues ». Apoc. 19 :6/7.

    Quand l’apôtre Jean reçut de Jésus-Christ cette révélation, un ange lui dit :

    « Heureux ceux qui sont appelés au festin de noces de l’agneau. » Apocalypse 19 :4

    Jésus a promis : « Je reviendrai ». Sa promesse est certaine. Ce jour-là, il nous invitera à sa table, à son festin. Il l’a dit en instituant la Sainte-Cène.

    « Je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau AVEC VOUS dans le royaume de mon père. » Matthieu 26 :29.

    La Sainte-Cène annonce le JOUR DE SA VENUE.

    Chantez votre joie à la Sainte-Cène, car ce « repas du Seigneur » annonce le grand festin qui aura lieu lors de Son retour.

    Il a dit à ses disciples :

    « Vous mangerez et boirez à ma table. » Luc 22 :30.

    Et il a promis à ses serviteurs vigilants :

    « Le Maître se ceindra, les fera mettre à table et s’approchera pour les servir. » Luc 12 :37.

    Cela est pour bientôt. Soyez dans l’allégresse et louez Jésus pour son amour.

    Non seulement il vous a pardonné tous vos péchés par son sacrifice, mais il a fait de vous un enfant de Dieu, héritier avec lui. Vous serez A SA TABLE dans son royaume, lors du banquet céleste avec Abraham, Isaac, Jacob (Matthieu 8 :11), les apôtres et tous les rachetés !

    Il vous donnera un CORPS DE GLOIRE semblable au sien et un VETEMENT BLANC pour régner avec lui.

    Le sacrifice de Jésus à la croix que vous rappelez en prenant le pain et le vin est la garantie de votre entrée au BANQUET FINAL.

    TABLE DES MATIERES

    pages

    Le dernier souper de Jésus…………………………………………………

    Rompre le pain………………………………………………………………..

    La Pâque juive…………………………………………………………………

    Les récits bibliques de la Sainte-Cène……………………………………

    Le Pain………………………………………………………………………….

    La Coupe……………………………………………………………………….

    Faites ceci en mémoire de moi…………………………………………….

    La transsubstantiation……………………………………………………….

    Communion au corps et au sang de Christ………………………………

    Le pain de vie………………………………………………………………….

    Qui peut participer à la Sainte-Cène ?...................................................

    La coupe de bénédiction……………………………………………………

    A la table du Seigneur……………………………………………………….

    Se rassemble la famille du Seigneur……………………………………..

    Le Sacrifice de louange……………………………………………………..

    Une fête…………………………………………………………………………

    Jusqu’à ce qu’Il vienne………………………………………………………