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  • LE DON DU SAINT ESPRIT

    LE DON DU SAINT ESPRIT

    « Des fleuves d’eau vive couleront… » Jean 7 :38

    Clément LE COSSEC

    « VOUS RECEVREZ LE DON DU SAINT-ESPRIT « Actes 2 :38 »

     

    50 ANS D’EXPERIENCE DANS LE MOUVEMENT DE L’ESPRIT

     

    En 1935, tandis que le Réveil dit de « Pentecôte » débutait en Normandie, mes parents en eurent connaissance.

    « Il y a au Havre des serviteurs de Dieu qui imposent les mains aux malades et les guérissent. Vous devriez y aller », dit une dame à ma mère qui était gravement malade, et elle lui donna l’adresse des réunions évangéliques.

    A cette époque mon père était gardien au phare d’Antifer, à 25 km du Havre. Il était lui aussi malade. Il décida d’aller voir F. Gallice, le pasteur de l’Eglise Evangélique.

    Nous y allâmes tous les deux à bicyclette et nous assistâmes à une réunion évangélique. Peu après, lors de l’imposition des mains aux malades Ŕ faite au Nom de Jésus-Christ Ŕ par les évangélistes Jeffreys, au cours d’une soirée d’évangélisation au Théâtre du Havre, mon père fut guéri de sa maladie de coeur, d’un eczéma et de rhumatismes. Ma mère fut aussi délivrée de son mal.

    Tous deux se convertirent à Jésus-Christ ainsi que mon frère et ma soeur.

    Je décidai également de suivre le Christ. J’avais alors 14 ans.

    Ce fut un complet changement dans la famille venue ensuite habiter le Havre. J‘appris par l’annonce de l’Evangile qu’il n’y a « plus aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » Romains 8 :1.

    Je réalisai une paix intérieure, alors qu’auparavant j’étais angoissé en pensant aux tourments de l’au-delà ; je m’enthousiasmai pour cette vie nouvelle. Nous ne manquions aucune réunion, assoiffés de vie spirituelle dans une atmosphère de réveil qui commença en 1930 lors des premières missions de l’évangéliste anglais Douglas SCOTT avec lequel j’eus plus tard le privilège de faire des campagnes d’évangélisation.

    Dans mon coeur d’adolescent, je pris l’engagement de devenir un jour prédicateur de l’Evangile pour les pauvres.

    A l’âge de 16 ans, tandis que je poursuivais des études commerciales, je consacrais chaque soir, après leçons et devoirs, une demi-heure aux cours bibliques par correspondance de l’Ecole Biblique des Assemblées de Dieu à Londres. Chaque fois, avant l’étude, je priais pour demander à Dieu de m’aider par son Esprit à comprendre Sa Parole. J’étais en parfaite communion avec Dieu, rempli de l’Esprit, mais j’avais peur de parler en langues. J’étais influencé par des mauvais livres dont les auteurs n’avaient pas expérimenté l’authentique baptême biblique dans le Saint-Esprit. Ils prétendaient que les manifestations extérieures Ŕ et notamment le parler en langues Ŕ étaient d’origine diabolique. J’appréhendais à cause de cela toute manifestation. Quand je vivais la plénitude de l’Esprit, je m’arrêtais de prier et de

    louer Dieu par crainte des mauvaises influences démoniaques dont parlaient ces livres.

    A l’âge de 19 ans, je quittai mon travail, mes études supérieures et un brillant avenir terrestre, pour m’engager par la foi dans le service de Dieu.

    Cependant, malgré ma connaissance biblique, il me manquait quelque chose. Bien que satisfait d’avoir reçu les félicitations de mon professeur de l’Ecole Biblique, et mon diplôme signé par l’éminent pasteur Howard CARTER, il me fallait me libérer de mes craintes et expérimenter le don du Saint-Esprit.

    Dès mon arrivée à Lisieux, en Normandie, je demandai au pasteur avec lequel j’entrais en formation pastorale de m’imposer les mains pour la réception du baptême dans le Saint-Esprit. J’étais disposé à accepter le Don du Saint-Esprit tel que le Seigneur l’avait accordé aux chrétiens de l’Eglise primitive. Aussitôt, le Christ me baptisa dans l’Esprit qui me fit parler en langue inconnue. Depuis cette date, Janvier 1940, je continue à parler en langue.

    Cette expérience m’introduisit dans une nouvelle dimension de la communion avec Dieu par l’Esprit. Cette grâce est extraordinairement belle et édifiante. Elle est à la portée de tous ceux qui veulent faire confiance au Christ dont Jean-Baptiste a dit :

    « Lui, il vous baptisera dans le Saint-Esprit. » Luc 3 :16

    C’est aux croyants qui ont soif d’une plus grande force spirituelle dans leur vie chrétienne que je dédie ce « livret biblique », plus particulièrement à ceux qui sont retenus par la crainte.

     

    « VOUS RECEVREZ LE DON DU SAINT-ESPRIT » Actes 2 :38

     

    C’est le jour de la Pentecôte. Jésus-Christ est monté au ciel depuis dix jours. 120 disciples viennent d’être remplis du Saint-Esprit et de parler en langues, à Jérusalem, sur le Mont Sion, dans une chambre haute. L’apôtre Pierre est parmi eux et il s’adresse aux milliers de juifs pieux accourus près du lieu où vient de se produire cet évènement. Il leur explique que c’est l’accomplissement de cette prophétie de Joël :

    « dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair. » Actes 2 :17

    Puis, après leur avoir annoncé la Bonne Nouvelle de la mort du Christ pour le salut des hommes et sa Résurrection, il leur fait cette promesse :

    « Vous recevrez le Don du Saint-Esprit. » Actes 2 :38

    Il est formel, sûr de ce qu’il annonce. Il n’emploie pas le mot « peut-être ». « VOUS RECEVREZ » dit-il. Il n’y a pas de doute possible.

    Cette certitude, Jésus la communiqua à ses disciples avant de quitter la terre, lors de son dernier souper avec eux :

    « Je prierai le Père, et il vous DONNERA un autre consolateur…, l’Esprit de Vérité. » Jean 14 :16-17 et Il l’a DONNE en ce jour de Pentecôte.

    Dieu est riche en bonté, comme le disait le psalmiste David (Psaume 86 :15). Son amour s’est manifesté par l’envoi de son Fils Jésus pour sauver l’humanité :

    « Car Dieu a tellement aimé le monde qu’IL a DONNE son fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. » Jean 3 :16

    Dieu a prouvé son amour en donnant son Fils et, par son Fils, il donne le Saint-Esprit (Actes 2 :33)

    Un jour, après avoir achevé de prier, Jésus enseigna à ses disciples comment prier. Il employa un argument très simple pour les persuader que, dans sa bonté, Dieu est disposé à donner le Saint-Esprit :

    « Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son Fils, s’il lui demande du pain ? Ou s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d’un poisson ? Ou s’il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion ?

    Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent. » Luc 11 :11-13

    L’avez-vous sincèrement demandé ?

    Dieu offre le don, et quel don ! Le DON DU SAINT-ESPRIT.

    Demander ce don, accepter de LE recevoir DE SA PART, c’est l’honorer.

     

    LE MOT « DON »

     

    Le mot DON est la traduction du mot grec « dôrea ». Il a le sens d’un présent, d’un pur don, gratuit, d’un cadeau offert sans attendre quoi que ce soit en retour.

    En lisant les textes bibliques relatifs au Saint-Esprit, j’ai été frappé par l’emploi, par Jésus-Christ et par les apôtres, du mot « DON » et du verbe « DONNER ».

    Il y a donc dans le mot DON un enseignement en ce qui concerne les actes de Dieu et du croyant :

    Dieu n’a rien à recevoir. Il donne.

    Le croyant n’a rien à donner en échange, il reçoit.

    « Dieu nous a fait des DONS venant de son Esprit. » (Traduction littérale de 1 Jean 4 :13)

    « Vous recevrez le DON du Saint-Esprit. » Actes 2 :38

     

    L’INVITATION DE JESUS A CEUX QUI ONT SOIF DE L’ESPRIT

     

    Lors de la Fête des Tabernacles à Jérusalem, Jésus, debout, d’une voix forte et solennelle, prononça ces paroles :

    « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en Mi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Ecriture. Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en Lui ; car l’Esprit n’était pas encore DONNE, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié. » Jean 7/37-39.

    Maintenant l’Esprit EST DONNE. C’est un DON, TOUS CEUX qui croient en Jésus peuvent LE RECEVOIR, aujourd’hui comme au temps des apôtres.

     

     

     

    CONDITIONS POUR RECEVOIR LE DON DU SAINT-ESPRIT

     

    A Jérusalem, après la Pentecôte, le nombre de ceux qui croyaient au Seigneur augmentait de plus en plus et l’on y accourait des villes voisines, car de nombreux miracles s’y faisaient par les mains des apôtres. A cause de cela, les chefs religieux jetèrent les apôtres dans la prison publique. Pendant la nuit un ange ouvrit la porte, les délivra et leur dit d’annoncer la bonne nouvelle au peuple dans le temple. Ils furent à nouveau arrêtés et traduits devant le sacrificateur, le sanhédrin et les anciens d’Israël. Ils leur dirent :

    « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes… Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus…Dieu l’a élevé par SA droite comme prince et Sauveur pour donner à Israël la repentance et le pardon des péchés. Nous sommes témoins de ces choses, ainsi que le Saint-Esprit que Dieu a DONNE à ceux qui lui obéissent. » Actes 5 :12 -32.

    - « Que ferons-nous ? »

    Cette question fut posée à Pierre et aux apôtres par les juifs décidés à obéir à Dieu pour être sauvés.

    Pierre leur fit cette réponse :

    - « Repentez-vous, que chacun de vous soit baptisé au Nom de Jésus pour le pardon de vos péchés et vous recevrez LE DON du Saint-Esprit. » Actes 2 :37-.8

    « Lui - JESUS - Vous baptisera Dans le SAINT-ESPRIT «Matthieu 3 :11

     

    DON DU SAINT-ESPRIT OU BAPTÊME DANS LE SAINT-ESPRIT

     

    Quand Pierre séjournait à Jaffa, dans la maison de Simon le tanneur, Dieu l’envoya vers un homme pieux, craignant Dieu, nommé Corneille et habitant Césarée. Au moment où il lui annonçait l’Evangile ainsi qu’à sa famille et ses amis, affirmant que « quiconque croit en Jésus reçoit par son Nom le pardon des péchés » (Actes 10 :43), le Saint-Esprit descendit sur eux tous.

    Des juifs ayant cru en Jésus, et appelés à cette époque « fidèles circoncis », accompagnaient Pierre. Ils furent étonnés, surpris, de voir que « le DON du Saint-Esprit était aussi répandu sur les païens car ils les entendaient parler en langues et glorifier Dieu » (Actes 10 :45). Ceux qui n’étaient pas d’origine juive étaient appelés « païens » par les juifs de ce temps-là.

    La nouvelle de ce miracle se répandit dans toute la Judée et Pierre dû affronter à Jérusalem les reproches des juifs devenus chrétiens, il avait transgressé la coutume juive qui interdisait à un juif d’entrer chez un étranger et de manger avec lui (Actes 10 :28 et 11 :3)

    Pierre leur relata les évènements, rappelant comment Dieu lui avait parlé par le moyen d’une vision, d’une voix, et par le Saint-Esprit. Puis il leur dit :

    « Lorsque je me fus mis à parler, le Saint-Esprit descendit sur eux, comme sur nous au commencement. Et je me souvins de cette parole du Seigneur : Jean a baptisé d’eau, mais vous, vous serez baptisés dans le Saint-Esprit. Or, puisque Dieu leur a donné le même DON qu’à nous qui avons cru au Seigneur Jésus-Christ, pouvais-je moi m’opposer à Dieu ? » Actes 11 :15-17

    Une seule et même expérience est exprimée par ces deux textes :

    « Vous serez baptisés dans le Saint-Esprit. »

    « Dieu leur a donné le même don qu’à nous. »

    C’est le MÊME DON que celui reçu par les 120 disciples le jour de la Pentecôte à Jérusalem puisque Pierre dit : « le Saint-Esprit descendit sur eux, comme sur nous au commencement. »

    Il n’y a pas deux sortes de DON DU SAINT-ESPRIT ou deux sortes de BAPTÊME DANS LE SAINT-ESPRIT. Tous ceux qui croient au Seigneur Jésus-Christ reçoivent LE MÊME DON.

    Etre baptisé dans le Saint-Esprit, c’est avoir reçu le DON, et inversement avoir reçu le DON c’est avoir reçu le BAPTÊME dans le Saint-Esprit. Les affirmations de l’apôtre Pierre sont sans équivoque à ce sujet.

    « Ils parleront de nouvelles langues « Marc 16 :17

     

    LE DON SE REÇOIT PAR LA FOI

     

    Cinq ans avant la descente du Saint-Esprit à Césarée, sur Corneille et tous ceux qui s’étaient joints à lui pour écouter le message de l’apôtre Pierre, le Saint-Esprit fut répandu sur les Samaritains :

    « Pierre et Jean leur imposèrent les mains et ils reçurent le Saint-Esprit…Lorsque Simon vit que le Saint-Esprit était DONNE par l’imposition des mains des apôtres, il leur offrit de l’argent. » Actes 8 :18

    Simon, ancien magicien, avait vu la manifestation du Saint-Esprit et n’avait pas compris que c’était UN DON DE DIEU. Il crut que le pouvoir de donner l’Esprit était en l’homme. Il était encore animé de ses procédés de magicien. De nos jours, certains écrits tentent de faire croire que des manifestations païennes, démoniaques sont comparables aux authentiques manifestations du Saint-Esprit. Ne les écoutons pas car le diable ne peut produire que des contrefaçons.

    Pierre le reprit très sévèrement et lui dit :

    « Que ton argent périsse avec toi, puisque tu as cru que LE DON DE DIEU s’acquérait avec des richesses. » Actes 8 :20

     

    LE DON du Saint-Esprit est UN DON DE DIEU. C’est un don DIVIN.

    Ni les richesses, ni les valeurs humaines, matérielles, intellectuelles ou morales, ni les sacrifices, ni aucun mérite, ne donnent accès au DON DE DIEU.

    Le DON se reçoit par la foi.

    Il n’est pas une récompense, un diplôme de bonne conduite.

    « Dieu leur a donné le même DON qu’à nous qui avons cru au Seigneur Jésus-Christ » Actes 11 :17

    Parce qu’ils ONT CRU en Jésus comme leur Sauveur, les apôtres ont reçu « l’Esprit que DEVAIENT RECEVOIR ceux qui croiraient en Jésus. » Jean 7 :39

    La FOI en JESUS, et en son Œuvre à la Croix, précède la réception du DON du Saint-Esprit. Cette foi donne accès au Salut, à la Vie Eternelle, don gratuit de Dieu (Romains 6 :23). (Pour bien comprendre le Salut, veuillez vous reporter au livret biblique n°1 : LE SALUT DE L’AME.)

    Et par la foi dans les promesses de Jésus, nous recevons le DON du Saint-Esprit.

    Le verbe recevoir est associé au mot DON :

    « Vous RECEVREZ LE DON du Saint-Esprit » dit Pierre (Actes 2 :38)

    « Avez-vous RECU LE DON du Saint-Esprit ? » dit Paul (Actes 19 :2)

    Recevoir c’est prendre ce qui est offert, « gratuitement ».

    « Que celui qui veut PRENNE l’eau de la vie » Apocalypse 22 :17

    « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’IL BOIVE. » dit Jésus (Jean 7 :27)

    « Qu’il prenne….qu’il boive… » n’est-ce pas là un appel à exercer notre foi ?

    - Pouvez-vous nous donner un eu d’eau à boire ?

    Le fermier auquel nous nous adressons s’empresse d’aller nous chercher de l’eau. Cela se passe en Inde où je suis en mission avec des amis. Il fait une chaleur torride.

    Nous venons de traverser des champs, par de petits sentiers, pour atteindre un village habité par des familles de la tribu des Lambadis, et isolé très loin sur les collines.

    Quand il nous offre à chacun un verre d’eau nous ne restons pas immobiles, à regarder l’eau et à nous poser des questions sur elle.

    Nous avons si soif qu’immédiatement nous faisons le geste de porter le verre d’eau à notre bouche. Nous buvons avec grande satisfaction, heureux de pouvoir nous désaltérer.

    Jésus demande à chacun de faire le geste de la foi en ce qui concerne la réception du DON du Saint-Esprit, il nous enseigne à prendre une attitude de foi en priant :

    « Tout ce que vous demanderez en priant, CROYEZ QUE VOUS L’AVEZ RECU, et vous le verrez s’accomplir. » Luc 11 :27

     

    REUNIONS DE RECEPTION DU DON DU SAINT-ESPRIT A SAMARIE : Lorsque les apôtres Pierre et Jean arrivèrent, ils réunirent tous ceux qui avaient cru en Jésus et qui avaient été baptisés par immersion. Ils leur imposèrent les mains pour la réception du Baptême dans le Saint-Esprit et

    « Ils REÇURENT le Saint-Esprit » Actes 8 :17

    A EPHESE : L’apôtre Paul eut une REUNION AVEC 12 Ephésiens après leur baptême dans l’eau et il leur imposa les mains pour la réception du Don du Saint-Esprit, et :

    « Le Saint-Esprit vint sur eux. » Actes 19 :5-6.

    A JERUSALEM : Les 120 disciples qui reçurent le Don du Saint-Esprit le jour de la Pentecôte, étaient assis dans l’attente de cette réception car Jésus leur avait dit d’attendre. La raison était importante car Jésus savait que le jour de la Pentecôte beaucoup de juifs de diverses nations seraient rassemblés sur le Mont Sion où se tenait la REUNION dans la Chambre Haute. Effectivement des milliers de juifs, ce jour-là, affluèrent au bruit qui eut lieu et ils devinrent des disciples de Jésus-Christ après le discours de l’apôtre Pierre (Actes 2 :5-41).

    Aujourd’hui il n’est plus nécessaire d’attendre, mais de prendre par la foi ce qui est promis. « La promesse est pour TOUS CEUX QUE DIEU APPELLERA » (Actes 2 :39).Elle est à la portée de chacun de nous qui avons répondu à l’appel de Dieu et qui avons cru en Jésus comme Sauveur.

    C’est pourquoi je conseille d’appeler les réunions de prière consacrées à l’obtention du Don du Saint-Esprit, « réunions de réception du Don du Saint-Esprit », plutôt que réunions d’attente ou de recherche.

    Mes fils jumeaux, Paul et Etienne, âgés de 14 ans, assistaient à une convention chrétienne au cours de laquelle quatre soirées étaient consacrées à la réception du Don du Saint-Esprit.

    Etienne y allait chaque soir. Le dernier soir, je demandai à Paul, qui n’avait pas participé aux premières réunions, pourquoi il n’avait pas été à ces réunions. Il me dit : » C’est inutile d’ aller chaque soir, ce qui compte c’est d’avoir la foi. J’y vais ce soir. » Il y alla donc le dernier soir. Après l’exhortation, le prédicateur se mit à imposer les mains à chacun. Paul reçut immédiatement le Don du Saint-Esprit et se mit à parler en langue.

    A la sortie de la réunion, Etienne qui n’avait pas obtenu ce Don me dit : « Papa, ce n’est pas juste car moi je suis allé tous les soirs et je n’ai rien reçu ». Je l’encourageai et lui rappelai que le Don se reçoit par la foi. Il le reçut, à son tour, un peu plus tard.

    La réception du Don du Saint-Esprit est une question de foi et non de mérite puisque c’est un DON offert.

    Il est inutile d’être dans une attente fiévreuse, tendue, inquiète, une recherche nerveuse comme s’il fallait acquérir ce don par de pieux efforts.

    Un jour je rendis visite à trois chrétiens d’une même famille, près de Rennes en Bretagne. Je leur parlai du Don du Saint-Esprit puis nous eûmes un moment de prière, au cours duquel je leur imposai les mains. La grand-mère et le jeune garçon âgé de quinze ans reçurent de suite le don et ils se mirent à parler en langue. La maman ne le reçut pas. Elle ne cessait de supplier Dieu de lui pardonner ses péchés. Sa voix exprimait la tristesse et sa prière était une sorte de lamentation. Je l’interrompis et je lui parlai des certitudes du Salut, lu rappelant ce texte de l’Ecriture : « ceux qui croient en Jésus ont la vie éternelle et leurs péchés sont effacés » (1 Jean 5 :13 et Hébreux 10 :17).

    Je l’amenai sur le terrain de la foi et de l’action de grâces : elle commença à remercier Dieu pour le pardon offert en Jésus-Christ et pour la promesse du Don du Saint-Esprit. Aussitôt, elle reçut ce Don et se mit à parler en langue.

    Ces exemples de réception du Don du Saint-Esprit sont innombrables. Dans les 34 nations où j’ai annoncé l’Evangile j’ai vu une multitude de croyants qui ont reçu l’authentique Don du Saint-Esprit par la foi en Jésus. Tous les chrétiens peuvent recevoir ce Don. Il est le même pour tous.

    - « Moi, je suis contre le bruit. »

    Cette réflexion me fut exprimée par un pasteur réformé. Il était venu chez un frère darbyste « frère large » pour prier en vue de recevoir le don du Saint-Esprit.

    Je lui fis remarquer que le jour de la Pentecôte il y avait beaucoup de bruit, mais néanmoins je respectai sa conviction.

    Nous nous sommes mis à prier et lorsque j’imposai les mains au frère darbyste, il se mit à parler en langue doucement, calmement, presque sans bruits. Puis je priai pour le pasteur réformé et je lui imposai les mains. Tout à coup, alors qu’il était rempli du Saint-Esprit, il se mit à parler en langue à haute voix, très, très fort…

    Chacun peut avoir des réactions émotionnelles et démonstratives différentes selon son tempérament, mais l’expérience est spirituellement identique, c’est le même Don du Saint-Esprit.

    Dans son livre « ils parleront de nouvelles langues », l’écrivain John F. Sherril dit ceci à propos de son baptême dans le Saint-Esprit :

    « Du tréfonds de moi-même, d’une profondeur d’où j’ignorais que la voix fut capable de venir, jaillit un torrent de sons joyeux…les syllabes venaient d’elles-mêmes, déjà toutes formées…plus abondantes qu’auraient pu en former ma langue et mes lèvres d’homme de la terre. Je n’avais nullement le sentiment que la situation échappait à mon contrôle. Jamais je ne m’étais senti plus réellement maître de moi…J’aurais pu arrêter les langues à tout instant, mais pourquoi l’aurais-je fait ? J’aurais voulu au contraire qu’elles ne s’arrêtassent jamais. »

    Le baptême dans l’Esprit n’a rien à voir avec les contrefaçons psychiques ou diaboliques telles celles que j’ai vues, notamment en Inde chez les hindous et chez ceux qui s’adonnent au yoga. Il n’a aucun rapport avec les transes cultuelles mystiques.

    Quand le Christ baptise dans le Saint-Esprit, c’est vraiment Lui qui le fait et il ne donne pas autre chose que ce qu’il a promis :

    «Je vous enverrai le Consolateur, l’Esprit de Vérité… » Jean 16 :7 et 15 :17.

    Ayons une totale confiance en Jésus.

     

    « VOUS SEREZ BAPTISES DANS LE SAINT-ESPRIT » Actes 1 :5

     

    Sur le Mont des Oliviers, Jésus ressuscité apparaît une dernière fois à ses disciples qu’il avait choisis. Lors de l’entretien il leur donne des ordres et il leur fait des promesses dont celle-ci :

    « Vous, dans peu de jours, VOUS SEREZ BAPTISES DANS LE SAINT-ESPRIT. »

    « Et VOUS SEREZ MES TEMOINS ».

    Actes 1 :5 et 8

    Jésus leur promet de la puissance pour être ses témoins de Jérusalem jusqu’aux extrémités de la terre. Il précise que cette force leur sera communiquée par le Saint-Esprit :

    « ….quand le Saint-Esprit viendra sur vous » Actes 1 :8

    Après avoir prononcé ces dernières paroles, Jésus monta au ciel et les apôtres descendirent le Mont des Oliviers, traversèrent le torrent du Cédron et entrèrent dans Jérusalem où ils se rendirent à la Chambre haute, lieu habituel de leurs rencontres. Là, d’autres disciples se joignirent à eux pour prier. Ils étaient en tout au nombre d’environ 120. Parmi eux il y avait les frères de Jésus et des femmes dont Marie la mère de Jésus.

    Dix jours plus tard, la promesse se réalisait. L’évangéliste Luc a retracé cet évènement dans Actes 2 :1-2.

    « Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup, il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer. »

    En dehors des manifestations des langues de feu, du bruit et du vent impétueux, il faut noter deux faits importants lors de leur baptême dans le Saint-Esprit :

    1. Une manifestation intérieure :

    « Ils furent tous remplis du Saint-Esprit. »

    Une plénitude de l’Esprit, voilà la première action de l’Esprit. La seconde ne peut pas être divine sans cette plénitude. C’est la naissance en soi des fleuves d’eau vive.

    2. La manifestation extérieure vient ensuite :

    « Ils se mirent à parler en d’autres langues ». C’est la manifestation, par la voix humaine, des langues que l’Esprit donne à chacun d’exprimer.

    Les gens qui accoururent à cause du bruit provoqué par le vent impétueux Ŕ et par les 120 personnes qui parlaient en langue en même temps Ŕ dirent : « Comment les entendons-nous parler dans notre propre langue à chacun…. ? » Actes 2 :8

    Le « parler en langue » a une origine divine.

    Il est DONNE par l’Esprit.

    Il est écrit :

    « Ils se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur DONNAIT de s’exprimer. »

    Le parler en langues est un don miraculeux.

    « Voici les MIRACLES qui accompagneront ceux qui auront cru : …ils parleront de nouvelles langues… » Marc 16 :17.

    C’est le jaillissement extérieur d’une source de vie intérieure dont les disciples sont remplis.

    Jésus n’avait-il pas dit :

    « Celui qui croit en moi des fleuves d’eau vive couleront de son sein comme dit l’Ecriture. » Jean 7 :37-38.

    « Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en Lui. » Jean 7 :39

    Après avoir reçu l’Esprit, l’apôtre Pierre dit aux milliers de juifs rassemblés près de la Chambre haute :

    « Dieu a ressuscité Jésus. Nous en sommes tous TEMOINS. Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez » Actes 2 :33.

    Ces témoins, revêtus de la puissance de l’Esprit, affirment par la voix de Pierre que la promesse est accomplie. Le Saint-Esprit est répandu par le Christ. Il est DONNE. Ce DON se voit et s’entend.

    Jean-Baptiste, le précurseur de Jésus-Christ, dit à ses auditeurs, au bord du Jourdain où il baptisait, près de Jéricho :

    « Moi, je vous baptise dans l’eau pour vous amener à la repentance, mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, Il vous baptisera dans le Saint-Esprit. » Matthieu 3 :11.

    Les 4 évangiles rapportent cette partie du message de Jean-Baptiste (Marc 1 :7, Luc 3 :15, Jean 1 :22). Ceci démontre que cette parole avait une très grande importance. Jean-Baptiste annonça prophétiquement la descente du Saint-Esprit. Il était formel : « Lui, Jésus, vous baptisera dans le Saint-Esprit. »

    J’ai remarqué dans mon Nouveau Testament en langue grecque l’emploi du petit mot « ev » qui devrait se traduire par « dedans, dans » et non pas par « du ». Il est donc plus normal d’employer l’expression « baptême dans le Saint-Esprit » plutôt que « baptême du Saint-Esprit ».

    Le verbe « baptiser » signifie en grec « plonger, immerger, submerger », de sorte que littéralement nous devrions dire : « Je vous immerge dans l’eau. Lui il vous immergera dans le Saint-Esprit ».

    Celui qui est baptisé dans l’eau fait une expérience tangible, de même, celui qui est baptisé dans l’Esprit SAIT qu’il l’est puisque cela SE VOIT et S’ENTEND (Actes 2 :33).

    Ce n’est pas un baptême invisible et inaudible.

    Jésus-Christ seul est celui qui baptise dans l’Esprit. Quand il le fait, cela est tout aussi réel et marquant que lorsqu’un prédicateur baptise un chrétien dans l’eau.

    Il ne s’agit pas d’un « baptême spirituel » invisible. Il n’y a pas de confusion possible avec la Nouvelle Naissance appelée par l’apôtre Paul « le baptême en Christ ou baptême en sa mort » Romains 6 :3-4. (Ceci est clairement expliqué dans le « livret biblique : Le baptême Biblique »)

    Si la conversion était le baptême dans le Saint-Esprit, l’apôtre Paul n’aurait pas posé cette question :

    « Avez-vous reçu le Saint-Esprit, depuis que vous avez cru ? » Actes 19 :2.

    A l’ouïe de leur réponse négative, l’apôtre leur posa cette autre question :

    « De quel baptême avez-vous donc été baptisés ? » Actes 19 :3.

    Il est évident que la relation entre les deux questions démontre clairement, sans équivoque, que Paul leur demandait s’ils avaient reçu le DON du Saint-Esprit, ou BAPTÊME DANS LE SAINT-ESPRIT.

    Et lorsque Paul leur imposa les mains, le Saint-Esprit vint sur eux.

    Ce n’était pas une venue imperceptible, intérieure seulement, car aussitôt « ils parlèrent en langues et prophétisèrent. » Actes 19 :6.

    Lorsqu’il y a baptême dans l’Esprit, il y a, selon la norme biblique, une manifestation audible, visible, le parler en langue. C’est une expérience définie, précise et personnelle.

    Ayez foi en Jésus et en sa promesse, et vous aussi :

    « Vous serez baptisé dans le Saint-Esprit », par lui.

    LE SAINT-ESPRIT :

    CE QU’IL EST

    La Bible est inspirée par le Saint-Esprit et animée par son action, depuis le premier chapitre de la Genèse où il est écrit que « L’Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux », jusqu’au dernier chapitre de l’Apocalypse où une pressante invitation est adressée par l’Esprit à ceux qui ont soif.

    Les affirmations de la Bible démontrent de façon irréfutable que le Saint-Esprit n’est ni une puissance, ni une énergie, ni un fluide, mais une PERSONNE réelle qui se manifeste et communique de la puissance.

    « Vous recevrez de la puissance, quand le Saint-Esprit viendra sur vous » Actes 1 :8

    « Que vous débordiez d’espérance dans la puissance du Saint-Esprit. » Romains 15 :13

    Ces textes parlent de la puissance de la personne du Saint-Esprit.

    Il ne peut pas y avoir de confusion entre la personne du Saint-Esprit et ses manifestations. Pour que cette distinction soit claire, il est utile de savoir CE QU’IL EST selon la Bible, par ses appellations, ses attributs, ses images.

    SES APPELLATIONS

    . LE SAINT-ESPRIT. C’est sous ce nom qu’il nous est souvent présenté. Jésus le désigna ainsi lorsqu’il promit aux disciples : « Vous serez baptisés dans le Saint-Esprit. » Actes 1 :5

    Le jour de la Pentecôte, Pierre dit dans son discours : « Vous recevrez le don du Saint-Esprit. » Actes 2 :38

    L’Esprit est SAINT.

    Sa mission est d’amener les âmes à l’image sainte de Christ (2 Corinthiens 4 :18)

    . L’ESPRIT. « Dieu nous les a révélées par l’ESPRIT. Car l’ESPRIT sonde tout, même les profondeurs de Dieu. » 1 Corinthiens 2 :10

    « L’Esprit dit à Philippe : Avance. » Actes 8 :29

    « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel » Jean 1 :32

    « Il y a un seul Esprit » Ephésiens 4 :4

    . L’ESPRIT DE DIEU. « Ne savez-vous pas que l’Esprit de Dieu habite en vous ? »

    1 Corinthiens 3 :16

    Et pour bien indiquer que l’Esprit de Dieu est une personne distincte de Dieu, l’apôtre écrit dans sa même épître : « Nous avons reçu l’Esprit qui vient de Dieu. » 1 Cor. 2 :12

    . SAINT-ESPRIT DE DIEU. « N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu. » Ephésiens 4 :30

    . ESPRIT DU SEIGNEUR. « L’Esprit du Seigneur enleva Philippe » Actes 8 :39.

    « Nous sommes transformés par l’Esprit du Seigneur » 2 Corinthiens 3 :18

    . ESPRIT DE CHRIST. « Les circonstances marquées par l’Esprit de Christ » 1 P. 1 :11

    . ESPRIT DE VERITE. « L’Esprit de Vérité que le monde ne peut recevoir » J. 14 :17

    « L’Esprit de Vérité vous conduira dans toute la Vérité » J. 16 :13

    Cela justifie notre foi entière dans l’enseignement des apôtres.

    . CONSOLATEUR. Ce nom se rencontre quatre fois dans l’Evangile de Jean. Le mot original grec est « Paracletos ». C’est le même mot employé pour désigner la personne de Jésus dans la première épître de Jean, chapitre 2, verset 1 . Il signifie littéralement : « appelé auprès », « qu’on appelle à son secours ». Il peut être traduit par : avocat, défenseur, intercesseur, aide, appui, soutien, consolateur. « Si je m’en vais, je vous enverrai le Consolateur », dit Jésus à ses disciples (jean 16 :7). Jésus a envoyé sur la terre LA PERSONNE même du Saint-Esprit pour être toujours avec CEUX QUI CROIENT EN LUI (Jean 14 :16-17). Quelle bénédiction de savoir que l’Esprit est sans cesse là pour nous aider face aux tentations, aux difficultés de la vie, aux assauts des forces du mal.

    SES ATTRIBUTS

    . SA CONNAISSANCE

    « L’Esprit SONDE TOUT, même les PROFONDEURS DE DIEU » 1 Corinthiens 2 :10.

    « Lequel des hommes, en effet, connaît les choses de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, personne ne connaît LES CHOSES DE DIEU, si ce n’est l’Esprit de Dieu » 1 Corinthiens 2 :11.

    La connaissance des choses de Dieu n’est pas accessible à l’intelligence de l’homme sans le secours de l’Esprit de Dieu.

    L’homme ne connaît que ce que Dieu lui révèle par l’Esprit, tandis que l’Esprit connaît même les PROFONDEURS DE DIEU.

    La connaissance de l’Esprit n’a pas de limite :

    « L’Esprit sonde TOUT »

    Puisqu’il sait TOUT, il est capable :

    D’enseigner toutes choses,

    « L’Esprit-Saint que le Père enverra en mon nom vous enseignera toutes choses » Jean 14 :26

    De conduire dans toute la vérité,

    « Quand le Consolateur sera venu, l’Esprit de Vérité, il vous conduira dans TOUTE LA VERITE » Jean 16 :13.

    . SA PUISSANCE

    Avant la venue de l’homme sur terre, l’Esprit de Dieu participait à la création : « L’Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux » Genèse 1 :2.

    Il n’est pas étonnant donc de lire dans Job 33 :4, « L’Esprit de Dieu m’a créé ».

    Nous ne pouvons expliquer cela avec notre intelligence limitée.

    C’est lui qui, par sa puissance, a formé le corps de Jésus dans le sein de Marie : « Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. » Luc 1 :35

    En recevant le baptême dans le Saint-Esprit, le croyant reçoit un revêtement de la puissance du Saint-Esprit, appelée « puissance d’en-haut » :

    « J’enverrai sur vous ce que mon Père a promis ; mais vous, restez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la PUISSANCE d’en-haut » Luc 24 :49.

    SA VOLONTE

    « Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier COMME IL VEUT. » 1 Corinthiens 12 :11.

    L’Esprit-Saint a sa volonté propre. Il est souverain. Il agit librement « comme il veut ». Mais il n’agit qu’en accord avec Dieu le Père :

    « Celui qui sonde les cœurs connaît quelle est LA PENSEE DE L’ESPRIT, parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints. » Romains 8 :27.

    Il a sa propre pensée en harmonie parfaite avec la volonté de Dieu. Ce qu’il veut c’est en fait ce que Dieu veut. Ce qu’il pense c’est ce que Dieu pense.

    . SON FRUIT

    « Le fruit de l’Esprit c’est l’AMOUR… » Galates 5 :22.

    Il possède l’Amour : « Je vous exhorte…par l’amour de l’Esprit… » Romains 15 :30, cet amour provient de Dieu : « Dieu est Amour » (1 Jean 4 :8), et c’est l’Esprit qui le met en nous : « …l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs PAR LE SAINT- ESPRIT qui nous a été donné. » (Romains 5 :5)

    . SON ACTION EN UNION AVEC LE PERE ET LE FILS

    « Jésus fut aussi baptisé ; et pendant qu’il priait, le ciel s’ouvrit, et le Saint-Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe ; et une voix fit entendre du ciel ces paroles : tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai mis toute mon affection. » Luc 3 :21-22.

    « Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur… » Jean 14 :16.

    « C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité…Il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis… » Actes 2 :32-33.

    « Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu, et la communion du Saint-Esprit soient avec vous. » 2 Cor. 13 :13.

    Le Saint-Esprit est UNE PERSONNE infiniment sage et puissante, une personne aimante. Elle est présente en nous pour nous aider à nous approcher de Dieu, nous conduire dans la vérité, façonner en nous l’image de Jésus-Christ, nous revêtir de force afin de rendre témoignage à Christ dans le monde et édifier l’Eglise.

    SES IMAGES

    . L’HUILE

    Dans l’Ancien Testament, l’onction d’huile était le signe que Dieu avait choisi quelqu’un pour un service particulier : roi, prophète, sacrificateur.

    Jésus s’appliqua à Nazareth ce texte d’Esaïe 42 : « L’Esprit du Seigneur est sur moi parce qu’il m’a OINT pour… » Luc 4 :11.

    L’huile symbolise le Saint-Esprit d’où l’emploi de cette expression : « L’onction du Saint-Esprit ».

    . LA COLOMBE

    C’est au moment du baptême de Jésus dans le Jourdain que l’Esprit de Dieu descendit sur Jésus sous forme d’une COLOMBE. Cette manifestation venait confirmer la Messianité de Jésus. Parmi les aspects du fruit de l’Esprit, l’Ecriture mentionne LA PAIX et LA DOUCEUR attribuées à la colombe.

    . LE FEU

    Jean-Baptiste dit de Jésus qu’il baptisera « du Saint-Esprit et de FEU » Luc 3 :16. Le jour de la Pentecôte, des langues de FEU se posèrent sur les disciples au moment de la descente du Saint-Esprit. Le FEU symbolise l’oeuvre purificatrice de l’Esprit.

    . L’EAU

    Jésus a fait référence à l’eau pour désigner la vie abondante de l’Esprit. Il a parlé de « fleuves d’EAU VIVE qui couleront » Jean 7 :38. C’est l’image d’une permanence de VIE, toujours renouvelée dans la grâce.

    . LE VENT

    L’action de l’Esprit est comparée à un souffle tel le VENT. Le prophète Ezéchiel, dans sa vision des ossements desséchés, entend l’Eternel dire : « Esprit, viens des quatre VENTS, souffle sur ces morts et qu’ils revivent » Ezéchiel 37 :9. Lors de son entretien avec Nicodème, Jésus lui a parlé du VENT dont ne sait d’où il vient et où il va, ajoutant : « il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit » Jean 3 :8. A la Pentecôte, lors du baptême dans le Saint-Esprit des 120 disciples, il y eut un VENT impétueux. Cette illustration de l’Esprit par le Vent donne une idée de mystère et de souveraineté dans l’oeuvre puissante de l’Esprit.

    LE SAINT-ESPRIT :

    CE QU’IL FAIT

    . IL ENSEIGNE :

    « L’Esprit-Saint… vous enseignera… » Jean 14 :26.

    . IL RAPPELLE :

    « …et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » Jean 14 :26.

    . IL TEMOIGNE :

    « …L’Esprit de vérité…rendra témoignage de moi » Jean 15 :26.

    . IL CONVAINC :

    « …Il convaincra le monde… » Jean 16 :8.

    . IL CONDUIT :

    « Il vous conduira dans toute la vérité » Jean 16 :13.

    . IL PARLE :

    « Il ne parlera pas de lui-même » Jean 16 :13.

    . IL ENTEND :

    « Il dira tout ce qu’il aura entendu » Jn 16 :13.

    . IL ANNONCE :

    « Il vous annoncera les choses à venir » Jean 16 :13.

    . IL GLORIFIE :

    « Il me glorifiera » Jean 16 :14.

    . IL ORDONNE :

    « L’Esprit dit à Philippe : avance » Actes 8 :29.

    « Le Saint-Esprit dit : Mettez-moi à part Barnabas et Saul… » Actes 13.2.

    . IL ENVOIE :

    « Barnabas et Saul, envoyés par le Saint-Esprit » Actes 13 :4.

    . IL EMPECHE :

    « ayant été empêchés par le Saint-Esprit » Actes 16 :6.

    . IL AVERTIT :

    « L’Esprit-Saint m’avertit que… » Actes 20 :23.

    . IL AIDE :

    « L’Esprit nous aide dans notre faiblesse » Romains 8 :26.

    . IL INTERCEDE :

    « L’Esprit lui-même intercède par des soupirs « Romains 8 :26.

    . IL PENSE :

    « …la pensée de l’Esprit… » Romains 8 :27.

    . IL SONDE TOUT :

    « L’Esprit sonde tout… » 1 Cor. 2 :10.

    . IL CONNAIT :

    « Personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu » 1 Cor. 2 :11.

    . IL DISTRIBUE :

    « Un seul et même Esprit opère toutes ces choses et les distribue… » 1 Cor. 12 :11.

    . IL VEUT :

    « comme il veut » 1 Cor. 12 :11.

    Une chose ne peut pas enseigner, convaincre, conduire, ordonner, penser ; donc, le SAINT-ESPRIT N’EST PAS UNE CHOSE, MAIS UNE PERSONNE. Une chose ne peut pas parler, entendre, avertir, intercéder, comme il est écrit du Saint-Esprit. Ceci prouve de manière certaine que le Saint-Esprit est une personne.

    Par ailleurs, puisqu’il est une personne, on comprend qu’il soit possible de :

    . LUI MENTIR :

    « au point que tu mentes au Saint-Esprit » Actes 5 :3.

    . LE TENTER :

    « comment vous êtes-vous accordés pour tenter l’Esprit du Seigneur ? » Actes 5 :9.

    . LUI RESISTER :

    « Vous vous opposez toujours au Saint-Esprit » Actes 7 :51.

    . L’ATTRISTER :

    « N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu ! » Ephésiens 4 :30.

    . L’OUTRAGER :

    « et qui aura outragé l’Esprit de la grâce » Hébreux 10 :29.

    . BLASPHEMER CONTRE LUI :

    « Le blasphème contre l’Esprit ne sera pas pardonné » Matthieu 12 :31.

    « N’éteignez pas

    l’Esprit. »

    1 Thessaloniciens 5 :19

    RECEPTIONS

    DU DON

    DU SAINT-ESPRIT

    LORS DES PREMIERES

    ANNEES DE L’EGLISE

    . A JERUSALEM , à la Pentecôte

    Actes 1 :4-8. Promesses du Seigneur : « Vous serez baptisés dans le Saint-Esprit…vous recevrez de la Puissance… ».

    Actes 2 :1-4. Réalisation des promesses : « ils furent TOUS remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d’autres langues… »

    Les 120 personnes qui reçurent le Saint-Esprit ce jour-là dont Marie et les apôtres étaient en prière depuis dix jours (Actes 1 :14).

    . A SAMARIE, trois ans plus tard.

    Actes 8 :16-17 : « Pierre et Jean prièrent pour que les Samaritains reçussent le Saint-Esprit, puis leur imposèrent les mains et ils reçurent le Saint-Esprit. »

    Ces Samaritains avaient déjà cru et étaient baptisés (Actes 8 :12).

    Le baptême dans le Saint-Esprit n’est donc pas à confondre avec la conversion !

    . A CESAREE, huit ans plus tard.

    Actes 10 :44-46 : « Le Saint-Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient la Parole… Le Don du Saint-Esprit était aussi répandu sur les païens CAR ils les entendaient parler en langues et glorifier Dieu. »

    Le baptême dans le Saint-Esprit est un don que Dieu accorde à tous ceux qui croient au Seigneur Jésus, sans exception. « Dieu leur a accordé le même don qu’à nous qui avons cru au Seigneur Jésus-Christ… » Actes 11 :27.

    Dieu passe souvent par-dessus nos conceptions, nos idées préconçues, nos préjugés. Il regarde au cœur, à la foi en Sa Parole.

    . A EPHESE, vingt-et-un ans plus tard.

    Actes 19 :6 : « Après que Paul leur eut imposé les mains, le Saint-Esprit vint sur eux et ils parlaient en langues et prophétisaient. »

    Ils reçurent le don du Saint-Esprit après le baptême d’eau et l’imposition des mains.

    Ces exemples nous prouvent que le Saint-Esprit était répandu partout de la même manière.

     

    MANIFESTATIONS LORS DE LA RECEPTION DU DON DU SAINT-ESPRIT

     

    La réception du Don du Saint-Esprit comprend deux phases bien distinctes :

    1. MANIFESTATION INTERIEURE

    « Ils furent tous REMPLIS du Saint-Esprit ». Actes 2 ;4

    Cette expression « rempli du Saint-Esprit » est mentionnée plusieurs fois dans la Parole de Dieu :

    Actes 4 :8 : « Pierre, REMPLI DU SAINT-ESPRIT, leur dit… ».

    Actes 7 :55 : « Etienne, REMPLI DU SAINT-ESPRIT, et fixant les regards vers le ciel… »

    Actes 9 :17 : « Jésus m’a envoyé pour que…tu sois REMPLI DU SAINT-ESPRIT ».

    Actes 13 :9 : « Alors Saul, appelé Paul, REMPLI DU SAINT-ESPRIT… »

    A la Pentecôte, les 120 furent REMPLIS DU SAINT-ESPRIT avant de parler en langues. Etre rempli, c’est la base, l’essentiel, c’est ce qui est parfois nommé « la PLENITUDE du Saint-Esprit ». Actes 6 :3 et 5 : « Hommes PLEINS d’Esprit-Saint ».

    2. MANIFESTATION EXTERIEURE, visible et audible

    Le parler en langues découle normalement de la plénitude de l’Esprit. « Ils furent remplis du Saint-Esprit ET se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer ».

    « Jésus a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis et il l’a répandu comme vous le VOYEZ et l’ENTENDEZ » Actes 2 :33.

    « Lorsque Simon VIT que le Saint-Esprit était donné… » Actes 8 :18.

    « Le Don du Saint-Esprit était aussi répandu sur les païens car ils les ENTENDAIENT parler en langues » Actes 10 :46.

    Le parler en langues inconnues est la « manifestation » du Saint-Esprit, NORMALE ET BIBLIQUE, prouvant extérieurement une plénitude intérieure.

    Dans cette expérience du baptême dans le Saint-Esprit, il y a :

    1. UN ETAT : Ils furent « remplis »

    2. UNE ACTION : « Ils se mirent à parler ».

    De cette observation, il est facile de déduire qu’on ne peut pas être baptisé sans être rempli de l’Esprit. Quand il y a plénitude de l’Esprit, le parler en langues se manifeste simplement et normalement, à condition de laisser le soin à l’Esprit de nous diriger.

    « Ils parlaient en langues SELON QUE L’ESPRIT LEUR DONNAIT DE S’EXPRIMER ». Ce n’est pas le disciple qui parle de lui-même, qui conçoit le parler en langues.

    L’ESPRIT

    ET

    L’EGLISE

    « L’Eglise s’accroissait par l’assistance du Saint-Esprit. » Actes 9 :31.

    C’est l’Esprit qui assiste l’Eglise et l’édifie.

    Sans l’Esprit, l’Eglise est sans vie.

    Dès le jour de la Pentecôte, c’est l’Esprit qui a fait exploser une puissance, un dynamisme de vie spirituelle. L’épanouissement des apôtres lancés par l’Esprit à la conquête des âmes pour Christ, le zèle des chrétiens à propager l’Evangile, malgré la persécution, étaient le résultat de l’action permanente de l’Esprit dans l’Eglise.

    Au contact de l’Esprit la personnalité de l’homme est transformée. C’est l’Esprit qui fait naître de nouveau. Par SON FRUIT, il implante dans le croyant l’image de Christ. Il manifeste également sa présence par les dons spirituels qu’il distribue aux membres de l’Eglise, corps de Christ.

    La présence de l’Esprit est en chaque chrétien qui, par la foi, appartient à Christ, même s’il n’a pas encore reçu le baptême dans le Saint-Esprit.

    « Car, si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas » Romains 8 :9. Il n’est pas question dans ce texte du don du Saint-Esprit, mais de la personne du Saint-Esprit.

    « L’Esprit témoigne à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » Romains 8 :6.

    « Parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l’Esprit de son fils dans vos coeurs » Gal. 4 :6.

    Tous les sauvés sont régénérés par l’Esprit. Ils ONT l’Esprit parce qu’ils appartiennent à Christ qui les a rachetés à un grand prix.

    Et tous sont invités de façon pressante par le Christ et par les apôtres à RECEVOIR LE DON DU SAINT-ESPRIT et par la suite à ASPIRER AUX DONS SPIRITUELS pour l’édification de l’EGLISE (1 Cor. 14 :12).

    Une communauté chrétienne conforme à l’enseignement biblique est normalement animée par les dons distribués à chacun par l’Esprit pour le bien de tous.

    « Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est DONNEE pour l’utilité COMMUNE » 1 Corinthiens 12 :7.

    Le baptême dans le Saint-Esprit est POUR L’EGLISE TOUT ENTIERE, pour CHAQUE CHRETIEN en particulier.

    « La promesse est POUR TOUS » Actes 2 :39.

     

    L’ESPRIT ET LA PAROLE DE DIEU

     

    « Toute écriture est inspirée de Dieu » 2 Timothée 3 :16.

    Le fait d’avoir reçu le Don du Saint-Esprit ne signifie par que nous possédons la connaissance parfaite de toutes les vérités de la Parole de Dieu. Le Don ne nous dispense pas de sonder les Ecritures, bien au contraire. En effet, après avoir reçu le Don du Saint-Esprit, il est indispensable d’appuyer sa foi sur la PAROLE DE DIEU et non pas sur les traditions religieuses.

    Le Saint-Esprit aide à comprendre la Parole spirituellement.

    « Lequel des hommes, en effet, connaît les choses de l’homme, si ce n’et l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu. Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient DE DIEU, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais AVEC CEUX QU’ENSEIGNE L’ESPRIT, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles. » 1 Corinthiens 2 :11-13.

    Le Saint-Esprit est aussi ESPRIT DE VERITE et il conduit dans toute la vérité ; mais l’homme peut refuser cette vérité. S’il s’en détourne et s’enlise dans les pratiques désapprouvées par la Parole inspirée de Dieu, il risque de voir s’éteindre en lui l’Esprit.

    Par conséquent, après la réception du baptême dans le Saint-Esprit, continuez à affermir votre foi. Etablissez-la solidement, de manière inébranlable, sur les vérités de la Bible, Parole de Dieu.

    La Bible constitue la garantie de base de tout enseignement, même lorsque l’on est baptisé dans le Saint-Esprit.

    Il est bien nécessaire de faire comme les Béréens qui « examinaient chaque jour les Ecritures pour voir si ce qu’on leur disait était exact « Actes 17 :11.

     

    UTILITE DU DON DU SAINT-ESPRIT

     

    . Le Don du Saint-Esprit donne accès aux DONS spirituels.

    La panoplie des dons est présentée par l’apôtre Paul dans 1 Corinthiens 12 :

    « A l’un est DONNÉ par l’Esprit une parole de sagesse ;

    à un autre une parole de connaissance par le même Esprit ;

    à un autre le don d’opérer des miracles ;

    à un autre la prophétie ;

    à un autre le discernement des esprits ;

    à un autre la diversité des langues ;

    à un autre l’interprétation des langues.

    Il y a diversité des DONS, mais le même Esprit. » 1 Corinthiens 12 :7/10 et 14.

    En ce qui concerne le mot « DON », il y a dans l’original grec trois mots différents pour le désigner :

    « Dôréa », « charisma », « Pneumatika ».

    Voici quelques textes om ces mots sont employés :

    Actes 2 :38 : « Vous recevrez le don (dôréa) du Saint-Esprit. »

    Romains 12 :6 : « Nous avons des dons (charismata) différents. »

    1 Cor. 1 :7 : « Il ne vous manque aucun don « charismati). »

    1 Cor. 12 :4 : « Il y a diversité de dons (charismata). »

    1 Cor. 12 :31 : « Aspirez aux dons (charismata) les meilleurs. »

    1 Cor. 12 :1 : « pour ce qui concerne les dons spirituels (pneumatikon). »

    1 Cor. 14 :2 et 12 : « Aspirez aux dons spirituels (pneumatikon). »

    De nos jours certains ont jugé bon de remplacer le mot « DON » par le mot « charisme » dont la racine est le mot grec « charisma ». Ce mot est devenu courant, même dans le langage des incroyants. Il sert à désigner des talents naturels et pas seulement les dons spirituels. « Charismata » est dérivé du verbe « charidzesthaï » qui signifie : être agréable, faire plaisir à (le mot racine est « chara » = joie).

    Le mot grec « pneumatikos » vient du mot « pneuma » qui veut dire vent, souffle, esprit. Le texte de 1 Thessaloniciens devrait littéralement se traduire par « n’éteignez pas le souffle (pneuma) ». 1 Thess. 5 :19.

    Le mot « charisma » présente les dons avec leur caractère de gratuité, tandis que « pneumatika » caractérise leur origine.

    Les dons spirituels sont donc les manifestations du souffle divin, de l’Esprit-Saint, et non pas des capacités naturelles.

    Il semble donc préférable d’employer : « DONS SPIRITUELS » plutôt que « CHARISMES » pour éviter toute confusion.

    Les mots simples de la Bible suffisent à éclairer notre intelligence spirituelle. Les mots savants permettent de s’exprimer dans notre langage théologique, intellectuel, mais pas nécessairement spirituel et à la portée de tous. Simplicité et spiritualité conformes à la vérité biblique se marient fort bien.

    . Le Don du Saint-Esprit confère de la puissance pour le témoignage.

    Le Christ l’avait promis à ses disciples :

    « Vous recevrez de la puissance, quand le Saint-Esprit viendra sur vous, et vous serez MES TEMOINS. » Actes 1 :8.

    Le jour de la Pentecôte, Pierre le craintif, qui avait renié son Maître, parla avec autorité lorsqu’il fut rempli du Saint-Esprit.

    Des Evangélistes, comme Philippe, et les apôtres furent accompagnés de miracles et de guérisons divines, ayant reçu par le Saint-Esprit les dons d’opérer des miracles et de guérir.

    L’apôtre Paul écrivit aux chrétiens de Corinthe : « Ma parole et ma prédication ne reposait pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une démonstration d’ESPRIT DE PUISSANCE. » 1 Cor. 2 :4.

    . Le Don du Saint-Esprit permet d’accéder aux dons qui EDIFIENT L’EGLISE.

    « Celui qui prophétise édifie l’Eglise » 1 Corinthiens 14 :4.

    « puisque vous aspirez aux dons spirituels, que ce soit pour l’édification de l’EGLISE que vous cherchiez à en posséder ABONDAMMENT. » 1 Cor. 14 :12.

    Désirez les dons pour les mettre au service des autres, c’est la voie par excellence, celle de l’amour.

    « Que chacun mette au service des autres, le don qu’il a reçu. » 1 Pierre 4 :10.

    « Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas l’amour, je ne suis RIEN. » 1 Cor. 13 :1.

    L’AMOUR, fruit de l’Esprit (Galates 5 :22) et les DONS distribués par l’ESPRIT sont deux rails inséparables dans la vie de l’Eglise.

    « Recherchez la charité », dit l’apôtre Paul, mais il ajoute aussi : « Aspirez aux dons spirituels », et il dit même : « Je désire que vous parliez TOUS en langues » (1 Corinthiens 14 :1 et 5.)

     

    LA GRÂCE DE PARLER EN LANGUE

     

    Il est bien de rappeler que le don de parler en langue est MIRACULEUX :

    « Voici les MIRACLES qui accompagneront ceux qui auront cru :

    Ils parleront de nouvelles langues. »

    Il ne s’agit pas là de la capacité naturelle de parler des langues étrangères que l’on apprend avec son intelligence et que l’on retient avec sa mémoire. Il m’arrive de voyager, lors de mes activités missionnaires, avec des compagnons qui parlent six et sept langues. Cela facilite notre travail d’évangélisation dans certains pays étrangers, mais le DON DE PARLER EN LANGUES est totalement différent.

    Le DONC MIRACULEUX consiste à parler en des langues que nous ne comprenons pas et que le Saint-Esprit, dont nous sommes remplis, nous fait prononcer.

    Ces langues ne sont pas des charabias, mais vraiment des langues.

    A la Pentecôte, les langues parlées par les disciples qui ne connaissaient que l’hébreu et l’araméen furent comprises par les juifs venant de plusieurs pays étrangers qui s’exclamèrent et dirent :

    « Comment les entendons-nous parler dans nos propres langues des merveilles de Dieu ? » Actes 2 :11.

    Lors d’un culte, pendant le temps de louange, j’ai entendu près de moi un pasteur parler en anglais alors qu’il n’en connaissait pas un mot. Il disait entre autre : »Je viens bientôt chercher mon troupeau ».

    Lors d’une rencontre pastorale, pendant le moment de prière, un pasteur parla en langue à haute voix. Il s’exprimait en hébreu et pourtant il ne connaissait pas cette langue. Un autre qui l’ignorait également exerça le don de l’interprétation et transmit en français le message. C’était une excellente exhortation dont l’exactitude fut confirmée par un autre pasteur qui parlait fort bien l’hébreu pour l’avoir étudié à l’Université de Jérusalem.

    Une chrétienne gitane qui était allée en Algérie pour y témoigner, parla en langue en arabe et elle fut comprise par des personnes qui connaissaient cette langue.

    J’ai entendu une personne parler en langue tzigane, « le romanès », alors qu’elle ne sait pas parler cette langue. Quelques-unes des paroles étaient : « Je suis Dieu, je suis le Grand Dieu, le Dieu Saint, le Dieu qui bénit. »

    Le pasteur Horton raconte dans son livre « Les Dons de l’Esprit » qu’en 1927, en Chine, un chrétien nommé Wang parla en langue. La langue parlée était l’anglais, langue des missionnaires anglais présents. Wang n’en connaissait pas un mot.

    Certaines de ses paroles étaient : « Ceux qui marchent en vêtements blancs et sont fidèles seront enlevés. »

    Ces exemples sont nombreux à travers le monde, parmi les chrétiens baptisés dans le Saint-Esprit. Ils confirment qu’il s’agit bien de langues parlées et non pas d’une suite de sons sans aucun sens, même si elles apparaissent comme inintelligibles parce qu’incomprises.

    Le parler en langue est non seulement une manifestation extérieure normale et biblique d’une plénitude de l’Esprit et une preuve évidente du baptême dans l’Esprit, mais c’est également UNE GRÂCE qui procure à celui qui possède ce don une édification intérieure qui le pousse à glorifier Dieu :

    « Ils parlaient en langues et glorifiaient Dieu » Actes 10 :46.

    « CELUI QUI PARLE EN LANGUE, PARLE A DIEU. » 1 Cor. 14 :2.

    Quelle communion bénie !

    Il en reçoit des forces nouvelles. Il s’édifie, il se « construit spirituellement lui-même ».

    C’est une grâce à la portée de tous les enfants de Dieu.

    L’apôtre Paul parlait beaucoup en langues et il en remerciait Dieu (1 Cor. 14 :18). Si lui, l’apôtre, possédait et manifestait ce don, pourquoi le refuserions-nous ?

    « N’empêchez pas de parler en langues. » 1 Corinthiens 14 :39

    « SOYEZ

    REMPLIS

    DU SAINT-ESPRIT »

    L’ apôtre Paul exprima ce souhait aux chrétiens de Corinthe :

    « Je désire que vous parliez TOUS en langues » 1 Cor. 14 :5.

    Et il adresse cette pressante exhortation aux chrétiens d’Ephèse, à propos de la plénitude du Saint-Esprit :

    « SOYEZ REMPLIS DU SAINT-ESPRIT. » Ephés. 5 :18.

    La réception du don du Saint-Esprit est avant tout intérieure. C’est une plénitude de l’Esprit dont le parler en langue est le résultat visible. Etre rempli du Saint-Esprit doit

    être la première aspiration du chrétien. Ensuite, lorsqu’il atteint cette plénitude, le Saint-Esprit lui accorde la faculté de parler en d’autres langues.

    Le parler en langue est l’expression verbale d’une abondance intérieure de la vie du Saint-Esprit qui vous transporte dans une communion bénie avec Dieu. L’édification spirituelle personnelle, résultant du parler en langue, n’est possible que si ces deux faits sont liés ensemble : la plénitude du Saint-Esprit et le parler en langue.

    Lorsque vous êtes rempli du Saint-Esprit, vous n’avez pas besoin de vous forcer à parler en langue. C’est l’Esprit qui vous donne le pouvoir de vous exprimer en d’autres langues. Il suffit de vous laisser entraîner par les fleuves d’eau vive de l’Esprit. Comme le dit Jésus : « des fleuves d’eau vive couleront de votre cœur » (Jean 7 :38). Laissez-les couler en vous, dans le calme et la confiance.

    Peut-être que vous vous demandez quelle est la différence entre « être rempli du Saint-Esprit » et « être baptisé dans le Saint-Esprit ».

    La réponse est très simple. Pour expliquer et concilier ces deux verbes : « rempli » et « baptisé » qui veut dire « plongé ou immergé, on emploie l’image de la lampe à huile.

    Pour qu’elle puisse éclairer, la mèche doit d’abord être plongée dans l’huile et, alors qu’elle est plongée, l’huile s’imprègne, remplit la mèche qui est ainsi prête à être allumée.

    Lorsque l’apôtre Paul se convertit, il reçut à Damas la visite d’un chrétien nommé Ananias qui luit dit : « Saul mon frère, le Seigneur Jésus qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais, m’a envoyé pour que tu recouvres la vue et QUE TU SOIS REMPLI DU SAINT-ESPRIT. » Actes 9 :17.

    Plus tard, il est dit de lui : « Alors Saul, appelé Paul, REMPLI DU SAINT-ESPRIT…. »Actes 13 :9.

    De même, il est dit de l’apôtre Pierre :

    « Pierre, REMPLI DU SAINT-ESPRIT… » Actes 4 :8.

    Si, après avoir été baptisés dans le Saint-Esprit, vous n’êtes plus remplis du Saint-Esprit, les raisons peuvent être diverses : négligence de la prière, doute, crainte, épreuve, découragement…Un renouvèlement est alors nécessaire. Pour cela, il est bon de se consacrer à nouveau au Seigneur dans le recueillement et parfois de s’unir à des frères et sœurs dans la prière fervente, comme le firent les apôtres :

    « Ils élevèrent à Dieu la voix, TOUS ENSEMBLE…Quand ils eurent prié…Ils furent TOUS REMPLIS DU SAINT-ESPRIT. » Actes 4 :24-31.

    Dieu fasse que tous les chrétiens soient aussi remplis du Saint-Esprit !

    Cela est possible puisque Jésus-Christ n’a pas changé. Il est le même AUJOURD’HUI (Hébreux 13 :8). Il baptise toujours du BAPTÊME DANS LE SAINT-ESPRIT, comme au temps des apôtres. Le DON DU SAINT-ESPRIT qu’il accorde aujourd’hui est IDENTIQUE à celui du commencement de l’Eglise.

    Vous pouvez le recevoir maintenant, de la même manière que les premiers chrétiens.

    Quand vous serez REMPLI DE L’ESPRIT, vous parlerez en langues, selon que l’Esprit vous donnera de vous exprimer (Actes 2 :4).

    RETENEZ CES PROMESSES :

    « Vous recevrez le Don du Saint-Esprit. »

    Actes 2 :38.

    « Vous serez baptisés dans le Saint-Esprit. »

    Actes 1 :5.

    ET CETTE EXHORTATION :

    « Soyez REMPLIS du Saint-Esprit. »

    Ephés. 5 :18.

    …/…

    TABLE DES MATIERES

    50 ans d’expérience

    dans le mouvement de l’Esprit………………….

    « Vous recevrez le don du Saint-Esprit »……………..

    Don ou Baptême………..

    Le Don se reçoit par la foi………….

    Réunions de réception du don du Saint-Esprit……….

    « Vous serez baptisés dans le Saint-Esprit »…………

    Le Saint-Esprit : Ce qu’il est …………

    Le Saint-Esprit : Ce qu’il fait…………

    Réceptions du don du Saint-Esprit……….

    Manifestations lors de la réception du don………..

    L’Esprit et l’Eglise………….

    L’Esprit et la Parole de Dieu………….

    Utilité du don du Saint-Esprit………..

    La grâce du parler en langue…………..

    « Soyez remplis du Saint-Esprit »……………..

  • LA VIE APRES LA MORT

    LA VIE APRES LA MORT
    Espérance sublime des chrétiens
    Clément LE COSSEC

    « JE SUIS LA RESURRECTION ET LA VIE »
    Evangile de Jean, 11 :25

     

    « LA MORT S’EST ETENDUE A TOUS LES HOMMES »

    Romains 5 :12

     

    La vie après la mort angoisse l’homme plus que la mort elle-même lorsqu’il n’a ni foi, ni espérance.

    Pour tenter d’échapper à cette frayeur universelle, certains s’illusionnent en affirmant sans preuve : « après la mort, il n’y a rien, le rideau tombe. »

    Ce que la Bible dit à propos de la vie dans l’au-delà apporte au chrétien quiétude et paix. La révélation biblique ouvre le voile sur ce monde que le langage humain ne peut parvenir à bien faire comprendre tellement il diffère de la matière.

    Nous allons nous y introduire par les textes dont le sens est à notre portée, sans nous laisser emporter par l’imagination et en nous fixant pour règle de ne dire que ce que la Bible dit, sans plus, de ne préciser que ce que la Bible précise.

    Lorsqu’un être cher meurt, nous disons :

    « Dieu l’a repris. C’était son heure. Il est en paix. Il a rendu l’âme. Ses souffrances sont finies. C’était sa destinée…etc ». Et nous nous posons bien des questions : « où est-il ? Est-ce qu’il nous voit ? Le reverrons-nous ? Le reconnaîtra-t-on quand nous le reverrons ? »

    La Bible perce le mystère de la vie dans l’autre monde. Elle mentionne le sort que connaissent et reconnaîtront les humains. Elle apporte certaines réponses suffisantes à nos questions.

    En regardant l’album de famille, de la naissance à la mort, une vie n’est qu’images et souvenirs. C’est peu ! C’est court et le sort éternel est joué dans cet espace de temps. L’option est irréversible.

    La mort est une réalité inéluctable à laquelle tout homme et toute femme seront confrontés un jour. Tôt ou tard cela arrive.

    Pourtant certains vivent comme si la mort ne pourra jamais les atteindre. Cela ne les concerne pas. Ce sont les autres qui meurent. Ce sera toujours assez tôt, disent-ils, pour s’y intéresser plus tard. Puis, quand la mort frappe brutalement des proches et emporte dans l’au-delà un être cher, le choc de la séparation met fin à l’indifférence.

     

    La réalité de la mort n’est pas non plus élucidée si l’on renonce à vouloir en comprendre le mystère.

    550.000 Français meurent chaque année et il n’y a pas assez de place dans les cimetières. 1220 hectares y sont consacrés dans la région parisienne. Là sont les corps qui retournent à la poussière. Les morts sont là et ils ne sont plus là.

    Après sa désobéissance à l’ordre divin, Adam entendit cette sentence : » C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras ton pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière et tu retourneras à la poussière ». Genèse 3 :19.

    Cette destinée humaine est identique pour tout homme. C’est une égalité immuable.

    « Tous les jours qu’Adam vécut furent de neuf-cent-trente ans, puis il mourut. » Genèse 5 :5

    Telle est l’origine du drame de l’humanité. C’est la sanction de la désobéissance du premier homme.

    « Par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché LA MORT, et ainsi la mort s’est étendues à tous les hommes parce que tous ont péché » Romains 5 :12

    « La mort est venue par un seul homme », c’est pourquoi l’apôtre Paul a écrit « tous meurent en Adam ». 1 Corinthiens 15 :21-22

    QU’EST-CE QUE LA MORT ?

     

    Ce n’est pas un terme, quoique tout s’interrompe à ce moment-là…et que l’on murmure près du mourant : « c’est la fin ! ». C’est la fin de l’existence terrestre et le commencement d’une autre forme de vie dans le monde des esprits. La vie passée se continue par la vie sans fin dans le monde invisible à nos sens physiques.

    C’est le « passage obligatoire » pour tous dans l’Univers immatériel. La destinée de tout être humain est de passer de ce monde visible au monde invisible. La vie n’a de sens que lorsque nous apercevons ce qui vient après elle.

     

    QU’Y A-T-IL DONC DE L’AUTRE COTE ?

     

    La Bible dévoile des réalités difficiles à expliquer avec le langage humain. Jésus-Christ lui-même a dû employer des mots ordinaires, simples pour imager des lieux dont on a de la peine à imaginer la splendeur.

    Il dit notamment :

    « Il y a plusieurs demeures dans la Maison de mon Père » Jean 14 :2

    Chacun peut se représenter cette maison et ses demeures à sa manière. Elles n’ont certainement rien de comparable aux nôtres.

    Notre raison ne peut que balbutier devant la sobriété des descriptions faites dans un langage courant, à la portée de notre compréhension.

    Ce qui importe c’est de savoir si notre place est préparée dans la maison du Père.

    La Bible révèle l’existence de plusieurs lieux où vont les morts.

     

    1. LE SEJOUR DES MORTS ET LES TOURMENTS

     

    Chéol, ou Shéol, est un mot hébreu équivalent de l’Hadès en grec. Nos versions françaises de la Bible les rendent par « séjour des morts ».

    L’origine du mot a quelques rapports avec l’idée d’un trou, d’un gouffre, d’une fosse profonde fermée par des portes.

    « Je disais : quand mes jours sont en repos, je dois m’en aller aux portes du séjour des morts ». Esaïe 38 :10 (voir aussi Matthieu 16 :18)

    Cette idée se retrouve dans la conception hébraïque du shéol :

    « Plus profonde que le séjour des morts » Job 11 :8

    « Tu délivres mon âme du séjour profond des morts » Psaume 86 :13

    « Pour le sage, le sentier de la vie mène en haut, afin qu’il se détourne du séjour des morts qui est en bas » Proverbes 15 :24

    Le séjour des morts est présenté dans l’Ancien Testament comme étant un lieu de désolation où la vie des esprits des morts se poursuit, un pays de ténèbres d’où l’on ne revient pas et où il n’y a aucune communication avec Dieu.

    « Celui qui descend au séjour des morts, ne remontera pas » Job 7 :10

    C’est là que vont les pécheurs :

    « Le séjour des morts engloutit ceux qui pèchent » Job 24 :19

    Les chrétiens n’y vont pas puisque leurs péchés ont été expiés par Jésus-Christ sur le Calvaire et qu’ils ont été effacés pour toujours : « Je ne me souviendrai plus de leurs péchés, dit le Seigneur ».

    Hébreux 10 :17

    Jésus lui-même a mentionné le séjour des morts, lorsqu’il a raconté l’histoire du riche et du pauvre Lazare. Il dit : « Le riche mourut et fut enseveli. Dans le séjour des morts, il leva les yeux ; et tandis qu’il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham et Lazare dans son sein ». Luc 16 :23

    Le riche était dans le séjour des morts qu’il appelle lieu de tourments (Luc 16 :28). Il y était, non pas parce qu’il avait été riche sur la terre, mais parce qu’il n’a avait pas pratiqué la loi royale : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » Jacques 2 :8, qu’il n’avait accordé à Lazare que les miettes qui tombaient de sa table couverte de mets en abondance.

    Le Christ met en parallèle le séjour des morts et les tourments dans ce récit du riche et de lazare.

    L’apocalypse, dernier livre de la Bible, est la révélation de Jésus-Christ à l’apôtre Jean. Il y est précisé que le séjour des morts et le Diable furent jetés dans l’étang de feu, lieu de tourments (Apocalypse 20 :10-14)

    LA GEHENNE

    Pour illustrer les tourments, Jésus a parlé de la Géhenne.

    La Géhenne, ou « Gé-hinnom », est l’une des vallées au pied des murs de Jérusalem. Elle aboutit près de Siloé. Il est probable que dans cette vallée on a adoré Moloch, auquel on sacrifiait des enfants, et Baal (2 Rois 23-10 – 2 Chroniques 28 : 2). Pour empêcher le retour de ces sinistres rites païens, Josias souilla ce lieu qui devint l’endroit où le feu consumait les détritus de la ville et les cadavres d’animaux.

    Géhenne est dans son acceptation eschatologique le lieu des châtiments après la mort. Jésus l’emploie comme image.

    « Celui qui dira à son frère : insensé, mérite d’être puni par le feu de la géhenne » Matthieu 5 :22

    « Craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne » Matthieu 10 :28

    « Comment échapperez-vous au châtiment de la géhenne ? » Matthieu 23 :33

    Il utilise également d’autres mots du langage courant pour mettre en évidence les tourments :

    « Le Fils de l’homme enverra ses anges qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l’iniquité et ils les jetteront dans la fournaise ardente où il y aura des pleurs et des grincements de dents ». Matthieu 13 :41 -42 et 50

    « Jetez-le dans les ténèbres du dehors où il y aura des pleurs et des grincements de dents ». Matthieu 22 :13 et 25 :30

    Une vie de tourments après la mort, nul être la désire. Pour y échapper, le Christ a montré la voie du Salut. Il a pris sur Lui le tourment, le Châtiment (Esaïe 53) à sa mort au calvaire. La Bible affirme à ceux qui croient en Lui qu’ils ne connaîtront pas la condamnation (Romains 8 :1) : « Il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ ». Seuls ceux qui ne croient pas seront condamnés. (Marc 16)

    Le Christ a dit la vérité. Sa Parole ne peut être mise en doute. Il y a un séjour des morts où le tourment existe. Mais il y a aussi un lieu de repos, de paix, de félicité.

     

    2. LE PARADIS

     

    Le mot Paradis n’existe qu’en trois passages du Nouveau Testament :

    « Aujourd’hui, je te le dis, tu seras avec moi dans le Paradis » (Luc 23 :43

    « Cet homme fut enlevé dans le Paradis » 2 Corinthiens 12 :4

    « À celui qui vaincra je donnerai à manger de l’arbre de vie qui est dans le Paradis de Dieu » Apoc. 2 :7

    L’ hébreu « paradis » dérive du vieux persans « païridaêza » et signifie « enclos » ou « jardin ». Il est aussi appelé « le sein d’Abraham ». Luc 16 :22

    Certains considèrent le « Paradis » comme le séjour temporaire des chrétiens, une place à part dans le troisième ciel, un lieu de repos dans l’attente de la résurrection.

    Ce qui importe n’est pas ce que l’on imagine, mais ce que la Bible dit de précis en ce qui concerne la vie des chrétiens dans l’au-delà, dans l’attente de la résurrection.

     

    OU VONT LES CHRETIENS AUSSITOT APRES LA MORT ?

     

    Le désir de connaître notre destinée dans l’autre monde est une curiosité légitime.

    L’apôtre Paul écrivait aux chrétiens de Thessalonique :

    « Je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous affligiez pas comme ceux qui n’ont pas d’espérance. » 1 Thessaloniciens 4 :13

    L’expression « ceux qui dorment » désigne les morts avec la notion de repos.

    « Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! Oui, dit l’Esprit, afin qu’ils se reposent de leurs travaux, car leurs oeuvres les suivent. » Apocalypse 14 :13

    Mourir dans le Seigneur c’est entrer dans le repos. Ce n’est pas un sommeil inconscient. Les morts qui meurent dans le Seigneur sont HEUREUX dès leur mort.

    Le chrétien comme l’incroyant subissent l’un et l’autre le même sort quant à la mort physique. Leurs corps retournent à la poussière et passent par le processus de la corruption.

    Ce qui meurt, c’est le corps. En ce sens, la mort est la cessation de la vie terrestre.

    Quant à l’âme, siège de la personnalité, elle se sépare du corps, s’en détache. Elle survit au corps.

    L’apôtre Jacques a écrit :

    « Le corps sans âme est mort » (Jacques 2 :26)

    Mais l’âme sans corps continue à vivre dans un autre monde, celui de l’invisible pour notre vue humaine.

    Il est matériellement impossible avec notre langage terrestre d’expliquer l’invisible, ce qui est immatériel, impalpable et infini.

    Cependant, la Bible contient quelques révélations suffisantes pour notre foi. Par elles nous recevons consolation et espérance.

    L’apôtre Paul a été « ravi jusqu’au troisième ciel, enlevé dans le paradis ». 1 Corinthiens 12 :2-4

    Il ne dit pas ce qu’il a vu. Il précise seulement qu’il a entendu des paroles ineffables. Il ne mentionne pas qui les a prononcées. Le langage humain, terrestre, étant incapable de traduire ces paroles, il n’en donne aucun détail.

    Nous savons seulement que cette révélation extraordinaire qualifiée par l’apôtre d’excellente, a été vécue par lui sans avoir conscience d’être avec ou sans son corps.

    Il est entré dans le Paradis et il dit que cette expérience a pu se faire « hors de son corps ». On appelle cela la « dé corporation », c’est-à-dire sortir du corps.

    À la mort, la personne sort de son corps et l’abandonne sur terre, tout comme le papillon aux ailes éclatantes sort de sa chrysalide et la laisse sur la terre pour s’envoler au soleil.

    Ce Paradis, ou troisième ciel, dans lequel l’apôtre Paul est allé, où est-il situé ? Est-il au-delà des centaines de milliers de galaxies en mouvement dans l’univers et constituées par des dizaines de milliers de systèmes planétaires ?

    Qui saurait en préciser l’endroit dans l’immense cosmos ? Ceci n’a que peu d’importance. L’essentiel est de savoir que nous y serons un jour et que le Christ l’habite.

    Après sa mort sur la croix, sa résurrection, son ascension, « Jésus est entré dans le sanctuaire qui n’a pas été fait de main d’homme ». Il est entré :

    « DANS LE CIEL MEME » Hébreux 9 :24

    Quand les apôtres assistaient à l’ascension de Jésus, deux anges leur apparurent et leur dire : »Ce Jésus que vous avez vu allant au ciel, reviendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel ». Actes 1 :11

    Oui, Jésus est allé au ciel.

    Dans le ciel, Il comparait pour nous devant la face de Dieu. Il intercède pour nous. (Romains 8)

    Par la foi, nous pouvons déjà y avoir accès dit la Bible :

    « Nous avons par le moyen du sang de Jésus une libre entrée dans le Sanctuaire, (là où le Christ est entré, c’est-à-dire dans le ciel même), par la route nouvelle et vivante – il n’y en a qu’une – qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire de sa chair. » Hébreux 10 :19-20.

    Par sa mort sur la croix, le Christ nous a ouvert l’entrée dans le ciel même ! Quelle grâce merveilleuse !

    Peu avant de mourir, Jésus dit à ses apôtres :

    « Je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi » (Jean 14 :3)

     

    Etre avec Lui et être LA OU IL EST, voilà ce que Jésus a promis à ses disciples.

    Serons-nous avec Lui aussitôt après la mort ?

    La réponse est affirmative. L’apôtre est formel quant à cette rencontre avec le Christ dès le départ de cette terre, dès que nous quittons notre corps, qu’il compare à une tente provisoire,

    « Si cette tente où nous habitons est détruite, (c’est-à-dire si la mort survient), nous avons dans le ciel un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’est pas faite de main d’homme. » 2 Corinthiens 5 :1

    L’apôtre dit très nettement que notre édifice est

    DANS LE CIEL

    Et non pas dans un lieu intermédiaire, dans une sorte de salle d’attente, appelée « purgatoire ».

    « Nous sommes pleins de confiance, ajoute-t-il, et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur. » 2 Corinthiens 5 :8

    Sa foi dans l’au-delà est telle qu’il s’exclame :

    « J’ai le désir de m’en aller et d’être AVEC CHRIST » Philippiens 1 :23

    M’en aller, dit l’apôtre. La mort est pour lui un départ pour une destination bénie et non pas un terminus, un anéantissement.

    S’en aller ! mais où ?

    « AUPRES DU SEIGNEUR, AVEC LE SEIGNEUR » affirme-t-il.

    Là où est le Seigneur, c’est LE CIEL. N’est-il pas écrit : « Jésus-Christ est à la droite de Dieu, depuis qu’il est allé AU CIEL » ? 1 Pierre 3 :22

    Donc, pas de doute possible, le chrétien qui quitte la terre laisse son corps ici-bas et son âme va AU CIEL, AVEC LE SEIGNEUR.

    Nous voilà clairement informés. C’est précis, c’est UNE CERTITUDE.

    Rien d’étonnant que l’apôtre Paul ait dit : » Christ est ma vie, LA MORT M’EST UN GAIN. » Philippiens 1 :22

    Sur cette terre, DANS notre corps, nous sommes « LOIN DU SEIGNEUR », dit-il (2 Corinthiens 5 :6). Voilà pourquoi la mort est pour lui un gain et qu’il préfère « QUITTER son corps pour DEMEURER auprès du Seigneur ». 2 Corinthiens 5 :8

    L’apôtre désirait s’en aller, mais il respectait la vie. Nul n’a le droit de la détruire : « Tu ne tueras pas » (Marc 10 :19), tel est le commandement de Dieu. À notre époque où l’on parle tant d’avortement, d’euthanasie, de suicide, il est important de rappeler que dès l’apparition de la vie et tant qu’elle est là, tuer ou se tuer est une atteinte à l’ordre divin. Le fait qu’en demeurant dans le corps nous soyons « loin » ne contredit pas la promesse de Christ d’être avec ses disciples chaque jour ici-bas, jusqu’à son retour (Matthieu 28 :20).

    Etre loin signifie simplement marcher par la foi, sans avoir accès à la présence VISIBLE de Christ, alors que cela sera une réalité dans le Ciel.

    « Nous gémissons dans cette tente, désirant revêtir notre DOMICILE CELESTE ». 2 Corinthiens 5 :2

     

    LA RESURRECTION

     

    Le mystère de la résurrection nous est révélé dans la Bible. Plusieurs textes lèvent le voile et nous en font découvrir la signification.

    Le mot résurrection a le sens de retour à la vie terrestre dans le cas des résurrections accomplies par le Seigneur Jésus lors de son ministère terrestre :

    1. La résurrection d’une jeune fille de douze ans, Thalitha (Luc 8 :55). Elle était à la maison.

    2. La résurrection d’un jeune homme, fils de la veuve de Naïn (Luc 7 :13-16). Il était dans le cercueil

    3. La résurrection de Lazare de Béthanie (Jean 11 :44). Il était dans le tombeau depuis 4 jours.

     

    Par ces résurrections, Jésus-Christ a démontré son pouvoir extraordinaire de redonner la vie, de faire revenir l’esprit dans le corps. Lorsque Jésus dit à Talitha « Lève-toi !», il est écrit que « son esprit revint en elle » Luc 8 :55

    Ces résurrections le furent pour une vie terrestre limitée puisque ces morts ressuscités moururent à nouveau.

    Il y a les résurrections qui ne sont pas le retour à la vie terrestre et dont Jésus a précisé les raisons : soit pour la vie éternelle, soit pour le Jugement (Jean 5 :24-29). « Il y aura une résurrection des justes et des injustes ». Actes 24 :15.

    La résurrection des chrétiens, « rendus justes par Jésus-Christ » (Romains 5 :19), aura lieu lors du retour de Jésus-Christ. Paul l’appelle la « hors-résurrection d’entre les morts ». (Traduction littérale du texte original de Philippiens 3 :11).

     

    LES MORTS EN CHRIST RESSUSCITERONT PREMIEREMENT

     

    « Dieu ramènera par Jésus et avec Lui ceux qui sont morts » 1 Thessaloniciens 4 :14

    Ceci se produira lors du retour de Christ, comme le précise l’apôtre Paul :

    « Voici en effet ce que nous vous déclarons d’après la parole du Seigneur : nous LES VIVANTS, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts…Le Seigneur lui-même descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants qui seront restés nous serons ENSEMBLE enlevés avec eux sur des nuées à la rencontre du Seigneur dans les airs ». 1 Thessaloniciens 4 :15-17.

    On peut s’imaginer aisément que ceux qui mourront juste avant le retour du Christ ressusciteront, soit sur leur lit, soit dans leur cercueil, soit dans la tombe, et qu’ils se joindront aux vivants pour monter à la rencontre du Seigneur. Mais comment peut se faire cette résurrection pour ceux qui sont morts il y a mille ou deux-mille ans ?

    - Comment feront-ils pour ressusciter, les chrétiens qui ont été dévorés par les lions ?

     

    Cette question était formulée par des étudiants dans un restaurant de la ville de Caen où mon camarade René Hébert et moi-même prenions de temps à autre notre repas, en 1941. Ils avaient remarqué notre recueillement pour l’action de grâce avant de prendre nos repas. Ils firent cette réflexion pour se moquer de nous et tenter de nous mettre dans l’embarras quant à notre foi.

    Ils étaient manifestement ignorants, comme tant d’autres, de ce qu’est la résurrection des croyants au retour de Christ.

    Il est effectivement facile de concevoir la résurrection de ceux qui sont dans les sépulcres, mais en ce qui concerne ceux qui ont été dévorés par les lions, ceux qui ont été brûlés sur des bûchers et dont les cendres ont été dispersées, ceux qui ont été désintégrés par la bombe atomique et dont on n’a pas retrouvé la trace, comment cela se fera-t-il ?

    Fort heureusement, la Bible apporte l’explication du mystère :

    « Quelqu’un dira : comment les morts ressuscitent-ils, et avec quel corps reviennent-ils ? » 1 Cor. 15 :35.

    Après avoir posé cette question que nous vous posons aussi, l’apôtre Paul apporte une réponse simple et claire :

    « Ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps qui naîtra…toute chair n’est pas la même chair : autre est la chair des hommes, autre celle des quadrupèdes, autre celle des oiseaux, autre celle des poissons… Il y a aussi des CORPS CELESTES et des corps terrestres…Ainsi en est-il de la résurrection, il est semé CORPS ANIMAL, il ressuscite CORPS SPIRITUEL » 1 Corinthiens 15 :37-44.

    La résurrection n’est pas le retour du corps mort à la vie terrestre, c’est LE CHANGEMENT DE CORPS LE REVETEMENT D’UN CORPS NOUVEAU, différent du premier quant à sa constitution. « De même que nous avons porté l’image du terrestre, nous porterons aussi l’image du céleste ». 1 Corinthiens 15 :49

    « Ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps qui naîtra ; c’est un simple grain de blé peut-être. » 1 Corinthiens 15 :37

    Ainsi en est-il de la résurrection !

    Si ici-bas on « vit et demeure dans la chair », comme le dit l’apôtre Paul (Philippiens 1 :22 et 24), il n’en est plus ainsi dans l’au-delà. Les morts en Christ vivent auprès du Seigneur dans l’attente du revêtement du CORPS CELESTE à l’heure de la résurrection.

    Dieu, qui a créé les 790.000 espèces animales et les milliards d’étoiles, est capable de nous former en un instant un autre corps.

    « Les morts ressusciteront premièrement « 1 Thessaloniciens 4 :16 . Etant donné que cela concerne TOUS LES CHRETIENS morts au cours des siècles depuis la mort du Christ au Calvaire, et qu’il n’est pas question de redonner vie terrestre à des corps morts, on à peine à imaginer comment se produira cette résurrection d’autant plus qu’il est écrit que les VIVANTS seront CHANGES pour qu’ensemble ils soient réunis sur les nuées du ciel. La résurrection des morts et le changement des vivants seront instantanés (1 Corinthiens 15 :52)

    La notion du temps et de la distance ne sera plus.

    Des élèves d’un Centre de Formation Biblique n’arrivaient pas à comprendre comment se ferait la rencontre sur des nuées de tous les chrétiens du monde entier alors que la terre est ronde. Je leur faisais remarquer que la terre a 40.000 km de circonférence tandis que la lumière parcourt 300.000 km à la seconde, et qu’un simple calcul permettait de comprendre que si les chrétiens étaient enlevés à cette vitesse, il suffirait d’un dixième de seconde pour assembler les milliards d’hommes et de femmes qui depuis près de 20 siècles constituent l’Eglise qui appartient à Christ.

    Le revêtement du corps nouveau sera si rapide qu’on ne peut le concevoir vraiment. Même nos vêtements d’ici-bas disparaîtront comme par enchantement, en un clin d’œil, pour être remplacés par un vêtement blanc.

    « Celui qui vaincra sera revêtu d’un vêtement blanc » Apocalypse 3 :5.

    « Ceux qui sont revêtus de vêtements blancs ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. » Apocalypse 7 :13-14

    « Et il a été donné à l’Epouse de l’Agneau de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur. » Apoc. 19-8 et 14.

    Les chrétiens qui sont déjà auprès du Seigneur et ceux qui sont sur terre se trouveront ensemble vêtus de blanc à une rapidité telle qu’elle défie toute imagination. Dieu qui a créé la lumière et qui est lumière n’est pas prisonnier ni du temps, ni de l’espace et Il accomplira ce miracle de la réunion de tous les rachetés.

    Ce sera une RENCONTRE INSTANTANEE des uns et des autres pour aller vers le Seigneur « dans les airs » (1 Thessaloniciens 4 :17).

    Les atomes et les molécules terrestres du corps (la chair et le sang qui ne peuvent hériter le Royaume de Dieu – 1 Corinthiens 15 :50) se désintègreront en un clin d’oeil et disparaîtront à jamais pour faire place à des corps nouveaux.

    Ce n’est pas le corps terrestre qui revivra, mais le terrestre mortel sera remplacé par le céleste immortel.

    Cela s’appelle LE CHANGEMENT ou LA TRANSFORMATION.

    « Notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur et Seigneur Jésus-Christ, qui TRANSFORMERA le corps de notre humiliation en le rendant SEMBLABLE au CORPS DE SA GLOIRE. » Philippiens 3 :20-21

    Tout comme le grain mort, vidé de sa vie, laisse la place à un grain neuf, ainsi la nature terrestre sera muée en une autre nature céleste, incorruptible, parfaite, comparable à celle du Christ lui-même.

    « Ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps qui naîtra, c’est un simple grain de blé peut-être, ou de quelque autre semence ; puis Dieu lui donne un corps COMME IL LUI PLAIT. » 1 Corinthiens 15 :37-38. Et Il lui plaît de nous donner un CORPS GLORIEUX semblable à celui de son Fils Jésus Ressuscité ! Quelle grâce !

    Jésus dit : « Ceux qui seront trouvés dignes d’avoir part au siècle à venir et à la résurrection des morts ne prendront ni femmes ni maris, car ils ne pourront plus mourir parce qu’ils seront semblables aux anges, et qu’ils seront fils de Dieu, étant fils de la résurrection. » Luc 20 :35-36

    A tous ceux qui croient en Jésus, il leur est donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu (Jean 1 :12), et ils auront part à cette résurrection au retour de Jésus-Christ, selon cette promesse :

    « Christ est ressuscité des morts, Il est les prémices de ceux qui sont morts…Tous revivront en Christ, chacun en son rang, Christ comme prémices, puis CEUX QUI APPARTIENNENT A CHRIST, lors de son avènement. 1 Corinthiens 14 :20-23.

     

    LA RESURRECTION DE JESUS-CHRIST

     

    La mort est LE PASSAGE qui s’ouvre pour le chrétien vers une autre VIE plus belle, dans une paix et un bonheur sans fin.

    LA RESURRECTION DE CHRIST EN EST LE GAGE.

    Le corps du Christ n’a pas connu la corruption (Actes 2 :27). Il a subi un changement, avec des propriétés nouvelles que nous ne pouvons expliquer.

    Sa transfiguration en était comme le prélude :

    « Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage changea, son vêtement devin d’une éclatante blancheur. Et voici deux hommes s’entretenaient avec lui : c’étaient Moïse et Elie qui apparaissant dans la gloire parlaient de son départ qu’il allait accomplir à Jérusalem. » Luc 9 :28

    Voilà un peu le voile soulevé pour nous faire comprendre que la vie continue après la mort et que le Christ dont le visage et le vêtement changèrent sur le Mont de la Transfiguration a triomphé de la mort.

    À sa résurrection, Il n’avait plus sa tunique qui avait été tirée au sort par les soldats sur le mont Golgotha. Il avait un nouveau vêtement. C’est là un mystère. Notre curiosité voudrait en savoir plus, mais il est vain de vouloir expliquer ce que la Bible n’explique pas. Ce qu’elle nous enseigne avec sobriété est suffisant pour donner à notre foi un solide fondement.

    L’Apocalypse le présente vêtu d’une longue robe et ayant une ceinture d’or sur la poitrine (Apocalypse 1 :13), et ensuite d’un vêtement teint de sang (Apocalypse 19 :13).

    « DIEU L’A RESSUSCITE, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle. » Actes 2 :24

    Après sa résurrection, son corps pouvait traverser la matière, apparaître et disparaître instantanément avec une rapidité extrême, échapper aux lois de la pesanteur.

    « les portes étant fermées, Jésus se présenta au milieu d’eux. » Jean 20 :19

    Son corps glorieux n’est limité ni par le temps ni par l’espace.

    « Il est APPARU à plus de 500 FRERES A LA FOIS. Ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. Après eux tous il m’est apparu à moi, comme à l’avorton », dit l’apôtre Paul dans 1 Corinthiens 15 : 6-8.

    Après cela, « le Seigneur fut enlevé au Ciel, et il s’assit à la droite de Dieu. » Marc 16 :19

    « Il est ressuscité, Il est à la droite de Dieu, et Il intercède pour nous » Romains 8 :34

    « Il s’est assis à la droite de la Majesté divine dans les lieux très hauts. » Hébreux 1 :3

    Christ est entré dans la mort pour en sortir et la vaincre.

    « IL A DETRUIT LA MORT » 2 Timothée 1 :10

    « PAR LA MORT, IL ANEANTIT CELUI QUI A LA PUISSANCE DE LA MORT. » Hébreux 2 :14-15

    MAIS « IL EST RELLEMENT RESSUSCITE » Luc 24 :34

    Sa victoire est la garantie de notre Salut, de notre résurrection et de notre entrée dans la vie éternelle avec Lui dans le Ciel.

    « S’il n’était pas ressuscité, notre foi serait vaine » 1 Corinthiens 15 :17

    Sa résurrection accrédite la Croix qui sauve le pêcheur. La Croix doit sa valeur à la résurrection.

     

    NOTRE DESTINEE DANS L’AU-DELA SE DECIDE ICI-BAS !

     

    Nous voici par la Bible placés devant les réalités de l’au-delà ! À nous de choisir :

    - soit le lieu de TOURMENTS, loin de Dieu,

    - soit le CIEL en la présence du Christ, près de Dieu.

     

    Notre sort éternel se décide ici-bas.

    Il y en a qui sont trop inconscients pour y penser, ou trop occupés.

    Il y a aussi ceux pour qui la mort est un sujet tabou ou qui en refusent la réalité. Ils disent : « ce sera toujours assez tôt pour s’y intéresser plus tard ! »

    Le « plus tard » ne nous appartiens pas. Le Christ nous a mis en garde en racontant en parabole l’histoire d’un homme riche qui avait fait une excellente récolte et qui se dit :

    « Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années ; repose-toi, mange, bois et te réjouis ». Mais Dieu dit : « Insensé, cette nuit même ton âme te

    sera redemandée… » Luc 12 :16-21

    « Personne n’est maître du jour de sa mort « . Ecclésiaste 8 :8

    Tout en sachant qu’il faut mourir, certains disent : « Pourquoi se gâter la joie de vivre par le chagrin de pensées grisâtres », et ils ont pour devise : « Mangeons, buvons,

    car demain nous mourrons ! » 1 Corinthiens 15 :32. Ils oublient qu’ »il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement. » Hébreux 9 :27

    La métempsychose, ou cycle de la réincarnation, n’est qu’une croyance imaginaire. La Bible est formelle : on meurt une seule fois. C’est donc avant la mort qu’il faut prendre la décision de croire en Christ et il n’y aura plus, face à la mort, des pensées grisâtres !

    Beaucoup tremblent à l’approche de la mort quand ils n’ont pas la foi, qu’ils soient pauvres ou riches, humbles ou grands. Voici quelques citations de savants et écrivains qui ont confessé leur angoisse :

    « J’appréhende beaucoup de mourir »

    « C’est atroce de mourir en pensant qu’on est passé à côté de sa vie… »

    « Je ne me réjouis pas à l’idée que tout va finir pour moi un jour ou l’autre. »

    Cette liste pourrait s’allonger. C’est triste de ne pas avoir d’espérance.

    Quel contraste entre ces paroles et celles de l’apôtre Paul qui dit :

    « La mort m’est un gain. J’ai le désir de m’en aller et d’être avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur. » Philippiens 1 :21-23

    Quelle grâce d’avoir la foi en Jésus-Christ, de recevoir par lui le pardon de nos fautes et la certitude d’être avec lui dans le Ciel après la mort.

    Mais « quelle espérance reste-t-il à l’impie quand Dieu coupe le fil de sa vie, quand il lui retire son âme ? » Job 27 :7.

     

    LES RELATIONS IMPOSSIBLES AVEC LES MORTS

     

    Au Portugal, un prêtre a eu la macabre idée de construire une chapelle avec quelques 5.000 squelettes ramassés dans les cimetières et les champs de bataille de la région d’Evora. Les colonnes sont faites de crânes superposés et les murs sont un mélange de plâtre et d’ossements. Cà et là des squelettes entiers, suspendus près de l’autel, vous donnent des frissons.

    Au fronton de l’Eglise sont inscrites des paroles qui nous rappellent la vie éphémère d’ici-bas :

    « Ce que vous êtes, c’est ce que nous avons été ; Ce que nous sommes, c’est ce que vous serez. »

    Les âmes ne restent pas près des ossements…Ce sont seulement les corps qui deviennent squelettes ! Les âmes ne deviennent pas non plus des fantômes hantant les cimetières puisque :

    « Les morts n’auront plus jamais aucune part à tout ce qui se fait sous le soleil. » Ecclésiaste 9 :6

    Pourtant, cette croyance dans les fantômes est encore très forte aujourd’hui, surtout chez les Tziganes. Ils craignent l’apparition du mort qu’ils appellent le « moulo ». Les récits et légendes ne manquent pas à propos de ces manifestations qui sont d’ordre démoniaque.

    La pratique de cérémonies ayant pour but d’entrer en relation avec les morts est en contradiction avec l’enseignement biblique. Prier les morts que l’on qualifie de « saints » ou prier pour les morts, ou célébrer des messes pour les âmes d’un purgatoire imaginaire, sont autant de pratiques condamnées par la Bible dont voici quelques références : Lévitique 19 :31, 20 :6 et 27 ; 1 Chroniques 10 :13 ; 2 Rois 23 :24.

    Depuis les temps anciens, il y a eu chez l’homme le désir d’entrer en relation avec les morts, mais en réalité, c’est avec les démons qu’entrent en contact ceux qui évoquent les morts.

    Moïse et les prophètes fulminèrent contre les évocateurs d’esprits et contre toutes les formes de Nécromancie ou interrogations des morts, pratique qui était en faveur chez les Egyptiens.

    Le culte des morts, la recherche d’une communication avec eux sont des portes ouvertes aux manifestations des esprits mauvais du monde des ténèbres. Les chrétiens éclairés par l’Evangile s’en tiennent à l’écart et n’en sont point victimes.

    « Si l’on vous dit : consultez ceux qui évoquent les morts et qui prédisent l’avenir… répondez : un peuple ne consultera-t-il pas son Dieu ? S’adressera-t-il aux morts en faveur des vivants ? À la loi et au témoignage ! Si l’on ne parle pas ainsi, il n’y aura pas d’aurore pour le peuple. » Esaïe 8 :19-20.

    L’homme voudrait percer le mystère de l’au-delà. Un docteur américain, Le Dr Moody R., a fait des recherches sur la vie après la mort. Il a rassemblé de nombreux témoignages de personnes qui, après une mort clinique, sont revenus à la vie peu après.

    Certains d’entre eux – des croyants – disent qu’étant sortis de leurs corps, ils ont eu une impression agréable de paix et de douceur et une rencontre avec un être de lumière ; d’autres se sont sentis emportés dans une sorte d’espace obscur, un vide noir. Plusieurs attestent avoir vu le déroulement vertigineux du film détaillé de leur vie passée, mais sont incapables de décrire cet au-delà avec les mots de notre langage. Etant donné qu’ils ne sont pas morts définitivement, leurs récits ne peuvent pas concerner les réalités dont la Bible nous parle, mais prouvent seulement que, lorsque le corps a cessé de vivre, l’être humain continue d’exister sans son enveloppe corporelle.

     

    « Son âme est en lui » , disait l’apôtre Paul en prenant dans ses bras le jeune homme tombé du troisième étage (Actes 20 :10)

    Ceci prouve que lorsqu’on est mort, l’âme n’est plus dans le corps. Elle entre dans le monde invisible et elle va, soit vers la lumière, soit vers les ténèbres. Les morts ne peuvent continuer d’exister que dans le lieu de tourments ou dans le ciel même auprès du Christ, selon la Bible.

    Essayer d’entrer en rapport avec les esprits des morts, c’est s’aventurer dans le monde des esprits méchants dont nous parle l’apôtre Paul dans Ephésiens 6 :12 : « nous avons à lutter contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. »

    Les âmes parties auprès du Seigneur ne peuvent pas intervenir en faveur des vivants.

    Un jour je fus appelé à venir auprès d’un fidèle chrétien âgé de 75 ans et qui allait mourir. Je m’approchai de son lit pour prier avec lui quand tout à coup il me dit : « Chut ! ». Je me penchai vers lui et je l’entendis murmurer doucement : « Un ange m’appelle par mon nom ». Ses regards voyaient déjà un autre monde et très paisiblement il laissa échapper le dernier soupir.

    L’âme du croyant va auprès du Seigneur, parfois emmené par les anges, comme dans le cas du pauvre Lazare : « Le pauvre Lazare mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d’Abraham. » Luc 16 :22.

    Dans ce texte du récit du mauvais riche et du pauvre Lazare, jésus dit très clairement que les morts ne peuvent entrer en relation avec les vivants que s’ils ressuscitent, et pas autrement ! Le riche dit : « Si quelqu’un des morts va vers eux, ils se repentiront. Et Abraham lu dit : « s’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait ; » Luc 16 :31

     

    VIVRE MALGRE LA MORT

     

    « Celui qui croit en Moi vivra, quand même il serait mort », dit Jésus (Jean 11 :25)

    Vivre avec Lui dans le Ciel où il se trouve à la droite de Dieu, et cela après la mort du corps, voilà ce que veut dire Jésus. La personnalité ne disparaît pas quand le corps cesse de vivre. Elle restera reconnaissable.

    Lors de la transfiguration, Jésus s’entretenait avec Elie et Moïse. Dans le Ciel nous serons à table avec LES PATRIARCHES !

    « Plusieurs, dit Jésus, viendront de l’Orient et de l’Occident et seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des Cieux » Matthieu 8 :11. Nous pouvons y ajouter tous les rachetés, tous nos bien-aimés morts dans la foi en Jésus-Christ. Ensemble nous participerons aux « Noces de l’Agneau » Apocalypse 19 :7.

    « Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants, car pour Lui TOUS SONT VIVANTS ; » Luc 20 :38

     

    Oui, tous sont vivants au-delà de la mort.

    Assurément, il y a une vie après la mort.

    Quelle sera la vôtre ?

    Vie de tourments, loin de Dieu,

    Ou vie de bonheur ineffable avec Christ dans le Ciel même ?

    Quand on a la foi en Jésus, ON SAIT que l’on est sauvé. On a la vie éternelle. (1 Jean 5 :13).

    La mort n’effraie plus.

    Le chrétien sait que pour lui ce n’est qu’un passage dans un autre monde où tout est paix, calme, tranquillité, repos, tout y est merveilleux. Il y verra et entendra le Seigneur.

    Le Ciel, dans sa beauté et sa splendeur, nous ne pouvons pas le comprendre par le moyen de notre langage ni le situer dans l’Univers infini. Ce Ciel et cependant aussi réel que les ondes invisibles qui transmettent le son et les images que l’homme est parvenu à capter ; aussi réel que la vitesse de la lumière transformée en laser ; aussi réel que l’énergie nucléaire dont l’homme a découvert une infime partie.

    Au printemps, je regardais dans mon jardin l’éclosion des tulipes qui passaient du vert au jaune ou au rouge, la poussée des clochettes blanches du muguet, la splendeur des couleurs des pensées, puis des iris, des roses…J’admirais la beauté de la création, la puissance et la science de Dieu et je me disais : Dieu qui fait de si belles fleurs saura nous donner un corps glorieux, de toute beauté et de toute pureté. Il pourra changer le terrestre affligé de bien des maux, usé par l’âge, en un corps parfait, car TOUT lui est possible.

    En un instant, le Seigneur pourra nous transformer ainsi et nous transporter en sa présence à une vitesse plus rapide que celle de la lumière, car pour Lui le temps n’existe pas, « Il est, Il était, Il vient. Il est VIVANT AUX SIECLES DES SIECLES ; » Apocalypse 1 :8 et 18.

    Que ce sera beau de servir le Seigneur dans un corps nouveau et de voir tous les rachetés dans la présence du Seigneur !

    Il est vrai que la séparation est pénible lorsqu’il faut quitter cette terre et y laisser dans le chagrin son mari, son épouse, ses enfants, ses parents ou ses amis, car des liens d’affection se sont tissés au cours des mois et des années. Le Christ Lui-même devant le tombeau de Lazare a pleuré avec Marthe et Marie.

    « Pleurez avec ceux qui pleurent. » romains 12 :15

     

    Mais le jour est proche où Jésus reviendra et nous emmènera tous dans le Ciel, et là, « Dieu essuiera toute larme, et LA MORT NE SERA PLUS, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur. » Apocalypse 21 :4

     

     

     

     

     

    UN PAUVRE LAZARE DU XXe SIECLE

     

    Le clochard de Bar-le-Duc

     

    Dans la ville de Bar-le-Duc, dans l’Est de la France, l’évangéliste Gilbert Ringenbach est allé de rue en rue et de maison en maison parler du Seigneur. Il y a rencontré un pauvre malheureux clochard.

    Son affection, son cœur ouvert, sa parole chaude, le message de grâce qu’il apportait, tout cela bouleversa le cœur de l’homme abandonné à son triste sort, sans famille et sans amis.

    Le récit qu’il nous transmet est un encouragement à aller vers les perdus, même les plus déshérités de la terre pour leur parler de Jésus, et un avertissement à croire au Christ avant que la mort les surprenne.

    - pardon, monsieur, où habite le père Mangin, s’il vous plaît ? Intrigué, l’homme pointe du doigt l’endroit approximatif de la demeure du vieillard :

    - « C’est là-bas, la maison avant le bistro. »

     

    Là-bas, des enfants s’amusent. – Eh ! Petiot, le père Mangin, c’est ici ?

    Ils me conduisent dans le couloir, me désignent une porte et se sauvent en courant.

    Je frappe. Une voix rauque répond : Entrez !

    J’ouvre. Aussitôt, l’atmosphère change. Une immense misère est là devant moi.

    Mon cœur se serre.

    Le Père Mangin ! Il est là, dans l’ombre, assis sur un lit comme il y en a dans les cachots : quelques planches et une paillasse trouée de part en part. Des pantalons crasseux et des vieilles vestes déchirées lui servent de couvertures. Un chien est couché dessus.

    Des toiles d’araignées pendent aux murs et au plafond. Les vitres, devenues brunes par la fumée de l’âtre ne laisse plus entrer la lumière du jour. Des mégots desséchés sont collés sur un coin de la table près d’un verre rougi par la lie de vin. L’atmosphère est un mélange d’odeurs de tabac, de vin, de moisi et d’humidité.

    J’ai envie d’embrasser ce pauvre vieux qui me regarde avec quelque méfiance.

    Les poils de barbe sont mêlés à la crasse sur ce visage ridé. Ses cheveux gris sont en désordre. Parfois, il se gratte le corps, visiblement gêné.

    - « Qu’est-ce que vous voulez ? ». – « Je viens de la part de quelqu’un qui vous aime ! »

    Il s’étonne un peu, le père Mangin ! A part son chien, qui pouvait bien l’aimer ?

     

    Les gens le regardaient soit avec dédain, soit avec dégoût, soit avec une pitié stérile. Peut-être quelqu’un lui a-t-il fait quelque bien ? En tout cas le vieillard est seul dans sa misère et son péché.

    - « Dieu m’envoie vers vous, grand-père, Il vous aime… »

     

    Très vite des larmes se frayent un chemin sur sa barbe crasseuse.

    Il pleure doucement en écoutant la Parole de Dieu, puis sanglote.

    Je revins le lendemain. Que s’est-il passé ?

    Le père Mangin est rasé, lavé, et même, il a fait reluire les souliers que je lui avait apportés la veille. Et puis voici un pantalon, une chemise, une cravate, une veste ! Le voilà tout neuf pour venir aux réunions. Les gens de Bar-le-Duc se retournent sur son passage. C’est un miracle qui passe dans les rues ! Il boit la Parole de Dieu, il pleure à chaque réunion. Ce sont les larmes d’un nouveau-né. Jésus vient de s’installer dans son cœur. Tout un passé vient de disparaître. Une vie nouvelle, la vie éternelle, est entrée dans son âme !

    Mangin, le clochard crasseux, l’ivrogne méprisé, était devenu un élu de Dieu.

    Personne ne le savait !

    À l’hôpital, un chrétien, penché sur lui, lui parle encore de Jésus. Des larmes coulent doucement. Le père Mangin ne laisse tomber à terre aucune parole.

    Un grand bonheur inonde son âme que Jésus va bientôt enlever au Ciel.

    Il a vécu quinze jours avec Jésus ici-bas.

    Comme le pauvre Lazare, après avoir eu les maux pendant sa vie,le père Mangin est enfin consolé auprès du Seigneur.

    Comme Lui, « crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé » (Actes 16 :31) et après la mort tu vivras au Ciel avec Jésus.

     

    Jésus-Christ A détruit LA MORT Et a mis en évidence LA VIE Et l’immortalité Par l’Evangile.

    2 Timothée 1 :10

     

    TABLE DES MATIERES

    La mort s’est étendue à tous les hommes……………………….

    Qu’est-ce que la mort………………….

    Qu’y a-t-il donc de l’autre côté ?...................

    Le séjour des morts et les tourments………….

    La géhenne………...

    Le paradis…………

    Où vont les chrétiens aussitôt après la mort ?........

    La résurrection………….

    La résurrection de Jésus-Christ……….

    Notre destinée dans l’au-delà……………

    Les relations impossibles avec les morts………….

    Vivre malgré la mort………….

    Un pauvre Lazare du XXe siècle……………..

    …/…

     

    Le Film de la VIE

    Tel un film rapide, la vie se déroule pour nous, trop vite, sans qu’il soit possible de retenir un instant la fuite des jours. Et cependant, dans les quelques années qui séparent le berceau de la tombe, se joue notre sort éternel. Y as-tu déjà pensé ?

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    « Souviens-toi de ton Créateur, avant que s’obscurcissent le Soleil et la Lumière…car l’homme s’en va vers sa demeure éternelle…avant que la poussière retourne à la terre, comme elle y était, et que l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné. » (Ecclésiaste 12 :3-9)