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LA VIE APRES LA MORT

LA VIE APRES LA MORT
Espérance sublime des chrétiens
Clément LE COSSEC

« JE SUIS LA RESURRECTION ET LA VIE »
Evangile de Jean, 11 :25

 

« LA MORT S’EST ETENDUE A TOUS LES HOMMES »

Romains 5 :12

 

La vie après la mort angoisse l’homme plus que la mort elle-même lorsqu’il n’a ni foi, ni espérance.

Pour tenter d’échapper à cette frayeur universelle, certains s’illusionnent en affirmant sans preuve : « après la mort, il n’y a rien, le rideau tombe. »

Ce que la Bible dit à propos de la vie dans l’au-delà apporte au chrétien quiétude et paix. La révélation biblique ouvre le voile sur ce monde que le langage humain ne peut parvenir à bien faire comprendre tellement il diffère de la matière.

Nous allons nous y introduire par les textes dont le sens est à notre portée, sans nous laisser emporter par l’imagination et en nous fixant pour règle de ne dire que ce que la Bible dit, sans plus, de ne préciser que ce que la Bible précise.

Lorsqu’un être cher meurt, nous disons :

« Dieu l’a repris. C’était son heure. Il est en paix. Il a rendu l’âme. Ses souffrances sont finies. C’était sa destinée…etc ». Et nous nous posons bien des questions : « où est-il ? Est-ce qu’il nous voit ? Le reverrons-nous ? Le reconnaîtra-t-on quand nous le reverrons ? »

La Bible perce le mystère de la vie dans l’autre monde. Elle mentionne le sort que connaissent et reconnaîtront les humains. Elle apporte certaines réponses suffisantes à nos questions.

En regardant l’album de famille, de la naissance à la mort, une vie n’est qu’images et souvenirs. C’est peu ! C’est court et le sort éternel est joué dans cet espace de temps. L’option est irréversible.

La mort est une réalité inéluctable à laquelle tout homme et toute femme seront confrontés un jour. Tôt ou tard cela arrive.

Pourtant certains vivent comme si la mort ne pourra jamais les atteindre. Cela ne les concerne pas. Ce sont les autres qui meurent. Ce sera toujours assez tôt, disent-ils, pour s’y intéresser plus tard. Puis, quand la mort frappe brutalement des proches et emporte dans l’au-delà un être cher, le choc de la séparation met fin à l’indifférence.

 

La réalité de la mort n’est pas non plus élucidée si l’on renonce à vouloir en comprendre le mystère.

550.000 Français meurent chaque année et il n’y a pas assez de place dans les cimetières. 1220 hectares y sont consacrés dans la région parisienne. Là sont les corps qui retournent à la poussière. Les morts sont là et ils ne sont plus là.

Après sa désobéissance à l’ordre divin, Adam entendit cette sentence : » C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras ton pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière et tu retourneras à la poussière ». Genèse 3 :19.

Cette destinée humaine est identique pour tout homme. C’est une égalité immuable.

« Tous les jours qu’Adam vécut furent de neuf-cent-trente ans, puis il mourut. » Genèse 5 :5

Telle est l’origine du drame de l’humanité. C’est la sanction de la désobéissance du premier homme.

« Par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché LA MORT, et ainsi la mort s’est étendues à tous les hommes parce que tous ont péché » Romains 5 :12

« La mort est venue par un seul homme », c’est pourquoi l’apôtre Paul a écrit « tous meurent en Adam ». 1 Corinthiens 15 :21-22

QU’EST-CE QUE LA MORT ?

 

Ce n’est pas un terme, quoique tout s’interrompe à ce moment-là…et que l’on murmure près du mourant : « c’est la fin ! ». C’est la fin de l’existence terrestre et le commencement d’une autre forme de vie dans le monde des esprits. La vie passée se continue par la vie sans fin dans le monde invisible à nos sens physiques.

C’est le « passage obligatoire » pour tous dans l’Univers immatériel. La destinée de tout être humain est de passer de ce monde visible au monde invisible. La vie n’a de sens que lorsque nous apercevons ce qui vient après elle.

 

QU’Y A-T-IL DONC DE L’AUTRE COTE ?

 

La Bible dévoile des réalités difficiles à expliquer avec le langage humain. Jésus-Christ lui-même a dû employer des mots ordinaires, simples pour imager des lieux dont on a de la peine à imaginer la splendeur.

Il dit notamment :

« Il y a plusieurs demeures dans la Maison de mon Père » Jean 14 :2

Chacun peut se représenter cette maison et ses demeures à sa manière. Elles n’ont certainement rien de comparable aux nôtres.

Notre raison ne peut que balbutier devant la sobriété des descriptions faites dans un langage courant, à la portée de notre compréhension.

Ce qui importe c’est de savoir si notre place est préparée dans la maison du Père.

La Bible révèle l’existence de plusieurs lieux où vont les morts.

 

1. LE SEJOUR DES MORTS ET LES TOURMENTS

 

Chéol, ou Shéol, est un mot hébreu équivalent de l’Hadès en grec. Nos versions françaises de la Bible les rendent par « séjour des morts ».

L’origine du mot a quelques rapports avec l’idée d’un trou, d’un gouffre, d’une fosse profonde fermée par des portes.

« Je disais : quand mes jours sont en repos, je dois m’en aller aux portes du séjour des morts ». Esaïe 38 :10 (voir aussi Matthieu 16 :18)

Cette idée se retrouve dans la conception hébraïque du shéol :

« Plus profonde que le séjour des morts » Job 11 :8

« Tu délivres mon âme du séjour profond des morts » Psaume 86 :13

« Pour le sage, le sentier de la vie mène en haut, afin qu’il se détourne du séjour des morts qui est en bas » Proverbes 15 :24

Le séjour des morts est présenté dans l’Ancien Testament comme étant un lieu de désolation où la vie des esprits des morts se poursuit, un pays de ténèbres d’où l’on ne revient pas et où il n’y a aucune communication avec Dieu.

« Celui qui descend au séjour des morts, ne remontera pas » Job 7 :10

C’est là que vont les pécheurs :

« Le séjour des morts engloutit ceux qui pèchent » Job 24 :19

Les chrétiens n’y vont pas puisque leurs péchés ont été expiés par Jésus-Christ sur le Calvaire et qu’ils ont été effacés pour toujours : « Je ne me souviendrai plus de leurs péchés, dit le Seigneur ».

Hébreux 10 :17

Jésus lui-même a mentionné le séjour des morts, lorsqu’il a raconté l’histoire du riche et du pauvre Lazare. Il dit : « Le riche mourut et fut enseveli. Dans le séjour des morts, il leva les yeux ; et tandis qu’il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham et Lazare dans son sein ». Luc 16 :23

Le riche était dans le séjour des morts qu’il appelle lieu de tourments (Luc 16 :28). Il y était, non pas parce qu’il avait été riche sur la terre, mais parce qu’il n’a avait pas pratiqué la loi royale : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » Jacques 2 :8, qu’il n’avait accordé à Lazare que les miettes qui tombaient de sa table couverte de mets en abondance.

Le Christ met en parallèle le séjour des morts et les tourments dans ce récit du riche et de lazare.

L’apocalypse, dernier livre de la Bible, est la révélation de Jésus-Christ à l’apôtre Jean. Il y est précisé que le séjour des morts et le Diable furent jetés dans l’étang de feu, lieu de tourments (Apocalypse 20 :10-14)

LA GEHENNE

Pour illustrer les tourments, Jésus a parlé de la Géhenne.

La Géhenne, ou « Gé-hinnom », est l’une des vallées au pied des murs de Jérusalem. Elle aboutit près de Siloé. Il est probable que dans cette vallée on a adoré Moloch, auquel on sacrifiait des enfants, et Baal (2 Rois 23-10 – 2 Chroniques 28 : 2). Pour empêcher le retour de ces sinistres rites païens, Josias souilla ce lieu qui devint l’endroit où le feu consumait les détritus de la ville et les cadavres d’animaux.

Géhenne est dans son acceptation eschatologique le lieu des châtiments après la mort. Jésus l’emploie comme image.

« Celui qui dira à son frère : insensé, mérite d’être puni par le feu de la géhenne » Matthieu 5 :22

« Craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne » Matthieu 10 :28

« Comment échapperez-vous au châtiment de la géhenne ? » Matthieu 23 :33

Il utilise également d’autres mots du langage courant pour mettre en évidence les tourments :

« Le Fils de l’homme enverra ses anges qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l’iniquité et ils les jetteront dans la fournaise ardente où il y aura des pleurs et des grincements de dents ». Matthieu 13 :41 -42 et 50

« Jetez-le dans les ténèbres du dehors où il y aura des pleurs et des grincements de dents ». Matthieu 22 :13 et 25 :30

Une vie de tourments après la mort, nul être la désire. Pour y échapper, le Christ a montré la voie du Salut. Il a pris sur Lui le tourment, le Châtiment (Esaïe 53) à sa mort au calvaire. La Bible affirme à ceux qui croient en Lui qu’ils ne connaîtront pas la condamnation (Romains 8 :1) : « Il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ ». Seuls ceux qui ne croient pas seront condamnés. (Marc 16)

Le Christ a dit la vérité. Sa Parole ne peut être mise en doute. Il y a un séjour des morts où le tourment existe. Mais il y a aussi un lieu de repos, de paix, de félicité.

 

2. LE PARADIS

 

Le mot Paradis n’existe qu’en trois passages du Nouveau Testament :

« Aujourd’hui, je te le dis, tu seras avec moi dans le Paradis » (Luc 23 :43

« Cet homme fut enlevé dans le Paradis » 2 Corinthiens 12 :4

« À celui qui vaincra je donnerai à manger de l’arbre de vie qui est dans le Paradis de Dieu » Apoc. 2 :7

L’ hébreu « paradis » dérive du vieux persans « païridaêza » et signifie « enclos » ou « jardin ». Il est aussi appelé « le sein d’Abraham ». Luc 16 :22

Certains considèrent le « Paradis » comme le séjour temporaire des chrétiens, une place à part dans le troisième ciel, un lieu de repos dans l’attente de la résurrection.

Ce qui importe n’est pas ce que l’on imagine, mais ce que la Bible dit de précis en ce qui concerne la vie des chrétiens dans l’au-delà, dans l’attente de la résurrection.

 

OU VONT LES CHRETIENS AUSSITOT APRES LA MORT ?

 

Le désir de connaître notre destinée dans l’autre monde est une curiosité légitime.

L’apôtre Paul écrivait aux chrétiens de Thessalonique :

« Je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous affligiez pas comme ceux qui n’ont pas d’espérance. » 1 Thessaloniciens 4 :13

L’expression « ceux qui dorment » désigne les morts avec la notion de repos.

« Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! Oui, dit l’Esprit, afin qu’ils se reposent de leurs travaux, car leurs oeuvres les suivent. » Apocalypse 14 :13

Mourir dans le Seigneur c’est entrer dans le repos. Ce n’est pas un sommeil inconscient. Les morts qui meurent dans le Seigneur sont HEUREUX dès leur mort.

Le chrétien comme l’incroyant subissent l’un et l’autre le même sort quant à la mort physique. Leurs corps retournent à la poussière et passent par le processus de la corruption.

Ce qui meurt, c’est le corps. En ce sens, la mort est la cessation de la vie terrestre.

Quant à l’âme, siège de la personnalité, elle se sépare du corps, s’en détache. Elle survit au corps.

L’apôtre Jacques a écrit :

« Le corps sans âme est mort » (Jacques 2 :26)

Mais l’âme sans corps continue à vivre dans un autre monde, celui de l’invisible pour notre vue humaine.

Il est matériellement impossible avec notre langage terrestre d’expliquer l’invisible, ce qui est immatériel, impalpable et infini.

Cependant, la Bible contient quelques révélations suffisantes pour notre foi. Par elles nous recevons consolation et espérance.

L’apôtre Paul a été « ravi jusqu’au troisième ciel, enlevé dans le paradis ». 1 Corinthiens 12 :2-4

Il ne dit pas ce qu’il a vu. Il précise seulement qu’il a entendu des paroles ineffables. Il ne mentionne pas qui les a prononcées. Le langage humain, terrestre, étant incapable de traduire ces paroles, il n’en donne aucun détail.

Nous savons seulement que cette révélation extraordinaire qualifiée par l’apôtre d’excellente, a été vécue par lui sans avoir conscience d’être avec ou sans son corps.

Il est entré dans le Paradis et il dit que cette expérience a pu se faire « hors de son corps ». On appelle cela la « dé corporation », c’est-à-dire sortir du corps.

À la mort, la personne sort de son corps et l’abandonne sur terre, tout comme le papillon aux ailes éclatantes sort de sa chrysalide et la laisse sur la terre pour s’envoler au soleil.

Ce Paradis, ou troisième ciel, dans lequel l’apôtre Paul est allé, où est-il situé ? Est-il au-delà des centaines de milliers de galaxies en mouvement dans l’univers et constituées par des dizaines de milliers de systèmes planétaires ?

Qui saurait en préciser l’endroit dans l’immense cosmos ? Ceci n’a que peu d’importance. L’essentiel est de savoir que nous y serons un jour et que le Christ l’habite.

Après sa mort sur la croix, sa résurrection, son ascension, « Jésus est entré dans le sanctuaire qui n’a pas été fait de main d’homme ». Il est entré :

« DANS LE CIEL MEME » Hébreux 9 :24

Quand les apôtres assistaient à l’ascension de Jésus, deux anges leur apparurent et leur dire : »Ce Jésus que vous avez vu allant au ciel, reviendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel ». Actes 1 :11

Oui, Jésus est allé au ciel.

Dans le ciel, Il comparait pour nous devant la face de Dieu. Il intercède pour nous. (Romains 8)

Par la foi, nous pouvons déjà y avoir accès dit la Bible :

« Nous avons par le moyen du sang de Jésus une libre entrée dans le Sanctuaire, (là où le Christ est entré, c’est-à-dire dans le ciel même), par la route nouvelle et vivante – il n’y en a qu’une – qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire de sa chair. » Hébreux 10 :19-20.

Par sa mort sur la croix, le Christ nous a ouvert l’entrée dans le ciel même ! Quelle grâce merveilleuse !

Peu avant de mourir, Jésus dit à ses apôtres :

« Je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi » (Jean 14 :3)

 

Etre avec Lui et être LA OU IL EST, voilà ce que Jésus a promis à ses disciples.

Serons-nous avec Lui aussitôt après la mort ?

La réponse est affirmative. L’apôtre est formel quant à cette rencontre avec le Christ dès le départ de cette terre, dès que nous quittons notre corps, qu’il compare à une tente provisoire,

« Si cette tente où nous habitons est détruite, (c’est-à-dire si la mort survient), nous avons dans le ciel un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’est pas faite de main d’homme. » 2 Corinthiens 5 :1

L’apôtre dit très nettement que notre édifice est

DANS LE CIEL

Et non pas dans un lieu intermédiaire, dans une sorte de salle d’attente, appelée « purgatoire ».

« Nous sommes pleins de confiance, ajoute-t-il, et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur. » 2 Corinthiens 5 :8

Sa foi dans l’au-delà est telle qu’il s’exclame :

« J’ai le désir de m’en aller et d’être AVEC CHRIST » Philippiens 1 :23

M’en aller, dit l’apôtre. La mort est pour lui un départ pour une destination bénie et non pas un terminus, un anéantissement.

S’en aller ! mais où ?

« AUPRES DU SEIGNEUR, AVEC LE SEIGNEUR » affirme-t-il.

Là où est le Seigneur, c’est LE CIEL. N’est-il pas écrit : « Jésus-Christ est à la droite de Dieu, depuis qu’il est allé AU CIEL » ? 1 Pierre 3 :22

Donc, pas de doute possible, le chrétien qui quitte la terre laisse son corps ici-bas et son âme va AU CIEL, AVEC LE SEIGNEUR.

Nous voilà clairement informés. C’est précis, c’est UNE CERTITUDE.

Rien d’étonnant que l’apôtre Paul ait dit : » Christ est ma vie, LA MORT M’EST UN GAIN. » Philippiens 1 :22

Sur cette terre, DANS notre corps, nous sommes « LOIN DU SEIGNEUR », dit-il (2 Corinthiens 5 :6). Voilà pourquoi la mort est pour lui un gain et qu’il préfère « QUITTER son corps pour DEMEURER auprès du Seigneur ». 2 Corinthiens 5 :8

L’apôtre désirait s’en aller, mais il respectait la vie. Nul n’a le droit de la détruire : « Tu ne tueras pas » (Marc 10 :19), tel est le commandement de Dieu. À notre époque où l’on parle tant d’avortement, d’euthanasie, de suicide, il est important de rappeler que dès l’apparition de la vie et tant qu’elle est là, tuer ou se tuer est une atteinte à l’ordre divin. Le fait qu’en demeurant dans le corps nous soyons « loin » ne contredit pas la promesse de Christ d’être avec ses disciples chaque jour ici-bas, jusqu’à son retour (Matthieu 28 :20).

Etre loin signifie simplement marcher par la foi, sans avoir accès à la présence VISIBLE de Christ, alors que cela sera une réalité dans le Ciel.

« Nous gémissons dans cette tente, désirant revêtir notre DOMICILE CELESTE ». 2 Corinthiens 5 :2

 

LA RESURRECTION

 

Le mystère de la résurrection nous est révélé dans la Bible. Plusieurs textes lèvent le voile et nous en font découvrir la signification.

Le mot résurrection a le sens de retour à la vie terrestre dans le cas des résurrections accomplies par le Seigneur Jésus lors de son ministère terrestre :

1. La résurrection d’une jeune fille de douze ans, Thalitha (Luc 8 :55). Elle était à la maison.

2. La résurrection d’un jeune homme, fils de la veuve de Naïn (Luc 7 :13-16). Il était dans le cercueil

3. La résurrection de Lazare de Béthanie (Jean 11 :44). Il était dans le tombeau depuis 4 jours.

 

Par ces résurrections, Jésus-Christ a démontré son pouvoir extraordinaire de redonner la vie, de faire revenir l’esprit dans le corps. Lorsque Jésus dit à Talitha « Lève-toi !», il est écrit que « son esprit revint en elle » Luc 8 :55

Ces résurrections le furent pour une vie terrestre limitée puisque ces morts ressuscités moururent à nouveau.

Il y a les résurrections qui ne sont pas le retour à la vie terrestre et dont Jésus a précisé les raisons : soit pour la vie éternelle, soit pour le Jugement (Jean 5 :24-29). « Il y aura une résurrection des justes et des injustes ». Actes 24 :15.

La résurrection des chrétiens, « rendus justes par Jésus-Christ » (Romains 5 :19), aura lieu lors du retour de Jésus-Christ. Paul l’appelle la « hors-résurrection d’entre les morts ». (Traduction littérale du texte original de Philippiens 3 :11).

 

LES MORTS EN CHRIST RESSUSCITERONT PREMIEREMENT

 

« Dieu ramènera par Jésus et avec Lui ceux qui sont morts » 1 Thessaloniciens 4 :14

Ceci se produira lors du retour de Christ, comme le précise l’apôtre Paul :

« Voici en effet ce que nous vous déclarons d’après la parole du Seigneur : nous LES VIVANTS, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts…Le Seigneur lui-même descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants qui seront restés nous serons ENSEMBLE enlevés avec eux sur des nuées à la rencontre du Seigneur dans les airs ». 1 Thessaloniciens 4 :15-17.

On peut s’imaginer aisément que ceux qui mourront juste avant le retour du Christ ressusciteront, soit sur leur lit, soit dans leur cercueil, soit dans la tombe, et qu’ils se joindront aux vivants pour monter à la rencontre du Seigneur. Mais comment peut se faire cette résurrection pour ceux qui sont morts il y a mille ou deux-mille ans ?

- Comment feront-ils pour ressusciter, les chrétiens qui ont été dévorés par les lions ?

 

Cette question était formulée par des étudiants dans un restaurant de la ville de Caen où mon camarade René Hébert et moi-même prenions de temps à autre notre repas, en 1941. Ils avaient remarqué notre recueillement pour l’action de grâce avant de prendre nos repas. Ils firent cette réflexion pour se moquer de nous et tenter de nous mettre dans l’embarras quant à notre foi.

Ils étaient manifestement ignorants, comme tant d’autres, de ce qu’est la résurrection des croyants au retour de Christ.

Il est effectivement facile de concevoir la résurrection de ceux qui sont dans les sépulcres, mais en ce qui concerne ceux qui ont été dévorés par les lions, ceux qui ont été brûlés sur des bûchers et dont les cendres ont été dispersées, ceux qui ont été désintégrés par la bombe atomique et dont on n’a pas retrouvé la trace, comment cela se fera-t-il ?

Fort heureusement, la Bible apporte l’explication du mystère :

« Quelqu’un dira : comment les morts ressuscitent-ils, et avec quel corps reviennent-ils ? » 1 Cor. 15 :35.

Après avoir posé cette question que nous vous posons aussi, l’apôtre Paul apporte une réponse simple et claire :

« Ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps qui naîtra…toute chair n’est pas la même chair : autre est la chair des hommes, autre celle des quadrupèdes, autre celle des oiseaux, autre celle des poissons… Il y a aussi des CORPS CELESTES et des corps terrestres…Ainsi en est-il de la résurrection, il est semé CORPS ANIMAL, il ressuscite CORPS SPIRITUEL » 1 Corinthiens 15 :37-44.

La résurrection n’est pas le retour du corps mort à la vie terrestre, c’est LE CHANGEMENT DE CORPS LE REVETEMENT D’UN CORPS NOUVEAU, différent du premier quant à sa constitution. « De même que nous avons porté l’image du terrestre, nous porterons aussi l’image du céleste ». 1 Corinthiens 15 :49

« Ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps qui naîtra ; c’est un simple grain de blé peut-être. » 1 Corinthiens 15 :37

Ainsi en est-il de la résurrection !

Si ici-bas on « vit et demeure dans la chair », comme le dit l’apôtre Paul (Philippiens 1 :22 et 24), il n’en est plus ainsi dans l’au-delà. Les morts en Christ vivent auprès du Seigneur dans l’attente du revêtement du CORPS CELESTE à l’heure de la résurrection.

Dieu, qui a créé les 790.000 espèces animales et les milliards d’étoiles, est capable de nous former en un instant un autre corps.

« Les morts ressusciteront premièrement « 1 Thessaloniciens 4 :16 . Etant donné que cela concerne TOUS LES CHRETIENS morts au cours des siècles depuis la mort du Christ au Calvaire, et qu’il n’est pas question de redonner vie terrestre à des corps morts, on à peine à imaginer comment se produira cette résurrection d’autant plus qu’il est écrit que les VIVANTS seront CHANGES pour qu’ensemble ils soient réunis sur les nuées du ciel. La résurrection des morts et le changement des vivants seront instantanés (1 Corinthiens 15 :52)

La notion du temps et de la distance ne sera plus.

Des élèves d’un Centre de Formation Biblique n’arrivaient pas à comprendre comment se ferait la rencontre sur des nuées de tous les chrétiens du monde entier alors que la terre est ronde. Je leur faisais remarquer que la terre a 40.000 km de circonférence tandis que la lumière parcourt 300.000 km à la seconde, et qu’un simple calcul permettait de comprendre que si les chrétiens étaient enlevés à cette vitesse, il suffirait d’un dixième de seconde pour assembler les milliards d’hommes et de femmes qui depuis près de 20 siècles constituent l’Eglise qui appartient à Christ.

Le revêtement du corps nouveau sera si rapide qu’on ne peut le concevoir vraiment. Même nos vêtements d’ici-bas disparaîtront comme par enchantement, en un clin d’œil, pour être remplacés par un vêtement blanc.

« Celui qui vaincra sera revêtu d’un vêtement blanc » Apocalypse 3 :5.

« Ceux qui sont revêtus de vêtements blancs ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. » Apocalypse 7 :13-14

« Et il a été donné à l’Epouse de l’Agneau de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur. » Apoc. 19-8 et 14.

Les chrétiens qui sont déjà auprès du Seigneur et ceux qui sont sur terre se trouveront ensemble vêtus de blanc à une rapidité telle qu’elle défie toute imagination. Dieu qui a créé la lumière et qui est lumière n’est pas prisonnier ni du temps, ni de l’espace et Il accomplira ce miracle de la réunion de tous les rachetés.

Ce sera une RENCONTRE INSTANTANEE des uns et des autres pour aller vers le Seigneur « dans les airs » (1 Thessaloniciens 4 :17).

Les atomes et les molécules terrestres du corps (la chair et le sang qui ne peuvent hériter le Royaume de Dieu – 1 Corinthiens 15 :50) se désintègreront en un clin d’oeil et disparaîtront à jamais pour faire place à des corps nouveaux.

Ce n’est pas le corps terrestre qui revivra, mais le terrestre mortel sera remplacé par le céleste immortel.

Cela s’appelle LE CHANGEMENT ou LA TRANSFORMATION.

« Notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur et Seigneur Jésus-Christ, qui TRANSFORMERA le corps de notre humiliation en le rendant SEMBLABLE au CORPS DE SA GLOIRE. » Philippiens 3 :20-21

Tout comme le grain mort, vidé de sa vie, laisse la place à un grain neuf, ainsi la nature terrestre sera muée en une autre nature céleste, incorruptible, parfaite, comparable à celle du Christ lui-même.

« Ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps qui naîtra, c’est un simple grain de blé peut-être, ou de quelque autre semence ; puis Dieu lui donne un corps COMME IL LUI PLAIT. » 1 Corinthiens 15 :37-38. Et Il lui plaît de nous donner un CORPS GLORIEUX semblable à celui de son Fils Jésus Ressuscité ! Quelle grâce !

Jésus dit : « Ceux qui seront trouvés dignes d’avoir part au siècle à venir et à la résurrection des morts ne prendront ni femmes ni maris, car ils ne pourront plus mourir parce qu’ils seront semblables aux anges, et qu’ils seront fils de Dieu, étant fils de la résurrection. » Luc 20 :35-36

A tous ceux qui croient en Jésus, il leur est donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu (Jean 1 :12), et ils auront part à cette résurrection au retour de Jésus-Christ, selon cette promesse :

« Christ est ressuscité des morts, Il est les prémices de ceux qui sont morts…Tous revivront en Christ, chacun en son rang, Christ comme prémices, puis CEUX QUI APPARTIENNENT A CHRIST, lors de son avènement. 1 Corinthiens 14 :20-23.

 

LA RESURRECTION DE JESUS-CHRIST

 

La mort est LE PASSAGE qui s’ouvre pour le chrétien vers une autre VIE plus belle, dans une paix et un bonheur sans fin.

LA RESURRECTION DE CHRIST EN EST LE GAGE.

Le corps du Christ n’a pas connu la corruption (Actes 2 :27). Il a subi un changement, avec des propriétés nouvelles que nous ne pouvons expliquer.

Sa transfiguration en était comme le prélude :

« Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage changea, son vêtement devin d’une éclatante blancheur. Et voici deux hommes s’entretenaient avec lui : c’étaient Moïse et Elie qui apparaissant dans la gloire parlaient de son départ qu’il allait accomplir à Jérusalem. » Luc 9 :28

Voilà un peu le voile soulevé pour nous faire comprendre que la vie continue après la mort et que le Christ dont le visage et le vêtement changèrent sur le Mont de la Transfiguration a triomphé de la mort.

À sa résurrection, Il n’avait plus sa tunique qui avait été tirée au sort par les soldats sur le mont Golgotha. Il avait un nouveau vêtement. C’est là un mystère. Notre curiosité voudrait en savoir plus, mais il est vain de vouloir expliquer ce que la Bible n’explique pas. Ce qu’elle nous enseigne avec sobriété est suffisant pour donner à notre foi un solide fondement.

L’Apocalypse le présente vêtu d’une longue robe et ayant une ceinture d’or sur la poitrine (Apocalypse 1 :13), et ensuite d’un vêtement teint de sang (Apocalypse 19 :13).

« DIEU L’A RESSUSCITE, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle. » Actes 2 :24

Après sa résurrection, son corps pouvait traverser la matière, apparaître et disparaître instantanément avec une rapidité extrême, échapper aux lois de la pesanteur.

« les portes étant fermées, Jésus se présenta au milieu d’eux. » Jean 20 :19

Son corps glorieux n’est limité ni par le temps ni par l’espace.

« Il est APPARU à plus de 500 FRERES A LA FOIS. Ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. Après eux tous il m’est apparu à moi, comme à l’avorton », dit l’apôtre Paul dans 1 Corinthiens 15 : 6-8.

Après cela, « le Seigneur fut enlevé au Ciel, et il s’assit à la droite de Dieu. » Marc 16 :19

« Il est ressuscité, Il est à la droite de Dieu, et Il intercède pour nous » Romains 8 :34

« Il s’est assis à la droite de la Majesté divine dans les lieux très hauts. » Hébreux 1 :3

Christ est entré dans la mort pour en sortir et la vaincre.

« IL A DETRUIT LA MORT » 2 Timothée 1 :10

« PAR LA MORT, IL ANEANTIT CELUI QUI A LA PUISSANCE DE LA MORT. » Hébreux 2 :14-15

MAIS « IL EST RELLEMENT RESSUSCITE » Luc 24 :34

Sa victoire est la garantie de notre Salut, de notre résurrection et de notre entrée dans la vie éternelle avec Lui dans le Ciel.

« S’il n’était pas ressuscité, notre foi serait vaine » 1 Corinthiens 15 :17

Sa résurrection accrédite la Croix qui sauve le pêcheur. La Croix doit sa valeur à la résurrection.

 

NOTRE DESTINEE DANS L’AU-DELA SE DECIDE ICI-BAS !

 

Nous voici par la Bible placés devant les réalités de l’au-delà ! À nous de choisir :

- soit le lieu de TOURMENTS, loin de Dieu,

- soit le CIEL en la présence du Christ, près de Dieu.

 

Notre sort éternel se décide ici-bas.

Il y en a qui sont trop inconscients pour y penser, ou trop occupés.

Il y a aussi ceux pour qui la mort est un sujet tabou ou qui en refusent la réalité. Ils disent : « ce sera toujours assez tôt pour s’y intéresser plus tard ! »

Le « plus tard » ne nous appartiens pas. Le Christ nous a mis en garde en racontant en parabole l’histoire d’un homme riche qui avait fait une excellente récolte et qui se dit :

« Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années ; repose-toi, mange, bois et te réjouis ». Mais Dieu dit : « Insensé, cette nuit même ton âme te

sera redemandée… » Luc 12 :16-21

« Personne n’est maître du jour de sa mort « . Ecclésiaste 8 :8

Tout en sachant qu’il faut mourir, certains disent : « Pourquoi se gâter la joie de vivre par le chagrin de pensées grisâtres », et ils ont pour devise : « Mangeons, buvons,

car demain nous mourrons ! » 1 Corinthiens 15 :32. Ils oublient qu’ »il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement. » Hébreux 9 :27

La métempsychose, ou cycle de la réincarnation, n’est qu’une croyance imaginaire. La Bible est formelle : on meurt une seule fois. C’est donc avant la mort qu’il faut prendre la décision de croire en Christ et il n’y aura plus, face à la mort, des pensées grisâtres !

Beaucoup tremblent à l’approche de la mort quand ils n’ont pas la foi, qu’ils soient pauvres ou riches, humbles ou grands. Voici quelques citations de savants et écrivains qui ont confessé leur angoisse :

« J’appréhende beaucoup de mourir »

« C’est atroce de mourir en pensant qu’on est passé à côté de sa vie… »

« Je ne me réjouis pas à l’idée que tout va finir pour moi un jour ou l’autre. »

Cette liste pourrait s’allonger. C’est triste de ne pas avoir d’espérance.

Quel contraste entre ces paroles et celles de l’apôtre Paul qui dit :

« La mort m’est un gain. J’ai le désir de m’en aller et d’être avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur. » Philippiens 1 :21-23

Quelle grâce d’avoir la foi en Jésus-Christ, de recevoir par lui le pardon de nos fautes et la certitude d’être avec lui dans le Ciel après la mort.

Mais « quelle espérance reste-t-il à l’impie quand Dieu coupe le fil de sa vie, quand il lui retire son âme ? » Job 27 :7.

 

LES RELATIONS IMPOSSIBLES AVEC LES MORTS

 

Au Portugal, un prêtre a eu la macabre idée de construire une chapelle avec quelques 5.000 squelettes ramassés dans les cimetières et les champs de bataille de la région d’Evora. Les colonnes sont faites de crânes superposés et les murs sont un mélange de plâtre et d’ossements. Cà et là des squelettes entiers, suspendus près de l’autel, vous donnent des frissons.

Au fronton de l’Eglise sont inscrites des paroles qui nous rappellent la vie éphémère d’ici-bas :

« Ce que vous êtes, c’est ce que nous avons été ; Ce que nous sommes, c’est ce que vous serez. »

Les âmes ne restent pas près des ossements…Ce sont seulement les corps qui deviennent squelettes ! Les âmes ne deviennent pas non plus des fantômes hantant les cimetières puisque :

« Les morts n’auront plus jamais aucune part à tout ce qui se fait sous le soleil. » Ecclésiaste 9 :6

Pourtant, cette croyance dans les fantômes est encore très forte aujourd’hui, surtout chez les Tziganes. Ils craignent l’apparition du mort qu’ils appellent le « moulo ». Les récits et légendes ne manquent pas à propos de ces manifestations qui sont d’ordre démoniaque.

La pratique de cérémonies ayant pour but d’entrer en relation avec les morts est en contradiction avec l’enseignement biblique. Prier les morts que l’on qualifie de « saints » ou prier pour les morts, ou célébrer des messes pour les âmes d’un purgatoire imaginaire, sont autant de pratiques condamnées par la Bible dont voici quelques références : Lévitique 19 :31, 20 :6 et 27 ; 1 Chroniques 10 :13 ; 2 Rois 23 :24.

Depuis les temps anciens, il y a eu chez l’homme le désir d’entrer en relation avec les morts, mais en réalité, c’est avec les démons qu’entrent en contact ceux qui évoquent les morts.

Moïse et les prophètes fulminèrent contre les évocateurs d’esprits et contre toutes les formes de Nécromancie ou interrogations des morts, pratique qui était en faveur chez les Egyptiens.

Le culte des morts, la recherche d’une communication avec eux sont des portes ouvertes aux manifestations des esprits mauvais du monde des ténèbres. Les chrétiens éclairés par l’Evangile s’en tiennent à l’écart et n’en sont point victimes.

« Si l’on vous dit : consultez ceux qui évoquent les morts et qui prédisent l’avenir… répondez : un peuple ne consultera-t-il pas son Dieu ? S’adressera-t-il aux morts en faveur des vivants ? À la loi et au témoignage ! Si l’on ne parle pas ainsi, il n’y aura pas d’aurore pour le peuple. » Esaïe 8 :19-20.

L’homme voudrait percer le mystère de l’au-delà. Un docteur américain, Le Dr Moody R., a fait des recherches sur la vie après la mort. Il a rassemblé de nombreux témoignages de personnes qui, après une mort clinique, sont revenus à la vie peu après.

Certains d’entre eux – des croyants – disent qu’étant sortis de leurs corps, ils ont eu une impression agréable de paix et de douceur et une rencontre avec un être de lumière ; d’autres se sont sentis emportés dans une sorte d’espace obscur, un vide noir. Plusieurs attestent avoir vu le déroulement vertigineux du film détaillé de leur vie passée, mais sont incapables de décrire cet au-delà avec les mots de notre langage. Etant donné qu’ils ne sont pas morts définitivement, leurs récits ne peuvent pas concerner les réalités dont la Bible nous parle, mais prouvent seulement que, lorsque le corps a cessé de vivre, l’être humain continue d’exister sans son enveloppe corporelle.

 

« Son âme est en lui » , disait l’apôtre Paul en prenant dans ses bras le jeune homme tombé du troisième étage (Actes 20 :10)

Ceci prouve que lorsqu’on est mort, l’âme n’est plus dans le corps. Elle entre dans le monde invisible et elle va, soit vers la lumière, soit vers les ténèbres. Les morts ne peuvent continuer d’exister que dans le lieu de tourments ou dans le ciel même auprès du Christ, selon la Bible.

Essayer d’entrer en rapport avec les esprits des morts, c’est s’aventurer dans le monde des esprits méchants dont nous parle l’apôtre Paul dans Ephésiens 6 :12 : « nous avons à lutter contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. »

Les âmes parties auprès du Seigneur ne peuvent pas intervenir en faveur des vivants.

Un jour je fus appelé à venir auprès d’un fidèle chrétien âgé de 75 ans et qui allait mourir. Je m’approchai de son lit pour prier avec lui quand tout à coup il me dit : « Chut ! ». Je me penchai vers lui et je l’entendis murmurer doucement : « Un ange m’appelle par mon nom ». Ses regards voyaient déjà un autre monde et très paisiblement il laissa échapper le dernier soupir.

L’âme du croyant va auprès du Seigneur, parfois emmené par les anges, comme dans le cas du pauvre Lazare : « Le pauvre Lazare mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d’Abraham. » Luc 16 :22.

Dans ce texte du récit du mauvais riche et du pauvre Lazare, jésus dit très clairement que les morts ne peuvent entrer en relation avec les vivants que s’ils ressuscitent, et pas autrement ! Le riche dit : « Si quelqu’un des morts va vers eux, ils se repentiront. Et Abraham lu dit : « s’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait ; » Luc 16 :31

 

VIVRE MALGRE LA MORT

 

« Celui qui croit en Moi vivra, quand même il serait mort », dit Jésus (Jean 11 :25)

Vivre avec Lui dans le Ciel où il se trouve à la droite de Dieu, et cela après la mort du corps, voilà ce que veut dire Jésus. La personnalité ne disparaît pas quand le corps cesse de vivre. Elle restera reconnaissable.

Lors de la transfiguration, Jésus s’entretenait avec Elie et Moïse. Dans le Ciel nous serons à table avec LES PATRIARCHES !

« Plusieurs, dit Jésus, viendront de l’Orient et de l’Occident et seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des Cieux » Matthieu 8 :11. Nous pouvons y ajouter tous les rachetés, tous nos bien-aimés morts dans la foi en Jésus-Christ. Ensemble nous participerons aux « Noces de l’Agneau » Apocalypse 19 :7.

« Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants, car pour Lui TOUS SONT VIVANTS ; » Luc 20 :38

 

Oui, tous sont vivants au-delà de la mort.

Assurément, il y a une vie après la mort.

Quelle sera la vôtre ?

Vie de tourments, loin de Dieu,

Ou vie de bonheur ineffable avec Christ dans le Ciel même ?

Quand on a la foi en Jésus, ON SAIT que l’on est sauvé. On a la vie éternelle. (1 Jean 5 :13).

La mort n’effraie plus.

Le chrétien sait que pour lui ce n’est qu’un passage dans un autre monde où tout est paix, calme, tranquillité, repos, tout y est merveilleux. Il y verra et entendra le Seigneur.

Le Ciel, dans sa beauté et sa splendeur, nous ne pouvons pas le comprendre par le moyen de notre langage ni le situer dans l’Univers infini. Ce Ciel et cependant aussi réel que les ondes invisibles qui transmettent le son et les images que l’homme est parvenu à capter ; aussi réel que la vitesse de la lumière transformée en laser ; aussi réel que l’énergie nucléaire dont l’homme a découvert une infime partie.

Au printemps, je regardais dans mon jardin l’éclosion des tulipes qui passaient du vert au jaune ou au rouge, la poussée des clochettes blanches du muguet, la splendeur des couleurs des pensées, puis des iris, des roses…J’admirais la beauté de la création, la puissance et la science de Dieu et je me disais : Dieu qui fait de si belles fleurs saura nous donner un corps glorieux, de toute beauté et de toute pureté. Il pourra changer le terrestre affligé de bien des maux, usé par l’âge, en un corps parfait, car TOUT lui est possible.

En un instant, le Seigneur pourra nous transformer ainsi et nous transporter en sa présence à une vitesse plus rapide que celle de la lumière, car pour Lui le temps n’existe pas, « Il est, Il était, Il vient. Il est VIVANT AUX SIECLES DES SIECLES ; » Apocalypse 1 :8 et 18.

Que ce sera beau de servir le Seigneur dans un corps nouveau et de voir tous les rachetés dans la présence du Seigneur !

Il est vrai que la séparation est pénible lorsqu’il faut quitter cette terre et y laisser dans le chagrin son mari, son épouse, ses enfants, ses parents ou ses amis, car des liens d’affection se sont tissés au cours des mois et des années. Le Christ Lui-même devant le tombeau de Lazare a pleuré avec Marthe et Marie.

« Pleurez avec ceux qui pleurent. » romains 12 :15

 

Mais le jour est proche où Jésus reviendra et nous emmènera tous dans le Ciel, et là, « Dieu essuiera toute larme, et LA MORT NE SERA PLUS, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur. » Apocalypse 21 :4

 

 

 

 

 

UN PAUVRE LAZARE DU XXe SIECLE

 

Le clochard de Bar-le-Duc

 

Dans la ville de Bar-le-Duc, dans l’Est de la France, l’évangéliste Gilbert Ringenbach est allé de rue en rue et de maison en maison parler du Seigneur. Il y a rencontré un pauvre malheureux clochard.

Son affection, son cœur ouvert, sa parole chaude, le message de grâce qu’il apportait, tout cela bouleversa le cœur de l’homme abandonné à son triste sort, sans famille et sans amis.

Le récit qu’il nous transmet est un encouragement à aller vers les perdus, même les plus déshérités de la terre pour leur parler de Jésus, et un avertissement à croire au Christ avant que la mort les surprenne.

- pardon, monsieur, où habite le père Mangin, s’il vous plaît ? Intrigué, l’homme pointe du doigt l’endroit approximatif de la demeure du vieillard :

- « C’est là-bas, la maison avant le bistro. »

 

Là-bas, des enfants s’amusent. – Eh ! Petiot, le père Mangin, c’est ici ?

Ils me conduisent dans le couloir, me désignent une porte et se sauvent en courant.

Je frappe. Une voix rauque répond : Entrez !

J’ouvre. Aussitôt, l’atmosphère change. Une immense misère est là devant moi.

Mon cœur se serre.

Le Père Mangin ! Il est là, dans l’ombre, assis sur un lit comme il y en a dans les cachots : quelques planches et une paillasse trouée de part en part. Des pantalons crasseux et des vieilles vestes déchirées lui servent de couvertures. Un chien est couché dessus.

Des toiles d’araignées pendent aux murs et au plafond. Les vitres, devenues brunes par la fumée de l’âtre ne laisse plus entrer la lumière du jour. Des mégots desséchés sont collés sur un coin de la table près d’un verre rougi par la lie de vin. L’atmosphère est un mélange d’odeurs de tabac, de vin, de moisi et d’humidité.

J’ai envie d’embrasser ce pauvre vieux qui me regarde avec quelque méfiance.

Les poils de barbe sont mêlés à la crasse sur ce visage ridé. Ses cheveux gris sont en désordre. Parfois, il se gratte le corps, visiblement gêné.

- « Qu’est-ce que vous voulez ? ». – « Je viens de la part de quelqu’un qui vous aime ! »

Il s’étonne un peu, le père Mangin ! A part son chien, qui pouvait bien l’aimer ?

 

Les gens le regardaient soit avec dédain, soit avec dégoût, soit avec une pitié stérile. Peut-être quelqu’un lui a-t-il fait quelque bien ? En tout cas le vieillard est seul dans sa misère et son péché.

- « Dieu m’envoie vers vous, grand-père, Il vous aime… »

 

Très vite des larmes se frayent un chemin sur sa barbe crasseuse.

Il pleure doucement en écoutant la Parole de Dieu, puis sanglote.

Je revins le lendemain. Que s’est-il passé ?

Le père Mangin est rasé, lavé, et même, il a fait reluire les souliers que je lui avait apportés la veille. Et puis voici un pantalon, une chemise, une cravate, une veste ! Le voilà tout neuf pour venir aux réunions. Les gens de Bar-le-Duc se retournent sur son passage. C’est un miracle qui passe dans les rues ! Il boit la Parole de Dieu, il pleure à chaque réunion. Ce sont les larmes d’un nouveau-né. Jésus vient de s’installer dans son cœur. Tout un passé vient de disparaître. Une vie nouvelle, la vie éternelle, est entrée dans son âme !

Mangin, le clochard crasseux, l’ivrogne méprisé, était devenu un élu de Dieu.

Personne ne le savait !

À l’hôpital, un chrétien, penché sur lui, lui parle encore de Jésus. Des larmes coulent doucement. Le père Mangin ne laisse tomber à terre aucune parole.

Un grand bonheur inonde son âme que Jésus va bientôt enlever au Ciel.

Il a vécu quinze jours avec Jésus ici-bas.

Comme le pauvre Lazare, après avoir eu les maux pendant sa vie,le père Mangin est enfin consolé auprès du Seigneur.

Comme Lui, « crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé » (Actes 16 :31) et après la mort tu vivras au Ciel avec Jésus.

 

Jésus-Christ A détruit LA MORT Et a mis en évidence LA VIE Et l’immortalité Par l’Evangile.

2 Timothée 1 :10

 

TABLE DES MATIERES

La mort s’est étendue à tous les hommes……………………….

Qu’est-ce que la mort………………….

Qu’y a-t-il donc de l’autre côté ?...................

Le séjour des morts et les tourments………….

La géhenne………...

Le paradis…………

Où vont les chrétiens aussitôt après la mort ?........

La résurrection………….

La résurrection de Jésus-Christ……….

Notre destinée dans l’au-delà……………

Les relations impossibles avec les morts………….

Vivre malgré la mort………….

Un pauvre Lazare du XXe siècle……………..

…/…

 

Le Film de la VIE

Tel un film rapide, la vie se déroule pour nous, trop vite, sans qu’il soit possible de retenir un instant la fuite des jours. Et cependant, dans les quelques années qui séparent le berceau de la tombe, se joue notre sort éternel. Y as-tu déjà pensé ?

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« Souviens-toi de ton Créateur, avant que s’obscurcissent le Soleil et la Lumière…car l’homme s’en va vers sa demeure éternelle…avant que la poussière retourne à la terre, comme elle y était, et que l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné. » (Ecclésiaste 12 :3-9)

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